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Dans un jardin. Un hommage au Déjeuner sur l'herbe et au jardin de Monet à Giverny
Batho Claude ; Bélégou Jean-Claude ; Broyer Anne-L
FILIGRANES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782350461939
Diplômée de photographie à l'Ecole des arts appliqués de Paris en 1956. Claude Batho s'impose au début des années 80 à travers d'importantes expositions au Musée Niépce de Chalon-sur-Saône, à la Galerie du Château-d'Eau de Toulouse. puis au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris. Toujours en noir et blanc, ses oeuvres sont d'une rare intensité, arrêts du temps sur des moments de vie que la photographie transfigure de par sa sensibilité et sa lumière. Et si Claude Batho s'attache à ce qui lui est le plus proche, comme ses enfants ou sa maison, elle le fait selon une mise à distance presque littéraire ou poétique. "Rêve à Giverny" a été réalisé dans le jardin de Monet en octobre 1980, peu de temps avant le décès de l'artiste. en compagnie de toute sa famille qui apparait clans l'image de façon fugace ou fantomatique. Le format carré des tirages a été volontairement choisi par l'artiste afin de provoquer une sorte de précipité de sensations à la surface et dans le cadre de l'image. à l'instar de Monet dans ses tableaux. Après des études d'histoire de l'art à l'université de Lyon II, Anne-Lise Broyer intègre l'Ecole nationale supérieure des arts décoratifs de Paris. Ces études l'amènent à s'interroger sur les relations qu'entretiennent l'image et la littérature, la photographie et le livre d'artiste. la représentation et ses modes de monstration. Toutes les séries de l'artiste ont ainsi en commun la trame d'un texte, d'un récit, d'un roman qu'elle aura lu et mémorisé, retenu autant qu'habité, cette expérience de lectrice se confondant bien souvent avec celle de photographe qui la prolonge. "Ce qui au fonda déclenché et déclenche encore chez moi l'acte créatif, c'est la retranscription d'un bouleversement plus ou moins ancien provoqué parla lecture." Deux des images présentées, réalisées à Giverny en 1996, sont extraites d'une série intitulée "Au Roi du bois", d'après le livre éponyme de Pierre Michon et "Le Coupable" de Georges Bataille. "A la recherche du Roi du bois. figure antique et littéraire. une suite de"paysages minuscules"de"paysages minutieux". un herbier de lieux-dits et"tus", de lieux déjà vus, déjà lus." La troisième, qui les complète, a été provoquée parle projet de l'exposition "Dans un Jardin" et une nouvelle visite au jardin de Monet en 2009. D'abord professeur de philosophie. Jean-Claude Bélégou se consacre à partir de 1970 à un travail de création plastique qui sera très vite remarqué. En 1986, avec les artistes Yves Trémorin et Florence Chevallier, il participe à la création du groupe "Noir Limite" qui sera dissous en 1993. Bien qu'extrêmement construite et intellectualisée. presque scénarisée, l'oeuvre photographique de Jean-Claude Bélégou est surtout empreinte de sensualité et de ce côté charnel et désirant lié au "corps à corps". Son "Déjeuner sur l'herbe" a été réalisé dans le jardin de l'artiste en 2001. C'est une série sur la chaleur et la lumière. le bonheur de la vie et la jouissance de la chair. Autour d'un pique-nique improvisé entre le photographe et trois modèles féminins s'articulent ainsi diverses scènes particulièrement oisives ou hédonistes: sieste, lecture et autres rafraichissements d'eau. Après des études d'histoire et de littérature française, Marie José Burki a suivi l'enseignement de l'Ecole supérieure d'arts visuels de Genève. Son travail s'attache principalement à notre relation à l'image. fixe ou mobile, et à la capacité de celle-ci à retranscrire ou à restituer la façon dont nous habitons et vivons le monde aujourd'hui. Installations vidéo ou suites de photographies sont autant de procédés plastiques que l'artiste manipule pour mieux déconstruire les relations entre mots et images. regards et comportements. Structures narratives et jeux de langage sont ainsi convoqués pour des oeuvres d'une très grande simplicité formelle: la neutralité des images ainsi que leurs aspects répétitifs contribuant, par leur sobriété mime, à faire jaillir le sens et l'émotion. Marie José Burki a réalisé spécialement pour l'exposition "Dans un Jardin" une oeuvre constituée d'un film et de cinq photographies de même format qui s'inscrit dans la série "De nos jours" inaugurée en 2003. Les photographies tentent de fixer le temps, le mouvement de la caméra vidéo rend perceptible sa fuite.
Nombre de pages
93
Date de parution
17/06/2010
Poids
536g
Largeur
210mm
Plus d'informations
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EAN
9782350461939
Titre
Dans un jardin. Un hommage au Déjeuner sur l'herbe et au jardin de Monet à Giverny
Auteur
Batho Claude ; Bélégou Jean-Claude ; Broyer Anne-L
Editeur
FILIGRANES
Largeur
210
Poids
536
Date de parution
20100617
Nombre de pages
93,00 €
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Claude Batho a séjourné régulièrement dans le village de Héry-sur-Ugine. De 1956 jusqu'en 1981, elle s'est attachée à relater l'existence rude et authentique des habitants et paysans de Savoie sur les pentes du Mont Charvin. Ainsi se sont nouées des relations, constituées des amitiés que révèlent ses photographies. En manifestant la présence sensible d'une nature et d'un quotidien partagés, s'est constituée la mémoire d'une génération qui fut proche, et aimée.
Résumé : En deux décennies, Claude Batho a produit une oeuvre d'une rare sincérité. Opérant dans le cadre circonscrit de son univers familial, la photographe a patiemment construit sa photographie à l'abri des regards. Sous son objectif se déclinent les mille et une variations d'une poésie du quotidien : une lumière de fin d'après-midi, un coin de cheminée, un enfant qui s'ennuie. Alors que les femmes photographes font l'objet ces deux dernières années d'une relecture et d'une (re) mise en valeur, l'oeuvre de Claude Batho est encore méconnue. Pour en saisir toute la complexité, il nous faut plonger dans l'intimité de son univers qui décrit tout autant sa condition de femme - épouse et mère - à une époque où le féminisme voit le jour que son combat quotidien avec le temps qui passe, hélas trop vite pour elle. Mais la puissance de son oeuvre réside également dans son acharnement à percer un certain mystère de la photographie. Réalisé avec la participation de son mari John Batho, ce livre voit le jour grâce au soutien de la Médiathèque du Patrimoine et de la Photographie qui accueille aujourd'hui son archive. Dès son plus jeune âge, Claude Batho dessine et peint. En 1950, elle est admise à l'Ecole supérieure des arts appliqués Duperré à Paris. C'est grâce à son père qui lui offre son premier appareil photo qu'elle vient à la photographie. Elle se spécialise dans la reproduction documentaire aux Archives nationales de France, où elle rencontre son mari John Batho, lui- même photographe. En 1975, elle réalise un portfolio intitulé Portraits d'enfants, dont les modèles sont Marie-Angèle et Delphine, leurs deux filles. Cet ensemble permet à la photographe d'affirmer un style empreint de sensibilité dans des photographies en noir et blanc au thème classique. En 1977, elle expose une sélection d'images à la galerie Agathe Gaillard à Paris et acquiert une notoriété grâce au livre qu'Antoinette Fouque, directrice des Editions des femmes, lui propose de publier : Le Moment des choses (1977). Atteinte d'un cancer, la photographe décède en 1981. Une exposition organisée au Musée d'art moderne de la ville de Paris lui rend hommage l'année suivante.
L'oeuvre de John Batho (né en 1939) nécessite de voir au-delàde l'apparente simplicité de ses images. Le photographe mène depuis plus decinquante ans une observation minutieuse du monde qui l'entoure. Comme un enfantqui découvrirait à chaque instant la richesse des couleurs et des effets de lalumière, John Batho - fasciné par le pouvoir de captation de l'appareil photo -tente de retenir la présence physique de son environnement immédiat. C'est dansl'intimité de sa Normandie natale qu'il réalise ses premières photographies en1961. Tout entier disposé à la poésie des choses simples, son regard se pose surles détails qui suscitent en lui une émotion : un pull rouge se détachant sur unciel bleu, des oranges posées sur une table de la même couleur, les teintesdélicates d'un mur coloré de Burano. Progressivement, cetteapproche photographique va affirmer sa propre langue. A rebours de sescontemporains français pour qui photographie d'auteur rime avec noir et blanc, John Batho va explorer les multiples enjeux de la photographie couleur. Uneobservation simple s'impose à luiA : " Il y a un effet de la couleur parcontamination. Vous mettez une image en couleurs à côté d'une autre et il sepasse des interactionsA " constate-t-il. Passant de la diapositive Kodachrome autirage Fresson, du Cibachrome à l'impression numérique jet d'encre, John Bathoaime explorer de nouveaux territoires. " Dès mes premiers travaux, j'ai comprisl'importance des procédés et des supports restituant l'image photographique, surtout lorsque celle-ci est en couleur, car la perception de l'image et de sescouleurs est déterminée par le matériau d'inscription. A " La modernité de sonoeuvre se loge précisément ici, dans sa capacité à interroger sans cesse lanature profonde et la présence de la photographie. JohnBatho est né en Normandie en 1939. Il commence à photographier en 1961. A partirde 1963, il entreprend une recherche dont le résultat fera apparaître une visionpersonnelle de la couleur. Suivront de nombreuses expositions qui assureront àson travail une diffusion internationale. De 1983 à 1990, John Batho est chargéde cours à l'Université Paris VIII. De 1992 à 2001, il enseigne à l'EcoleNationale Supérieure d'Art de Dijon. Ses oeuvres sont présentes dans denombreuses collections publiques et privées en France et à l'étranger.
Le bonheur tue est un projet artistique né de la nécessité de transformer des photographies de presse illustrant différentes périodes de l'histoire du Liban. La double explosion du port de Beyrouth, en 2020, a ravivé la douleur et l'angoisse de tout un peuple, ranimant les traumatismes d'un pays régulièrement meurtri. L'artiste, ayant grandi en tentant de fuir ces "images fantômes" , cherche désormais à se les réapproprier en coloriant et en manipulant ces clichés, pour mieux comprendre et exorciser les souffrances du passé. A travers une approche mêlant images d'Epinal et photos de guerre, l'oeuvre questionne l'éternel retour du traumatisme, révélant des motifs récurrents tels que la fuite, le cri ou la détresse. Loin de la recherche du spectaculaire, l'artiste privilégie une sélection subjective de photos qui, par leur mise en dialogue et leur dimension universelle, deviennent des archétypes de la tragédie humaine. Grâce à la coloration et au photomontage, plusieurs strates temporelles et symboliques s'entrelacent, confrontant la mémoire individuelle et collective. Ce projet souligne la difficulté d'apprivoiser la douleur psychique et met en lumière la dualité des Libanais oscillant entre fierté et autodétestation, face à un pays où la beauté et le chaos coexistent.
Dans ce livre, Jean-Claude Delalande propose une série de photographies en noir et blanc, véritables scènes de vie domestique soigneusement mises en scène. A travers ces saynètes sobres mais expressives, le photographe explore la relation de couple moderne, souvent marquée par la solitude, la tension et une tendresse discrète. Il s'y met lui-même en scène, accompagné de son épouse ou de sa famille, dans des décors familiers - maisons de vacances empruntées ou louées - où chaque détail est pensé, jusqu'à l'accessoire le plus anodin. Son approche narrative rappelle celle des bons romans : l'image devient un chapitre, l'ensemble une chronique douce-amère sur les liens humains. Loin de l'humour facile, Delalande joue avec une ironie subtile et une mise en scène précise, à la manière d'un théâtre photographique. Son style visuel, influencé par le cinéma des années 1960, combine grande rigueur technique, lumière travaillée et profondeur de champ maîtrisée. Comparé à Anna et Bernhard Blume ou Duane Michals, Delalande trace pourtant une voie personnelle, cérébrale et discrète. Il produit sans souci de notoriété, mais avec exigence. Son oeuvre, saluée par plusieurs concours, semble prête à rencontrer le public, même si lui continue de cultiver, à la manière de Kafka, la richesse d'une pratique artistique en marge.
DAMI est un voyage intime, poétique et sensoriel signé SMITH, artiste plasticien et chercheur, dont l'oeuvre explore les liens entre visible et invisible, humain et non-humain, matière et esprit. Réalisé dans le cadre de la résidence photographique INSTANTS au Château Palmer, ce nouveau projet puise à la fois dans l'histoire familiale de l'artiste et dans une enquête plus vaste sur nos racines, nos croyances et notre rapport au vivant. Par un concours de coïncidences presque magiques, SMITH découvre que ses grands-parents maternels se sont rencontrés précisément là où il est invité en résidence. Ces révélations deviennent les déclencheurs d'une recherche à la fois psycho-géographique et visionnaire, nourrie par l'écoute du territoire, la transe, le rêve et les visions inspirées par les plantes-maîtresses. Mêlant photographie, sculpture, thermogrammes et écritures sensibles, DAMI est une traversée de la mémoire et des éléments : de la vigne au compost, du bois brûlé aux corps en métamorphose, l'ouvrage célèbre l'unité fragile du vivant. Entre enquête, hommage et expérience sensorielle, DAMI s'impose comme une oeuvre singulière, traversée par l'intuition, les fantômes, les racines - et par une foi discrète en ce que le monde a encore à nous révéler.
Deauville, dont l?identité est multiple et complexe, s?est prêtée, depuis sa fondation en 1860, au jeu des regards et des réappropriations. Tour à tour, les premiers photographes, les reporters de la presse illustrée, les grands auteurs des années 1930 et 1950, nombre de photographes de Magnum, et les plus grands photographes de mode ont investi et restitué Deauville avec la curiosité, l?attention et l?écoute qui permettent d?être inspiré et créatif. Avec Planche(s) Contact, festival de créations photographiques créé en 2010, Lise Sarfati, Charles Fréger, Massimo Vitali, Filip Dujardin, Meffre & Marchand, Paolo Roversi, Sarah Moon, Kishin Shinoyama, Lars Turnbjörk, Harry Gruyaert, Philippe Ramette? ont été invités, sous forme de commandes photographiques du festival, à photographier une part de la ville, une part de Deauville. Cinq ans après sa création, Planche(s) Contact s?affirme en 2015 comme le principal festival photographique d?une Normandie qui a joué un rôle essentiel dans l?histoire de la photographie, comme elle l?a joué quelques années auparavant dans l?histoire de l?impressionnisme. Cette sixième édition de Planche(s) Contact, en proposant une trentaine d?expositions en libre accès, s?affirme désormais comme un rendez-vous majeur et créatif, rassembleur et festif, pour célébrer la photographie en Normandie.