Comment je me suis fait plaquer... Et autres histoires d'amours extras et ordinaires
BASTIEN VIVES/CAUT
DUPUIS
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EAN :9782800151984
Biographie de l'auteur Dessinateur - Scénariste France, 11 février 1984 Son père, Jean-Marie Vivès, travaille comme peintre illustrateur et photographe ; sa mère officie quant à elle au sein de Passe-Murailles, une société spécialisée dans les décors cinématographiques. La vocation artistique de Bastien Vivès semble, presque, toute tracée. Tout en menant de solides études spécialisées (il fréquente tour à tour un lycée technique de dessin, l'école supérieure d'arts graphiques Penninghen, à paris), et, toujours dans la capitale, la section animation des Gobelins, le jeune homme adopte le pseudonyme de Bastien Chanmax et imagine Poungi, un pingouin rappeur, mal dégrossi et misogyne. Après une publication sur internet (accessible un temps sur bkcrew), Danger public, une filiale des éditions de Tournon, en propose deux recueils en 2006. « Elle(s) », publié cette fois sous son véritable nom, inaugure, en 2007, la collection « KSTR » des éditions Casterman. Succès d'estime. On y croise Alice et Charlotte, deux jeunes filles plutôt jolies, un peu perdues. Nonobstant la couverture un brin racoleuse, le lecteur retient surtout la justesse de ton. L'année suivante, Vivès inaugure la Boucherie, une tranche de vie débitée chez Warum. Pour « KSTR », il conçoit « Hollywood Jan », en tandem avec Michaël Sanlaville, ou l'histoire d'un adolescent en quête de reconnaissance, puis « le Goût du chlore », que d'aucuns saluent comme un ouvrage majeur. Le Festival international de la bande dessinée d'Angoulême ne s'y trompe pas et, après l'avoir intégré dans sa sélection officielle, lui décerne, en 2009, le prix Essentiel Révélation. Sur fond de décor minimaliste (une simple piscine), un jeune garçon, timide et gauche, se lie avec une ancienne championne de natation. Vivès joue ici sur le registre pudique. En 2009, en collaboration avec Alexis de Raphalis, il cosigne « Juju Mimi Gégé Chacha », un album chez Ankama. Avec « Dans mes yeux », l'auteur innove une fois de plus. Côté forme, l'auteur abandonne pour un temps sa palette graphique et travaille essentiellement aux crayons de couleur. Côté narratif, l'auteur mène son récit en caméra subjective, décrit, là-encore, une lente entreprise de séduction. Fin 2009, toujours pour « KSTR », il se lance dans « Amitié étroite ». De nouveau pour Casterman, mais cette fois pour la collection « Ecritures », il dessine « Une nuit d'été dans le sud de la France », un récit intégré dans le collectif « Quelques jours en France ». On peut également consulter à profit bastienvives.blogspot.com, son journal numérique. Encore inconnu au milieu des années 2000, Bastien Vivès se positionne désormais parmi les auteurs les plus prometteurs, les plus ambitieux de sa génération. Copyright : Dictionnaire mondial de la BD par Patrick Gaumer, Editions Larousse, 2011.Né en 1991, Vincent Caut est tombé, à treize ans et par hasard, sur un blog BD. Luimême fan de bandes dessinées, il se prend au jeu et décide de se lancer lui aussi dans l'aventure de la BD sur internet. Il reçoit en 2009 le Grand Prix Jeune Espoir Talent, et le Second Prix Révélation Blog au Festival de la Bande Dessinée d'Angoulême. Il publie alors son premier album, "Le Trésor de l'Île Mokoko", aux éditions Diantre !. Il suit actuellement des études d'illustration à l'école Estienne et en profite pour multiplier les expérimentations graphiques, comme on peut le voir sur son blog.Après un cursus secondaire au lycée public Alphonse Daudet de Nîmes, Thomas Cadène poursuit des études de Droit. Navigant entre le droit et le marketing, il s'essaye par hasard (dit-il) à la bande dessinée, comme dessinateur et scénariste. Il co-fonde entretemps avec Sébastien Vassant le Plus Petit et Plus Informel Festival de Bandes Dessinées du Monde, dont la première édition a eu lieu à Langlade en juin 2009. En mars 2010, en pleine tempête médiatique autour des droits numériques, il lance le web-feuilleton "Les Autres Gens" qui est aussi devenu un livre un an plus tard...Lorsque petite Lucile répète "Plus tard, je dessinerai des bd", sa famille l'encourage : "C'est bien, c'est bien". Mais soudain, tout bascule. Par un jour ténébreux d'orientation scolaire, les parents se fâchent : " La plaisanterie a assezduré, passe ton bac ». Bac obtenu, elle entre en classe prépa pour Normale Sup, puis, à l'ENSAAMA Olivier de Serres. Une fois diplômée, elle devient graphiste free-lance, illustratrice ici et là, ainsi que plein d'autres bidules-trucs qui n'ont rien à voir. Elle enchaîne les petits boulots, puis décide, avant que les petits boulots ne l'enchaînent, de reprendre "la plaisanterie". Avec son amie Karine Bernadou, elle monte alors le webzine Desseins. Très vite, on lui propose de faire de son histoire en ligne, un vrai album papier. Voilà comment Lucile a fait un premier pas dans le monde de la bande dessinée, et a finalement vu sa plaisanterie devenir un métier.Né le 27 mai 1980 à Nîmes. Deux mois après, il arrive à Paris et n'en bougera plus. Il étudie à l'École Estienne (bac arts appliqués puis diplôme d'illustration). Il travaille ensuite dans un studio d'animation, une maison d'édition et il est aujourd'hui graphiste. En 2004, il crée avec Piano, AK, Pipof, Singeon et d'autres dessinateurs de petite vertu, le blog dessiné Club Yaourt. À l'initiative de quelques-uns d'entre eux, sont publiés Les Gençaves 1&2, des revues de bandes dessinées. Depuis le mois d'avril 2007, il a son propre blog où il continue de montrer ses dessins à qui veut bien les voir.Né en 1979, Julien Brachhammer a grandi à Achères dans les Yvelines – ville connue pour être la 2e station d'épuration au monde derrière Chicago. Voilà probablement pourquoi, pour s'aérer l'esprit, il décide ensuite de suivre des cours d'Histoire de l'Art à l'université de Nanterre, et y développe son intérêt pour Glen Baxter, Eggleston et Emmanuel Bove. Pas assez doué pour être dessinateur, il se met à la photographie. Lorsqu'elles ne sont pas exposées ou diffusées par l'agence Getty Images, Julien recycle ses photos en les sous-titrant avec de curieux morceaux d'histoires dans une sorte de blog intitulé "En tranches (et sans la croûte)". Il vit actuellement à Rouen et travaille à Paris. ":-(" est son premier scénario publié.Capucine est née à Paris en 1977. Après un BAC A2 (lettres-langues), elle souhaite entrer aux arts déco et fait donc une prépa, l'ATEP. Elle se ramasse lamentablement au concours et décide d'entrer à l'EPSAA, plutôt, car là, elle a réussi les épreuves. Pendant ces trois années, elle rencontre l'homme de sa vie, obtient son diplôme de concepteur graphique et boucle ses fins de mois en travaillant comme caissière chez Franprix. Elle tombe enceinte quelques années après, alors qu'elle est maquettiste de guides touristiques, trouve ça génial, décide de le raconter, et commence à faire des BD.Née en 1981 en Picardie, Clotka débarque à Paris à 10 ans, bien décidée à prendre la Bastille. En vain. Elle plonge alors dans le dessin comme d'autres dans la drogue ou l'histoire-géographie. Après avoir suivi des études d'arts graphiques, elle lance le blog Damned avec ses camarades de promo, s'initiant ainsi à la bande dessinée. Très remarquée pour son talent remarquable, elle est approchée par Loïc Dauvillier avec qui elle publie un premier livre et participe, dès sa création, à la formidable épopée des "Autres Gens". Elle s'associe ensuite à Abraham Kadabra, scénariste de renom, avec qui elle publie des pages dans le magazine Kramix et prépare un album d'aventure-humour, en espérant qu'il voie bientôt le jour. Parallèlement, les commandes en illustration jeunesse affluent, aussi travaille-t-elle régulièrement avec les éditions Bayard, Nathan, Playbac, etc.Originaire du Sud, où elle naît en 1969 à Castelsarrasin, Lucie Durbiano dessine très tôt et beaucoup... Plus tard, elle termine son lycée en entamant des études d'Art à la villa Arson à Nice, et poursuit aux Arts décoratifs de Strasbourg. Elle illustre d'abord des albums pour la jeunesse, dont les premiers "Lulu Grenadine". Aujourd'hui, elle travaille régulièrement pour Bayard Presse, en particulier dans Astrapi et Je Bouquine, et parfois aussi dans la presse adulte, dans Les Inrockuptibles, L'Express, ou Le Monde 2. En 2001, elle fait ses débuts en bande dessinée grâce à Charles Berberian qui lui propose de participer au collectif Tohu Revue, publié aux Humanoïdes Associés. Peu après, elle signe son premier album chez Les Requins Marteaux, Laurence. Depuis, elle n'a plus arrêté de faire de la bande dessinée.Né en 1980 à Maisons-Laffitte d'une mère andalouse et d'un père algérien, Karim Friha est venu à la bande dessinée par "Astérix", "Gaston Lagaffe" et les grands classiques franco-belges. Son bac scientifique en poche, il entame des études d'Histoire de l'Art sans arrêter de se passionner pour ses héros imprimés ("Calvin et Hobbes", "Batman"...) ou animés ("Les Simpsons"...). Il a travaillé dans l'animation, notamment sur les long-métrages "Le Chat du Rabbin" et "Aya de Yopougon", et déjà publié deux tomes de la série "Le réveil du Zelphire" aux éditions Gallimard, dans la collection Bayou animée par Joann Sfar.Après une licence de géographie, c'est tout naturellement qu'Abraham Kadabra devient ingénieur en informatique. Entre deux boules de souris à nettoyer, il commence à écrire des scénarios, dont certains seront même publiés dans Kramix. Il travaille le plus souvent aux côtés de la dessinatrice Clotka, qui est secrètement amoureuse de lui depuis toujours. ll aime vachement "Asterix", "le Schtroumpf Noir" et la moto.Axel André a.k.a Keussel est né en 1990 non loin du xxe arrondissement où il vit encore aujourd'hui. Après un bac d'arts appliqués à Auguste Renoir, il obtient un diplôme d'illustration à Auguste Renoir et effectue actuellement des études de graphisme à Auguste Renoir, pour changer. La plupart de ses projets tournent autour du thème de l'amour, sujet qu'il affectionne particulièrement (à égalité avec la typographie). Il espère que, quand il sera plus vieux, il sera auteur de BD et graphiste à la fois, qu'il ressemblera à Bertrand Morane et qu'il montera un studio avec sa collaboratrice américano-roumaine préférée. Il tient irrégulièrement un blog dans lequel il dessine ses dialogues intérieurs avec Eros.Lilla est née et en 1982, sans dents mais avec beaucoup de cheveux. Malgré ce handicap, elle fait des études studieuses certes, mais un peu longues qui l'endorment très souvent sur les bancs de la fac. Cela ne l'empêche pas, en 2009, de participer au collectif Phantasme édité par Manolosanctis, ainsi qu'au collectif 13m28, en 2010 (toujours chez Manolosanctis). La même année, à Angoulême, elle arrive première lauréate des Révélations Blogs ; elle rentre chez elle avec un petit fauve, qu'elle astique avec affection quand il lui arrive de faire les poussières.Née en 1979 à Marseille, MissPaty lit ses premières bandes dessinées dans Pif Gadget, mais c'est plutôt pour le cadeau. Ce n'est que bien plus tard, vers 15 ans en découvrant le manga, qu'elle commence à faire ses premières tentatives dans des fanzines tirés à 30 exemplaires pour les potes. Comme elle aime bien aussi Disney et Miyazaki, elle quitte sa belle Provence pour percer les mystères du cinéma d'Animation sur Angoulême à l'EMCA (Ecole des métiers du cinéma d'animation). Elle y est restée depuis et travaille pour des studios locaux. Mais sa passion première, la BD, ne l'a pas quittée, elle tient un blog aussi régulièrement que possible, et participe parfois au forum CaféSalé.Né en Normandie en 1990, Corentin Penloup est tombé dans "Astérix" quand il était petit, puis il lit "Dragon Ball", des comics et "Lanfeust de Troyes". En parallèle, il passe un bac S, puis fait une année de MANAA (terme barbare et technique signifiant « mise à niveau en arts appliqués ») à Rouen et enchaîne sur un diplôme des métiers d'art. Il est maintenant en 2e année à l'école des Gobelins en section animation. Aujourd'hui, son parcours de lecture l'a amené vers les bandes dessinées comme celles de Bastien Vivès ou Thomas Cadène, mais aussi vers la poésie romantique. Il essaie d'ailleurs de structurer ses histoires comme des poèmes (un peu). De la poésie dessinée en fait... "Point noir" est sa première publication.Né en 1972 dans le Berry, Loïc Sécheresse vit aujourd'hui à Paris. Il obtient un diplôme des Beaux-Arts d'Orléans en 1995, devient illustrateur et travaille régulièrement pour la presse et la publicité. Au fil de ces travaux de commande, il développe un style parfaitement identifiable combinant un trait incisif à l'utilisation d'outils numériques, en quête d'une ligne vive et élégante. Ses débuts en bande dessinée se font avec son compère et scénariste Stéphane Melchior-Durand : le duo connaît un premier succès sur le web grâce aux aventures de "Tozoïd et Vulas", puis publie dans la collection Bayou de Gallimard les albums "Raiju" et "Raiden", une double épopée mythologique japonaise, remarquée par la presse et qualifiée de "virtuose et électrisée".Ce magnifique scénariste-auteur-éditeur vit entre Paris et Berlin. En sortant des Arts Déco, il fonde avec Benoît Preteseille les éditions Warum pour y éditer leurs livres et ceux des autres. En poussant un peu le concept de minitel, il invente internet avec quelques amis et le voilà blogueur. Il fonde une autre maison d'édition, Vraoum !, pour éditer les copains du net. Avec eux, il pirate un peu "Donjon", une série écrite par deux inconnus chez un obscur éditeur. On le retrouve sur la bd-novella en ligne "Les Autres Gens", où il essaie d'être Tomas Cadène à la place de Thomas Cadène.Marion Montaigne est née à la Réunion en 1980. Après un Bac ES, elle se forme au dessin à l'atelier de Sèvres, par une année à l'école Estienne et des études d'animation à l'école des Gobelins. Elle a commencé dans l'animation, et écrit des scénarii très drôles pour des dessins animés. Marion Montaigne est aussi illustratrice et fait de la bande dessinée. Et comme elle s'ennuie parfois entre deux et trois heures du matin, elle – sous le nom de Professeur Moustache – anime un blog pour ceux qui veulent en savoir plus sur la science, la vie et le reste : "Tu mourras moins bête (mais tu mourras quand même !)".
Né le 11 février 1984, Bastien Vivès représente une nouvelle génération d?auteur de bande dessinée. Salué par la critique pour ses romans graphiques Le Goût du Chlore et Polina, il nous fait partager cette fois-ci son dark side. Grand passionné de jeux vidéo, il décide de couper ses cheveux et d?abandonner son air jeune romantique pour enfoncer ses mains expertes dans les boyaux de l'esprit humain.
« C?est un album très fantasmé, un peu comme si on jouait au papa et à la maman. N?ayant pas eu de soeur, je rêve secrètement d?avoir une fille, afin de pouvoir la voir grandir et de voir comment tout ça s?imbrique au fur et à mesure? mystère. J?espère que les gens se marreront bien. Moi, en tout cas je me suis bien amusé à dessiner ces strips pendant plus de deux ou trois ans. »
Spécialiste du romantisme assumé (Polina, Le Goût du Chlore) et récemment de l'humour trash cul (Les Melons de la colère), Bastien Vivès explore sans concession le thème de l'amour, mais ne le fait pas forcément rimer avec toujours. Amour vache, amour tendre, amour idéal, amour volage, il n'y a pas de règle en la matière et encore moins avec Bastien Vivès qui, pour autant, ne badine pas avec l'amour.
La blogosphère, késako? Pour le commun des mortels, il s'agit de l'ensemble des blogs BD qui fourmillent sur le web. Mais selon Bastien Vivès, cela va beaucoup plus loin: la blogosphère est une véritable microsociété, avec ses règles, ses codes, sa population. Un monde qu'il maîtrise à la perfection et parodie sans concession. Rien ni personne n'est épargné, à commencer par lui-même.
On m'appelle SODA, mais mon vrai nom, c'est Solomon. David Elliot Hanneth Solomon. Si elle savait, ma mère vous dirait sans doute que je suis policier, mais à New York, il n'y a pas de policiers, juste des flics. De toute façon, elle ne sait pas, ça l'inquiéterait, elle m'a toujours cru pasteur. Depuis l'an dernier, elle habite avec moi; elle ne sort jamais et ne lit pas les journaux qui sont pleins de violence. C'est pas plus mal: les types que j'arrête sont parfois un peu morts."
Pour lutter contre la domination coloniale anglaise dont souffraient les Indes, Mohandas Gandhi a choisi la voie de la non-violence. Durant toute son existence, jusqu'en 1948, et au péril de sa vie, il a mené un combat pacifique qui a conduit le peuple indien à l'indépendance.
L'oeuvre maîtresse de Maëster enfin mise en couleurs !Seur Marie-Thérèse des Batignolles est une bonne seur au caractère bien trempé (dans l?alcool). Elle fume de l?herbe, aime faire des galipettes et n?a pas sa langue - ni son direct du droit d?ailleurs - dans sa poche. La justice divine, elle l?applique à sa manière, et c?est souvent à coups de Rangers dans les dents, mais toujours dans le respect de Jésus - le jardinier portugais du couvent.Avec ce tome 1, les aventures de la bonne seur la plus rock n?roll de la bande dessinée - entrées au catalogue Glénat à partir du tome 6 - sont enfin intégralement republiées en grand format et en couleurs ! Une nouvelle édition idéale pour apprécier dans les meilleures conditions le dessin virtuose de Maëster, enluminé de fort belle manière par Ruby.Inclus : un cahier graphique inédit de 10 pages.Notes Biographiques : Maëster, né en 1959, est dessinateur et scénariste de bande dessinée.Lecteur dès son plus jeune âge des magazines Spirou, Pif, Le Journal de Tintin et surtout Pilote, il y découvre ses mentors et ses influences majeures : Uderzo, Franquin puis Gotlib, mais également Mulatier... Il développe rapidement son goût pour le dessin et la caricature, notamment dans les marges de ses cahiers... En 1982, il se lance dans la bande dessinée et intègre l'équipe du magazine Fluide Glacial, dont il devient rapidement l'un des principaux auteurs. Son humour percutant et sophistiqué, allié à l'élégance de son trait donne naissance à des personnages hauts en couleurs : Athanagor Wurlitzer, obsédé sexuel non pratiquant (3 tomes parus en intégrale chez Glénat) et surtout, la très enrobée et non moins obsédée Seur Marie-Thérèse des Batignolles (6 tomes parus). Bonne-seur atypique, iconoclaste et savoureuse, celle-ci n'hésite pas à prêcher SA bonne parole au gré de son humeur, à coups de torgnoles s'il le faut et entre deux canons de rouge si possible ! En 1997, Maëster rend hommage à Gotlib (avec la bénédiction de celui-ci) en reprenant le personnage de l'inspecteur Charolles flanqué de son adjoint l'inénarrable inspecteur Piggs dans Meurtres fatals (2 tomes parus en intégrale chez Glénat). Caricaturiste très inspiré par Les Grandes Gueules (Ricord, Mulatier et Morchoisne), il truffe ses histoires de clins d'eil et de références au cinéma, à la télévision et à la littérature, à la manière d'un Mort Drucker du magazine Mad. À partir de 2005, il rejoint L'Écho des savanes dans lequel est pré publié le sixième tome de Seur Marie-Thérèse des Batignolles, La Guère Sainteédité sous le label Drugstore par les Editions Glénat. Maëster publie parallèlement les dessins d?actualité de son blog (http://maester.fr) d?abord au Lombard puis chez Drugstore en 2008.En 2011, il crée les Editions Valentine où il publie fin 2012 un bel album de caricatures, Wanted! Caricature & Western, avec six complices : Achdé (dessinateur de Lucky Luke), Jean-Marc Borot, Thierry Coquelet, Charles Da Costa, Thomas Lebeltel et Mulatier. Également : Sketchbook aux Editions Comix Buro.
Présentation de l'éditeur L uvre maîtresse de Maëster enfin en couleurs !Catastrophe, s ur Marie-Thérèse a le sida ! Il faut dire qu avec la vie de dépravée qu elle mène, ça lui pendait au nez. À moins que ce ne soit une histoire de sang contaminé et la faute de Jésus, le jardinier portugais du couvent. C est vrai, après tout, c est le sien qu on boit à la messe tous les jours ! Et en plus il donne mal au crâne...Voici déjà le tome 2 des aventures de la bonne s ur la plus rock n roll de la bande dessinée entrées au catalogue Glénat à partir du tome 6 intégralement republiées en grand format et en couleurs ! Une nouvelle édition idéale pour apprécier dans les meilleures conditions le dessin virtuose de Maëster, enluminé de fort belle manière par Ruby.
Qu'on soit future mère, futur père, ou tout simplement dans un rayon de moins de 200 mètres d'une femme enceinte, nul ne peut échapper aux bouleversements fantastiques provoqués par une grossesse ! Dans son journal de bord, véritable mine de conseils et reportage semaine après semaine, Jul nous livre avec son humour ravageur et son talent d'observateur hors-pair toutes les clefs pour réussir ce passage. On tremble chez la gynécologue et on rêve à la pharmacie, on vomit au restaurant et on fait de la politique à la maternité : voici enfin une boussole dans la jungle du baby-boom, pour les aventuriers de la grossesse.Véritable best-seller dédié au plus universel des sujets, Le Guide du moutard est un album qui ne se démode pas. Cette nouvelle édition avec une nouvelle couverture et des pages inédites fait résonner ce thème avec les grands évènements qui façonnent notre vie aujourd'hui. Daech, Donald Trump, les migrants, Charlie Hebdo apparaissent dans cette nouvelle version, parce que la grossesse n'échappe pas au fracas du monde. Drôle, tendre et corrosif : un album sans péridurale !
Biographie de l'auteur Né en 1926, René Goscinny est l'une des figures les plus importantes de la bande dessinée franco-belge. À la fois écrivain reconnu, humoriste et scénariste de bande dessinée, l'ensemble de son oeuvre est, encore de nos jours, célébrée dans le monde entier. Créateur d'Astérix, du Petit Nicolas, d'Iznogoud, et l'un des principaux scénaristes de Lucky Luke, Goscinny est toujours l'un des auteurs français les plus lus et connus à l'étranger, avec plus de 500 millions d'ouvrages vendus à son actif. Il nous a quittés en 1977, à l'âge de 51 ans. Né le 14 août 1926 à Paris, René Goscinny passe son enfance en Argentine, entre Buenos-Aires et la Pampa. Après des débuts prometteurs de sous-aide-comptable d'un aide-comptable dans une usine de récupération de vieux pneus, il entre comme apprenti dessinateur dans une agence de pub. À 19 ans, il part conquérir l'Amérique et, plus précisément, les studios Walt Disney. Très vite, promu chômeur, il ne rencontre jamais Walt Disney, mais tombe par hasard sur la bande du futur magazine Mad - Harvey Kurtzman, Jack Davis et Will Elder - , et se sent beaucoup moins seul : l'humour anglo-saxon coïncide parfaitement avec sa propre manière d'envisager les choses. Il rencontre Morris à New-York, Jean-Michel Charlier à Bruxelles et Albert Uderzo à Paris, à la World Press, petite agence belge dont il dirige le bureau parisien créé en 1951. Les auteurs de l'époque étant payés avec un lance-pierres, le stakhanovisme s'impose : Goscinny, qui a compris que son talent s'épanouissait plus efficacement dans le scénario que dans le dessin, met en chantier une foule de bandes dessinées (parmi lesquelles Oumpah-pah, Strapontin et Luc Junior). Il tape des kilomètres d'articles et de nouvelles (pour le Pariscope et l'Os à Moelle, entre autres) et tient même un temps la rubrique savoir-vivre de Bonnes Soirées. En 1955, il reprend le scénario de Lucky Luke et anime avec Sempé une version en bande dessinée du Petit Nicolas... Ce personnage connaîtra sa véritable notoriété sous la forme de textes illustrés, publiés quelques années plus tard dans Sud-Ouest, puis Pilote. En 1956, un crash irréversible se produit avec la World Press : Goscinny, Charlier et Uderzo, désireux de promouvoir ce métier qui n'en est pas un, rédigent une très sulfureuse Charte des auteurs, qui leur vaut de se retrouver sur le pavé du jour au lendemain - et sur la liste noire de tous les éditeurs. En compagnie de Jean Hébrard, un des responsables commerciaux de la World Press, ils fondent alors Édifrance, une petite agence de presse. En 1959, ils prennent une part active au lancement de l'hebdomadaire Pilote. Avec Uderzo, Goscinny y signe le premier épisode des aventures d'Astérix ; il en partagera ensuite la rédaction en chef avec Charlier. En 1962, il crée Iznogoud avec Jean Tabary. En 1965, il invite Marcel Gotlib à collaborer aux Dingodossiers. Après mai 1968, il installe dans Pilote les inoubliables pages d'actualités, puis anime, sur Europe 1, « le Feu de camp du dimanche matin », avec Gébé, Fred et Gotlib. Entre-temps, sans la moindre promotion, au bouche à oreille, le petit Gaulois a connu une irrésistible ascension : en 1965, le premier satellite français est baptisé Astérix et, quelques années plus tard, les albums sont traduits dans une trentaine de pays, sans compter l'espéranto et le latin qui ne sont pas des pays, mais des langues... Pendant que le boom Astérix secoue la bande dessinée, la faisant passer du statut de maladie infantile à celui d'art respectable, Goscinny, qui n'a pas son pareil pour reconnaître et cultiver les talents, fait de Pilote un laboratoire de création où s'épanouit la nouvelle bande dessinée, avec Gotlib, Fred, Giraud, Reiser, Cabu, Bretécher, Mandryka, Mézières, Druillet, Tardi, F'Murrr, Bilal, etc. En 1973, et tandis que le trio Mandryka-Bretécher-Gotlib s'éloigne de Pilote pour prendre en charge le tout nouvel Écho des Savanes, il offre la rédaction en chef du journal à Guy Vidal. En 1974, il crée avec Uderzo et Georges Dargaud, les Studios Idéfix, qui donnent naissance aux Douze travaux d'Astérix en 1976, tandis que sort le 23º album du petit Gaulois, tiré à 1 300 000 exemplaires. Goscinny avait une foule de projets : l'édition, la télé (malgré son "atmosphère de bureau de poste en faillite") et, surtout, le cinéma. Scénariste de l'irrésistible Viager, réalisé en 1972 par Pierre Tchernia, il s'était enthousiasmé pour cette autre façon de faire rire, puisque c'était sa vocation. Mais l'histoire s'arrête le 5 novembre 1977, tandis que l'équipe des Studios Idéfix travaille sur la Ballade des Dalton, perpétuant son rêve le plus ancien : après tout, il était parti en Amérique conquérir les studios Walt Disney...Marcel Gotlib est l'un des auteurs majeurs de la bande dessinée franco-belge. À la fois dessinateur et scénariste de talent, il a travaillé avec d'autres auteurs prestigieux tels que Franquin, Goscinny, Alexis, Uderzo et Mandryka. C'est avec ce dernier et Claire Brétécher qu'il fonde le journal L'Écho des savanes en 1972. Gotlib lance également sa propre revue en 1975, Fluide Glacial, dont il rédige toujours l'éditorial. Il est aussi connu pour son travail dans le cinéma, que ce soit pour ses qualités de scénaristes ou pour ses apparitions dans divers films. Gotlib naît le 14 juillet 1934 à Paris. Tout môme, il exerce ses talents en tartinant les murs de l'appartement familial de graffitis que son père, peintre en bâtiment de son état, lessive régulièrement : "Chaque dimanche, mes gravures rupestres disparaissaient comme par magie. Je disposais toujours de surfaces bien propres pour recommencer à tout dégueulasser." Après une scolarité sans histoire, il se divise en trois : comptable à l'Office commercial pharmaceutique le jour, il suit les cours du soir des Arts appliqués, et s'adonne le dimanche au théâtre amateur. Cette dernière activité donne un résultat inattendu : répétant chez un copain dont le père dessine pour Le Pèlerin, il est galvanisé par cet exemple, porte son dossier au journal de Mickey et gagne une place de lettreur dans les studios d'Edi-Monde. Après 28 mois de service militaire en Allemagne, il décroche quelques travaux — albums de coloriage et contes pour enfants — qu'il exécute avec une certaine Claudie. En 1962, il dépose un dossier chez Vaillant, épouse Claudie et part en vacances. À son retour, on le cherche partout : il est sommé de livrer une page par semaine à Vaillant. D'où la naissance de Nanar et Jujube, série dans laquelle va prospérer Gai-Luron, cousin putatif de Buster Keaton et Droopy, qui réapparaîtra dans Vaillant puis Pif Gadget jusqu'en 1971. Mais ce qui l'obsède, c'est Pilote. Il en rêve la nuit sans oser y aller. "C'était le phare de tout le monde, mais pour un débutant comme moi, ça n'était même pas pensable." De temps en temps, il appelle la rédaction et raccroche. Enfin, dégoulinant de trac, il s'y présente un jour de 1965 avec un échantillon de son travail — six pages racontant les affres d'un auteur de BD comique — qu'il croit impubliable : la BD de l'époque est vouée aux héros (Tintin, Tarzan), et pas du tout aux problèmes de l'auteur. Mais Pilote le publie, et trois mois après, Goscinny lui propose de travailler avec lui sur Les Dingodossiers. Ce qui fait de Gotlib un homme honoré et heureux, mais vachement crispé : Goscinny ayant l'habitude de travailler avec des dessinateurs de la trempe d'Uderzo et Morris, il se sent un peu faiblard. D'ailleurs, au début, il l'est. Il apprend sur le tas, en dessinant des embouteillages, des phares bretons et toutes sortes de machins purement décoratifs — que Goscinny adore lui faire dessiner. Deux albums sont crées en 1967 et 1972, dans l'esprit du magazine de B.D. satirique américain Mad. En avance sur leur temps, les Dingodossiers sont fraîchement accueillis, et Gotlib se fait engueuler par ses copains : il faut qu'il se trouve un héros, ce style de BD ne mène nulle part. En fait, elle mène tout droit à la Rubrique-à-brac, que Gotlib attaque en 1968, quand Goscinny, dépassé par le boum Astérix et le boulot qui en découle, lui demande de continuer en solo. En 1970, il scénarise Les Clopinettes dessinées par Mandryka, et Cinémastock, un pur joyau de rigolade qui doit autant à son talent burlesque qu'au fabuleux dessin d'Alexis. En 1971, il balance dans Rock and Folk une parodie du scoutisme plutôt décapante, Hamster jovial. En 1972, il crée avec Lob la série Superdupont, qui sera monté dix ans plus tard au théâtre par Jérôme Savary et son Grand Magic Circus. Superdupont (comme son nom l'indique) est un super héros français, affublé de tous les clichés chauvins imaginables, qui rencontre à l'époque un franc succès. C'est aussi en 1972 qu'il lance L'Écho des savanes avec Bretécher et Mandryka. En totale liberté, il pousse le bouchon encore plus loin et se met à rigoler avec les choses graves comme Dieu, le sexe et la scatologie : Rhââh lovely ! (1976). Il fait ça pour amuser sa crémière et les copains, mais l'explosion de l'Écho, qui ne dure pour le trio que le temps de dix numéros, éclabousse largement le monde de la BD. En 1972, il joue un gardien de prison dans L'An 01 de Gébé. On l'aperçoit en 1984 dans le film Les Doigts de la tête de Jacques Doillon et en 1986 dans Je hais les acteurs de Gérard Krawczyk, et il est (évidemment) le héros de And my name is Marcel Gotlib, court-métrage de Patrice Leconte commandé par la télé et jamais diffusé. Il réapparaît au cinéma en 2002 dans Le Nouveau Jean-Claude de Didier Tronchet et également en 2003 dans Les Clés de bagnole de Laurent Baffie. En 1975, il co-scénarise Les Vécés étaient fermés de l'intérieur (le premier long métrage de Patrice Leconte avec Coluche, son premier long métrage aussi) et Jean Rochefort et fonde, avec son copain d'enfance Jacques Diament, le mensuel Fluide Glacial, qui va résister à tous les naufrages de la presse du genre. C'est dans ces pages qu'il crée en 1981 Pervère Pépère— l'un de ses derniers exploits graphiques, puisqu'il abandonne peu à peu le dessin au cours des années 80. En effet, il se consacre plutôt à la rédaction de l'éditorial de Fluide Glacial. En 1991, il est intronisé Grand Prix d'Angoulême, et, selon la coutume, une exposition lui est consacrée l'année suivante, EuroGotlibLand. Gotlib est fait Chevalier des Arts et des Lettres en 1975, puis Chevalier de la Légion d'Honneur et reçoit le prix Raymond Poïvet à Angoulême en 2001 (à l'instar de Uderzo ou même Pétillon) et le grand prix Saint-Michel en 2007. Après avoir rédigé une foule d'éditos hilarants pour Fluide Glacial, il publie en 1993 chez Flammarion J'existe, je me suis rencontré, roman autobiographique bourré d'humour et d'émotion, où il raconte sa vie d'enfant juif pendant l'Occupation. Plus récemment, des intégrales de ses oeuvres cultes sont sorties chez Dargaud (Cinémastock, Les Dingodossiers, Rubrique-à-brac) en 2002 et 2005 ainsi que l'intégrale de Nanar, Jujube et Piette chez Glénat en 2006. On a aussi pu l'apercevoir dans des albums collectifs comme Rire contre le racisme en 2006 et Les enfants du XXIe siècle en 2008. La même année est sortie le 6ème tome de SuperDupont aux éditions Audie-Fluide Glacial, 13 ans après la publication du cinquième tome. Site internet : http://marcelgotlib.com