Tous les savoirs du monde ? La circulation du patrimoine à l'ère numérique
Zaslavsky Floriane ; Bastard Irène
BORD DE L EAU
10,00 €
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EAN :9782385190033
Un lieu commun s'est imposé dans le langage politique et culturel dès la fin des années 1990â : numérisation et démocratisation iraient de pair. En abolissant les barrières physiques, Internet devait permettre à tout un chacun de découvrir les collections patrimoniales jusqu'alors conservées entre les murs de bibliothèques et des musées. Les outils numériques allaient enfin rendre accessibles les trésors de l'humanité mis en ligne par les institutions. 25 ans plus tard, il est temps de confronter cette utopie aux usages réels du patrimoine numérisé. Avec la mise en ligne des ressources patrimoniales, de quelle démocratisation parle-t-onâ? Qui utilise ces documents, de quelle manière et dans quel butâ? Comment circulent ces objets hybrides sur l'immensité du webâ? Cet essai s'empare de ces questions en mobilisant les outils de la sociologie des usages, nécessaires pour cerner les publics du numérique et leurs pratiques.
Nombre de pages
116
Date de parution
12/01/2024
Poids
96g
Largeur
100mm
Plus d'informations
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EAN
9782385190033
Titre
Tous les savoirs du monde ? La circulation du patrimoine à l'ère numérique
Auteur
Zaslavsky Floriane ; Bastard Irène
Editeur
BORD DE L EAU
Largeur
100
Poids
96
Date de parution
20240112
Nombre de pages
116,00 €
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Katyn! Une clairière dans une forêt de Biélorussie. Une fosse gigantesque. Au fond, en couches superposées, 4100 cadavres d'officiers polonais assassinés d'une balle dans la nuque. Découvert en 1943, ce massacre a pendant des décennies été attribué aux nazis. Mais, avec la chute de l'URSS, les archives ex-soviétiques ont révélé, sans discussion possible, que le 5 mars 1940, c'est Staline et tout le Politburo qui avait ordonné la mort de 25700 personnalités polonaises, dont les officiers prisonniers de guerre. Cet ordre, immédiatement exécuté dans le bois de Katyn, participait du génocide de classe mis en ?uvre par Staline contre les élites d'une Pologne dont il venait de se partager la dépouille avec Hitler. Puis ce fut pendant cinquante ans la lutte acharnée du régime soviétique pour camoufler sa responsabilité dans ce crime de masse et fuir sa culpabilité. Victor Zaslavsky expose ici les pièces inédites de ce terrible dossier où crime et mensonge communistes se mêlent étroitement
Katyn, avril 1940 : une clairière dans une forêt de Biélorussie. Une fosse gigantesque. Au fond, en couches superposées, 4100 cadavres d'officiers polonais assassinés d'une balle dans la nuque. Cet ordre de mort participait de la politique mise en oeuvre par Staline contre les élites d'une Pologne dont il venait de se partager la dépouille avec Hitler. Pourtant, on le sait, les Soviétiques ont réussi pendant quarante ans à camoufler leur forfait et à en accuser les nazis. A l'aide des archives ouvertes au temps de Gorbatchev, aujourd'hui refermées, Victor Zaslavsky a écrit le livre de référence sur le drame. A l'occasion de cette première parution en poche, le livre a été actualisé et un chapitre ajouté.Victor Zalavsky, historien, enseigne à la LUISS, à Rome, l'équivalent italien de Sciens-Po.
Adaptant le roman culte de Boulgakov qui revisitait la légende de Faust et les aventures de Ponce Pilate dans le Moscou des années 1920 et 1930, retrouvant l'atmosphère de l'époque stalinienne, les deux auteurs russes restent fidèles au message du roman : Satan mène le bal, les chats noirs boivent de la vodka, l'hôpital psychiatrique attend les récalcitrants... mais malheureusement, "dès qu'on ouvre la bouche, les gens croient qu'on veut les arrêter" !
Tout en décrivant une population cachée de femmes insérées qui consomment et revendent des drogues, l'ouvrage aborde la manière dont les usagères-revendeuses jouent avec les critères des profilages policiers pour limiter les risques répressifs, et gèrent leurs usages sans recourir à des structures de prise en charge des addictions.
C'est dans le double sens de la formule "â¯Le corps à l'oeuvreâ¯" que réside l'originalité de l'ouvrage. Il s'agit aussi bien de mettre l'accent sur le fait que c'est le corps de l'écrivain ou de l'artiste qui fait effectivement oeuvre, qui est au travail dans le processus créatif, que de penser la création comme un trajet qui va du corps jusqu'à l'oeuvre réalisée, puis l'oeuvre reçue, lue, vue ou écoutée.
Cet essai examine la discrétion comprise comme vertu sociale essentielle dans une société décente: elle est étudiée non pas en tant que qualité morale individuelle, mais comme un concept social qui permet de penser les phénomènes d'invisibilité sociale choisie, et non seulement subie. La discrétion caractérise les grands esprits, qui construisent leur oeuvre dans l'ombre et le silence. Ils préfèrent la patience du penser à la fébrile agitation de l'opinion médiatique. Et si cette sagesse se transfusait un peu à tous les citoyens...