L'auteur nous entraîne dans une biographie raisonnée de son parcours de médecin et de sociologue.Si faire médecine projette dans un espace de liberté de penser et d'agir, rapidement, le milieu médical, avec ses règles et ses usages, vient contrecarrer cette liberté. Pourquoi décider un beau jour de « faire médecine » ? À quoi donc forme-t-on les médecins ? Faut-il résister aux comportements attendus pour rentrer dans « la confrérie » ? Et, si on les refuse? quelle médecine alors pratiquer ...L'auteur décide d'emprunter un chemin non tracé, bien à lui, et reprend des études en santé communautaire et en sciences humaines. Ainsi légitimée, sa pratique médicale autant que de chercheur a pu avoir pour but de promouvoir la santé individuelle et collective ? et pas seulement de soigner des maladies ? et de prendre en compte la parole des patients, leur être entier, leur environnement.Afin de rompre avec l'hubris et la toute-puissance médicales.
Nombre de pages
252
Date de parution
02/10/2025
Poids
390g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782336557038
Auteur
Bass Michel
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Date de parution
20251002
Nombre de pages
252,00 €
Disponibilité
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Dans un essai stimulant, Michel Bass décrypte les tenants et les aboutissants de la pensée managériale appliquée aux établissements médico-sociaux comme les EHPAD. Il en analyse les outils et les méthodes (théories, lois, projets, procédures, protocoles, organisation, gouvernance, évaluation...) et montre que leur finalité est davantage le profit et la rentabilité qu'une réelle amélioration du service rendu aux usagers. Cette inversion des fins et des moyens, imposant une organisation verticalisée, produit nombre d'effets délétères sur les bénéficiaires et les personnels. En effet, ceux-ci sont contraints par des fonctionnements qui leur déplaisent mais qu'ils ont bien du mal à décoder. Ainsi, le management, en tant que "fiction qui transforme la réalité qu'elle est censée observer", empêche de réfléchir à ce qu'il se passe concrètement dans les établissements médico-sociaux. Heureusement subsistent des zones d'activités où les professionnels peuvent se réapproprier leur liberté d'action : cet ouvrage s'attache à décrire les méthodologies qui les rendraient à nouveau possibles.
Procédures, protocoles, recommandations, traçabilité, evidence based medicine, gestion du risque, mais aussi télémédecine, capteurs, algorithmes, big data, intelligence artificielle, robotisation, transhumanisme, la médecine est envahie par la technoscience, le marché et le management. Notre système de santé est en crise profonde, tout en étant dans le déni (nous avons encore le meilleur système de santé du monde est-il répété). La crise éclate aussi bien à l'hôpital que dans la médecine de ville et l'accueil des personnes âgées. Ces crises multiples et simultanées sont le résultat de bien des facteurs, dont la technicisation, la bureaucratisation et la marchandisation. Mais pas seulement : la médecine, dans son projet prométhéen, sécrète par ses excès et ses insuffisances les effets qu'elle redoute, aussi bien dans son organisation que dans ce qu'elle propose (surdiagnostics, surprescriptions, thérapeutiques excessives et souvent dangereuses, thérapeutiques oubliant la personne et l'importance de la relation). Le malade se résume de plus en plus à un ensemble de données numériques qu'une machine pourrait tout aussi bien voire mieux traiter à la place du médecin. La thérapie ciblée des oncologues laisse croire qu'elle s'adresse à la personne, alors qu'elle s'adresse à une configuration particulière de la maladie. La clinique est en coma dépassé... Faut-il l'enterrer sans autre forme de procès ? Une médecine sans clinique est-elle encore humaine ...
Bass Michel derrière ; Billé Michel ; Martz Didier
L'objet de ce livre est le consentement. Si « MeToo » a permis de s'interroger sur le consentement dans nos rapports amoureux, nous restons perplexes sur la signification réelle du consentement. Consentir est-ce accepter ? Peut-on refuser de consentir ? Cette publicité faite au consentement n'aboutit-elle pas à une insuffisante compréhension de ses enjeux, de son caractère paradoxal dans une société structurée par la violence (femmes/hommes, médecins/patients ou électeur/politique?) ? Voilà donc un travail d'approfondissement de la notion plus générale du consentement sur les plans philosophiques, psychologiques et sociologiques.