Fondu au noir. Le film à l'heure de sa reproduction numérisée
Basquin Guillaume
PARIS EXPERIMEN
20,00 €
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EAN :9782912539458
L'auteur, lecteur assidu de textes théoriques et poétiques sur l'art et le cinéma, a été frappé par la perte soudaine de plasticité du médium cinématographique suite à la numérisation des films. Il s'est aperçu que les fameuses Histoire(s) du cinéma de Jean-Luc Godard, comme La Divine Comédie de Dante sept siècles auparavant, contenaient tout le savoir du temps présent, en particulier celui nécessaire pour penser ontologiquement et métaphysiquement la mutation, semble-t-il irréversible, des "spectacles d'ombres en mouvement" en "images mouvantes calculées en pixels". Alors même que l'écrivain et théoricien de la crise des avant-gardes littéraires Philippe Sollers envisageait son Paradis comme un équivalent littéraire des Histoire(s), il a eu l'idée de faire dialoguer, littéralement et dans tous les sens, ces deux sommets de l'art du "montage". Enfin, l'auteur a essayé de "sauver", au sens benjaminien, tels de vieux chiffons, tout ce qui va disparaître avec la perte d'aura définitive de toute oeuvre cinématographique.
Nombre de pages
188
Date de parution
16/02/2013
Poids
230g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782912539458
Titre
Fondu au noir. Le film à l'heure de sa reproduction numérisée
Auteur
Basquin Guillaume
Editeur
PARIS EXPERIMEN
Largeur
140
Poids
230
Date de parution
20130216
Nombre de pages
188,00 €
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Jacques Henric publie son premier livre, Archées, en 1969 dans la collection d'avant-garde littéraire fondée par Philippe Sollers, "Tel Quel", au Seuil. A la fois romancier, essayiste et critique, il a publié vingt-sept livres inclassables à ce jour. Il participe, avec sa femme Catherine Millet, à la fondation de la revue Artpress, dont il est le directeur littéraire depuis plus de quarante ans. Cet essai, qui est le premier à lui être consacré, interroge plus particulièrement l'un des grands thèmes de sa pensée : que peuvent les images ? Au début était-il le Verbe ou l'image ? Pourquoi tant d'iconoclasmes à travers les âges ? De quoi cela est-il le symptôme ? Doit-on adorer les images ou les haïr ? Personne, en France, n'a autant ni mieux creusé ces questions qu'on pourrait presque qualifier de théologiques. Deux chapitres de son essai Le Roman et le sacré, "L'image entraîneuse" - "Le texte vaurien", commençaient de répondre à ces interrogations.
A l'heure de la plus grande folie technologique, un narrateur lit, regarde des oeuvres d'art, visionne des films avant disparition, écoute des musiques, se déplace très vite dans le temps et dans l'espace réel. Il nous livre ses pensées, résultat de ses voyages. Puisque les hommes marchent presque toujours dans les voies frayées par d'autres, et procèdent dans leurs actes par imitation, un jeune écrivain prudent doit toujours commencer par des voies frayées par de grands auteurs, et imiter ceux qui ont été excellents, afin que, si son talent n'y parvient pas, il en garde au moins quelque odeur : "Nos styles sont désormais des réminiscences." Tout est représenté en grand style, mais sans quitter le réel authentique. Rien d'inventé ou bien d'imaginaire, de refait afin de vous mieux plaire. Ce que je vous montre est partout à l'oeuvre : le drame de l'imprimé qui a vécu ! G.B.
Dans ce 13e numéro, nous prolongeons encore une fois nos réflexions sur la crise largement politique que constitue la Covid-19 ; nous y ajoutons tout un ensemble de réflexions sur le nouveau totalitarisme, numérique : il apparaît de plus en plus qu'un coup d'état numérique, opportuniste, a eu lieu à l'occasion de cette crise totale. Un ensemble de textes de Giorgio Agamben, Guillaume Basquin, Michel Rosenzweig, Michel Weber et Ariane Bilheran développe cette réflexion. Olivier Rachet, quant à lui, s'attaque à la "culture Woke" dans un réjouissant petit pamphlet. Par ailleurs, nous republions un texte méconnu de Bernard Noël sur la catastrophe que constitue le numérique pour la lecture, Le cerveau disponible, ainsi que les Notes en vue d'une psycho-dialectique de René Crevel. Enfin, nous donnons à lire une version intégrale de la préface de Pierre Guglielmina au premier roman de Jack Kerouac, L'océan est mon frère, récemment paru en traduction française chez Gallimard. A noter que la "politique" fait son apparition dans le sous-titre de la revue, et que le point après "littérature" a été enlevé.
Dans ce 14e numéro, nous avons pris acte qu'à la mort du cinéaste Jean-Luc Godard "on" a commencé à juger l'homme à l'aune de sa biographie et de ses nombreux engagements politiques, décidant alors de lui consacrer un dossier en repartant des oeuvres, rien que les oeuvres. Un hommage collectif lui est donc rendu. Le philosophe et écrivain Mehdi Belhaj Kacem consacre une longue étude à ce qu'il nomme, non sans humour et ironie, "Esthétique(s) du conspirationnisme" : le conspirationnisme est un humanisme ! Pierre Guglielmina nous donne une traduction inédite d'un triptyque de nouvelles rares de F. Scott Fitzgerald, The Crack-Up, parues en 1936 dans Esquire, sous le nouveau titre de La reprise perdue. Thomas A. Ravier nous donne à lire un extrait de son futur grand roman à paraître chez Tinbad, Hamlet Mother Fucker. Julien Bielka revient sur le dernier film, posthume, de Guy Debord. Quant à Ariane Bilheran, elle réfléchit à partir des oeuvres de Dostoïevski et de Soljenitsyne au concept de transcendance dans la littérature. Enfin, Claude Minière nous livre un long poème épique sur l'idée de Révolution française.
Mon approche de l'art est celle des Egyptiens, je veux travailler pour l'éternité. " (Kenneth Anger) L'auteur de cet ouvrage élucide les sources iconographiques qui structurent la fascinante imagerie caractéristique de l'univers de Kenneth Anger. Pour cela, il a mis en évidence les relations étroites qui unissent l'œuvre du cinéaste aux écrits " magicks " de l'occultiste anglais Aleister Crowley. Il a pu ainsi établir la véritable signification des symboles mystérieux, des rituels étranges et des personnages hiératiques qui hantent ce cinéma. Le lecteur s'apercevra qu'il se trouve face à une logique rigoureuse qui offre une autre perception du monde et attribue les plus grands pouvoirs au cinéma.