Fresque du Mouvement fministe amricain avant la guerre de Scession, ce livre en restitue les origines philantropiques et abolitionnistes ainsi que les luttes pour l'mancipation politique et sociale. L'auteur met aussi sur la scne deux personnages signifiants et pittoresques, mais jusqu'ici laisss dans l'ombre : Ernestine Potowsky Rose et Victoria Cladlin Woodhull. Chacune selon leur gnie propre, ces figures marqurent thories et pratiques fministes du XIXe sicle. Juive polonaise, athe, Ernestine Rose faisait entendre ses convictions ratiionalistes et son exprience de la diffrence. Native des frontires amricaines, Victoria Woodhull, tour tour agent de change Wall Street, membre de la Premire Internationale et porte-parole de la libert sexuelle, tentait d'imposer ses aspirations mystiques et libertaires. Dans le cadre d'une rflexion sur la contestation du mariage et de la famille, ce livre retrace cette multiple qute d'identit et le heurt entre projet globalisant et utopique et le ralisme politique d'un mouvement rformiste soucieux de son image de marque et conscient de ses limites.
Nombre de pages
256
Date de parution
01/03/1990
Poids
360g
Largeur
145mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782865632633
Titre
Rebelles américaines au XIXe siècle
Auteur
Basch Françoise
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
145
Poids
360
Date de parution
19900301
Nombre de pages
256,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Résumé : Cosmopolite au sens noble du terme, Victor Basch (1863-1944) se définissait comme " patriote et internationaliste ". Homme d'action, intellectuel engagé dans son siècle, militant, il a consacré sa vie à la défense du droit et de la justice. Germaniste de renom, spécialiste d'esthétique et de philosophie allemande, cet universitaire kantien fait ses premières armes de militant à Rennes, en 1899, comme dreyfusard de choc. L'Affaire lui inspire un système de valeurs et un modèle d'engagement initié par le socialisme jaurésien. Ce modèle universaliste et humaniste, Basch tentera, sa vie durant, de l'appliquer aux réalités tant françaises qu'internationales. L'accusation de trahison visant Dreyfus réactive le nationalisme antisémite et l'amène à la prise de conscience individuelle d'une origine collective : événement fondateur, l'Affaire réveille son identité juive. Soutenant la politique d'Union sacrée pendant la Première Guerre, Victor Basch a néanmoins résisté à la tentation manichéenne de la germanophobie délirante. Devenu président de la Ligue des Droits de l'Homme en 1926, il défend la République et s'attire la haine de l'extrême droite. Il prendra position contre le pacifisme intégral en dénonçant, dans les années 30, le militarisme renaissant de l'Allemagne nazie et l'hitlérisme triomphant. Principal artisan du Front populaire, cet ami de Léon Blum n'hésita pas à critiquer la politique de non-intervention en Espagne. Il mourut sous les coups de la Milice, aux derniers jours de l'Occupation. Toute sa vie peut être décryptée comme une victoire anticipée sur ses assassins. Cet ouvrage collectif, préfacé par Madeleine Rebérioux, éclaire le parcours atypique de Victor Basch, explore les différentes facettes de son ?uvre et replace dans leurs contextes les luttes menées par cet esprit libre, homme de passion autant que de raison. Des textes de Victor Basch, devenus introuvables, illustrent les différentes études qui lui sont consacrées.
Enfant pendant la 2e Guerre mondiale, Françoise Basch a vécu l'exode, l'absence de son père, une vie de lycéenne à Lyon où s'étaient réfugiés ses grands-parents, Ilona et Victor Basch, et les rencontres toujours trop brèves avec sa mère, Marianne, médecin, obligée de s'installer 200 km plus au sud. En 1944, l'assassinat d'Ilona et de Victor par la Milice convainc Marianne d'organiser la fuite de ses deux enfants vers la Suisse. Pour ce livre voulu en hommage à Marianne et à Ilona, Françoise Basch a puisé dans les correspondances familiales en confrontant ce qu'elles restituent de la réalité à ses souvenirs d'enfance. Son travail de mémoire exigeant rend justice à ces femmes, qui en «héroïnes ordinaires» surent déployer d'immenses ressources d'ingéniosité, de courage et d'ironie face au brutal rétrécissement de leurs horizons. Contribution à l'histoire du genre par l'évocation précise des rôles nouveaux alors assumés par les femmes, Ilona, ma mère et moi revient aussi sur la complexité du rapport personnel à la judéité. Professeur de civilisation britannique à l'Institut Charles V, Françoise Basch a cofondé en 1975 un des premiers groupes d'études féministes en France, le GEF, à l'Université Paris VII. Elle a publié plusieurs ouvrages sur l'histoire des femmes et une importante biographie de son grand-père, Victor Basch.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.