Au fil de son installation désormais patente dans l'espace politique français, le Front national est devenu un exceptionnel donneur de leçons de morale républicaine à ses adversaires politiques de droite et de gauche. Depuis plusieurs décennies, Jean-Marie, Marine, Marion-Maréchal le Pen et leurs équipes respectives ont multiplié les sermons édifiants, les anathèmes accusateurs et les appropriations autoproclamées, sur le thème de la République. Au soir des élections présidentielles du 7 mai 2017, Marine le Pen invoquait hautement cette République pour s'opposer au projet du nouveau président élu Emmanuel Macron. Pourtant, à partir d'une lecture précise de ses différents supports médiatiques internes (journaux, revues, magazines, ouvrages, sites web, etc.), ce livre montre toute l'identité antirépublicaine de ce parti politique. Cette identité antirépublicaine, le FN la décline de trois façons. Par le panthéon qui est le sien : les grandes figures intellectuelles historiques qui fondent son idéologie. Par les hommages qu'il rend à ses grands disparus : les défunts par lesquels il honore ses héros. Par son vivier relationnel : les activistes, militants et sympathisants qui gravitent en son sein en affinités idéologiques. Dans ce magma se croisent et s'entrecroisent des contre-révolutionnaires de toujours, des monarchistes éternels, des pétainistes nostalgiques, des collaborationnistes attitrés, des antisémites assumés, des racistes attestés, des anciens de la Waffen SS, des négationnistes militants, des fascistes et néofascistes fiers d'eux-mêmes, des Grecistes cultivés mais réactionnaires, des Gudars ultra violents, des identitaires aussi haineux qu'exaltés. Tous ont bafoué ou bafouent encore la Démocratie, la République, l'Egalité. Nul autre parti politique que le FN ne cumule en son sein un tel fatras de personnalités politiques, d'idéologues, de groupuscules, de symboles, de slogans et d'injures qui nient ou attaquent la République dans ses fondements. Cet ouvrage finit en disant que donner des leçons de morale républicaine à partir d'un tel fond antirépublicain relève d'un réel culot politique. Le Front national proclame souvent être le premier parti de France. Mais au regard de son identité réelle, il devrait être redéfini en premier parti antirépublicain de France.
Nombre de pages
136
Date de parution
17/08/2017
Poids
172g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782365121293
Titre
Le Front National. Une identité antirépublicaine
Auteur
Barreau Jean-Michel
Editeur
CROQUANT
Largeur
140
Poids
172
Date de parution
20170817
Nombre de pages
136,00 €
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L'école sous le Gouvernement de Vichy se résume souvent, pour les historiens, à un triptyque politico-pédagogique : morale, autoritarisme, propagande. Pour la morale : les aphorismes sentencieux du maréchal Pétain. Pour l'autoritarisme : les maîtres révoqués, les juifs interdits d'enseignement, les livres prohibés. Pour la propagande : les chants, les abécédaires et les effigies à la gloire du chef de la Révolution nationale. Ce livre défend l'idée, au contraire, que ce sont moins le pédagogique et le politique qui caractérisent le Gouvernement de Vichy dans ses rapports avec l'école que l'idéologique. Car la Révolution nationale a un vivier prolifique de théoriciens qui militent depuis longtemps dans l'entre-deux-guerres pour défendre l'école de ses v?ux. Des militaires prestigieux, des intellectuels de haut vol, des écrivains connus, des scientifiques reconnus, des hommes politiques d'envergure, des capitaines d'industrie engagés, des pédagogues de base prennent position dans des livres, des revues, des journaux, des cahiers, des manifestes. Ces intellectuels se croisent dans des cercles, des fédérations, des associations, des alliances ou des ligues qu'ils fondent pour donner corps à leurs idées éducatives. Il y a un " Vichy avant Vichy " qui explique le Vichy scolaire de la Révolution nationale. C'est une véritable guerre des valeurs que mène cette Révolution nationale contre l'école de la République. Au " Liberté, Égalité, Fraternité " haï et décadent des frontons scolaires, elle oppose une trilogie implicite que ces idéologues forgent dans leurs cénacles militants : Instinct, Tradition, Sélection. Instinct pour le peuple, sélection pour l'élite, tradition pour tous. La politique scolaire du Gouvernement de Vichy ne peut se comprendre qu'à la lumière de cette idéologie dont la trame essentielle réclame l'outil pour le peuple, la plume pour l'élite, le foyer pour la femme.
Ce livre part du principe qu'il y a urgence à prendre en compte les formes réactionnaires de nos sociétés contemporaines et à les mettre en évidence. C'est-à-dire à nommer les dogmatismes autoritaires, les conservatismes aliénants, les racismes ségrégatifs, les égoïsmes mesquins, les cupidités brutales, les exploitations spoliatrices. C'est l'évolution et la réalité même de ces sociétés qui obligent à une telle prise en compte. Pour faire ce travail, cet ouvrage soutient qu'il faut ouvrir quatre champs d'analyse : du théocratique, de la tradition, de la ségrégation, du triptyque égoïsme/cupidité/exploitation. Le mot "réactionnaire" est habituellement réduit à une invective que l'on lance rapidement à la tête d'un adversaire idéologique ou politique. Au contraire, ce concept devrait remplir une fonction d'analyseur et d'indicateur pertinent du sociétal qui permet de mettre en lumière des valeurs et des pratiques contre-démocratiques. Fondamentalement, ce travail veut contribuer à la construction d'une définition du concept et une appréhension de ses traductions sociétales. Il s'appuie résolument sur les évènements nationaux et internationaux pour faire cet examen.
Résumé : Depuis 1945, la politique éducative de la France a été dominée par la prolongation de la scolarité obligatoire jusqu'à 16 ans et par l'unification corrélative des quatre premières années de l'enseignement secondaire. C'est ce qu'on a appelé la réalisation de l' " Ecole unique " devant remplacer les établissements antérieurs appartenant à l'école élémentaire, aux " cours complémentaires ", à l'enseignemnt technique et aux sections latines ou modernes de l'enseignemnt secondaire. Les raisons de cette politique étaient à la fois idéologiques (recherche de la justice sociale) et surtout économiques. Cette unification a posé et pose encore de multiples problèmes. Elle avait été précédée, dès la Première Guerre, en 1914-1918, par de nombreuses études, nationales et internationales, par des textes importants et par des essais plus ou moins poussés. Ce petit livre retrace l'évolution de ces idées et de ces réalisations et publie des textes fondamentaux difficilement accessibles.
Froger Michelle ; Barreau Jean-Michel ; Delhaye Is
Des pistes d'exploitation pour les différentes pages des unités. Des suggestions d'activités complémentaires. Des prolongements culturels. Le corrigé de tous les exercices du manuel. Une évaluation sommative des 5 activités langagières à la fin de chaque unité photocopiable. Le script des enregsitrements audio et des vidéos.
L'intérêt porté ici conjointement à l'automobile et au supermarché a pour ambition de réfléchir à l'évolution de nos modes de consommation depuis cinquante ans. La particularité de l'objet automobile est d'entretenir tous les fantasmes, le premier d'entre eux étant de pouvoir circuler librement. Si l'automobile recouvre un certain nombre de fonctionnalités, il n'en demeure pas moins qu'elle implique aussi certaines contraintes. Associer l'automobile à la consommation est devenu un acte d'une évidence déconcertante, le consommateur moderne ne pense plus son rapport à l'achat de produits courants, dont l'alimentation, qu'au travers d'un déplacement en véhicule à quatre roues (automobile ou chariot libre-service en grande surface d'ailleurs)
Le présent ouvrage est l´??histoire de la fédération dudans les différentes étapes de son existence, traitant essentiellement de la part prise par ce parti dans les combats ayant jalonné sa vie intense contre la colonisation capitaliste, le sous-développement, la spéculation et la pression immobilière sur le littoral notamment par le tourisme, la stigmatisation de la culture et la langue basque, la répression des deux côtés de la frontière, la violence institutionnelle en politique, etc. Ce sont quelques dizaines de militants acharnés qui ont persévéré pour l´??autodétermination de ce territoire dans une voie étroite consistant à mettre en tension autonomie et autogestion, nationalisme et socialisme, sans concession démagogique ou électoraliste refusant à la fois un nationalisme apolitique et une lutte de classes sans racine nationale. L´??ouvrage est bâti à partir d´??entretiens et de documents personnels, d´??archives nationales et locales, ainsi que de celles des héritiers du PSU,
Les lois de 2008 sur la réforme de la représentativité syndicale et de 2015 sur le dialogue social ont instauré de nouvelles obligations de négociation en entreprise ponant sur la "conciliation" de l'activité syndicale et professionnelle. Comment expliquer cette soudaine attention des pouvoirs publics à la "discrimination syndicale"? Assiste-t-on à une rupture historique dans les relations professionnelles à la française ? Fondée sur six monographies de grandes entreprises aux pratiques sociales contrastées, cet ouvrage montre comment la négociation d'accords de droit syndical et de " gestion des parcours syndicaux " est aussi une réponse a la croissance des contentieux. menés notamment par la CGT depuis les années 1990, qui ont contribué à une prise de conscience de leurs droits par les syndicalistes. Si ces accords d'entreprise protègent désormais mieux les mandatés les plus investis dans le jeu du dialogue social, qui signent des accords, ils ne modifient pas radicalement les pratiques managériales de terrain qui continuent à stigmatiser les syndicalistes de proximité. surtout quand ils s'opposent aux restructurations ou dénoncent la dégradation des conditions de travail par des pratiques protestataires.