Les gouverneurs et les provinciaux sous la République romaine
Barrandon Nathalie ; Kirbihler François
PU RENNES
22,00 €
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EAN :9782753514201
Le colloque tenu à Nantes en mai 2010 a permis d'affiner la connaissance de l'administration concrète des provinces de la République romaine par la prise en compte simultanée des textes littéraires, des inscriptions et de l'archéologie, avec un souci de casser les divisions géographiques entre l'Est et l'Ouest de ce qui devenait un empire territorial. Cet ouvrage regroupe en quelques grands thèmes les articles de spécialistes des provinces romaines. Les relations entre les autorités romaines et les cités provinciales, principalement leurs élites, ont été privilégiées pour guider une réflexion commune concernant l'administration de l'empire. Si les premières contributions analysent des prérogatives traditionnelles mais peu étudiées des gouverneurs, recrutement de soldats auxiliaires provinciaux et activités religieuses romaines, voire la réalité de la présence des représentants de Rome dans un cas particulier, la Grèce balkanique, d'autres articles précisent la communication entre les cités passées sous la domination romaine et le Sénat romain ou les processus de fondation de cité par des gouverneurs, en Hispanie et dans le Pont. Des enquêtes ayant pour objets les clientèles ou la sociabilité apportent un regard neuf sur les Cornelii Balbi en pleine ascension ou sur le cérémonial d'accueil et les réceptions réunissant gouverneurs et provinciaux. Enfin quatre études de la documentation attachée à des personnalités romaines soulignent les contrastes d'une époque souvent troublée: s'il exista d'une part les proconsulats encensés de Mucius Scaevola et Servilius lsauricus en Asie, l'analyse d'autre part des réquisitions du blé sicilien par Verrès et la discussion relative à l'authenticité des Lettres grecques de Brutus rappellent l'existence de gouvernements moins respectueux des provinciaux. Il en résulte une image renouvelée des relations entre les gouverneurs et les provinciaux de l'époque républicaine.
Nombre de pages
300
Date de parution
08/09/2011
Poids
490g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753514201
Titre
Les gouverneurs et les provinciaux sous la République romaine
Auteur
Barrandon Nathalie ; Kirbihler François
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
490
Date de parution
20110908
Nombre de pages
300,00 €
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L’exécution en masse des ennemis politiques à la fin de la République romaine illustra un mot inventé pendant les guerres de Religion : le massacre. Au xxe siècle, la destruction de Carthage et les exterminations pratiquées en Gaule par César ont nourri la réflexion sur le génocide. En quoi ces considérations font-elles écho aux perceptions des Anciens ...Dans une analyse inédite des massacres perpétrés par les Romains entre le iiie et le ier siècle av. J.-C., Nathalie Barrandon plonge le lecteur au cœur de ces violences politiques et militaires. Récits littéraires, iconographie ou archéologie éclairent les conditions du passage à l’acte, les responsabilités, les choix opérés (tuerie, pillage, destruction matérielle, asservissement…) et dressent un portrait novateur de la société romaine. Car s’il n’y eut que peu de massacres, ces expériences de la violence de masse participèrent à l’élaboration d’un système de valeurs fondé sur le comportement des élites et leurs vices, donnant peu à peu matière à la figure du tyran. Maître de conférences en histoire romaine à l’université de Nantes, Nathalie Barrandon est spécialiste de la République romaine, notamment de la vie politique, des guerres civiles et du gouvernement de l’empire.
Le colloque qui s'est tenu à Nancy en juin 2009 a réuni des spécialistes de différentes disciplines qui, par l'étude des textes littéraires, des inscriptions et des papyrus, ont confronté leur point de vue sur l'administration des provinces et autres espaces dépendants de la République romaine. Après une préface et une introduction replaçant le sujet dans une perspective historiographique, des dossiers aussi controversés que les règlements législatifs provinciaux ou la mise en place de la fiscalité provinciale ont été repris à la lumière des exemples significatifs de l'Asie et des Hispanies, pour les replacer dans le cadre plus général de l'Empire. Certaines des modalités de la dialectique gouverneur/ Sénat et peuple de Rome, telles les lois comitiales, la profectio et la question de la prorogation des préteurs, et les échanges épistolaires entre les gouverneurs et le Sénat ont pu être précisés. La principale mission administrative du gouverneur, rendre la justice, a fait l'objet d'une mise au point d'après l'ensemble du corpus cicéronien. Enfin la mise en place des premiers recensements provinciaux a été étudiée grâce à l'analyse des structures provinciales. Ce colloque apporte également deux regards originaux : est décrit le cas de l'Égypte, où l'on peut lire les traces de la présence romaine dans l'espace non provincialisé qu'est le royaume-client ; les textes de Diodore de Sicile et d'Appien permettent de présenter la vision de deux provinciaux de culture grecque face aux réalités de la domination romaine, à travers leurs propos sur les gouverneurs d'époque républicaine. Cette rencontre aura par conséquent permis une mise au point fructueuse sur la gouvernance de l'empire romain d'époque républicaine, qui tient compte des dernières avancées de la recherche française et internationale.
La guerre est de toutes les activités humaines celle qui est le plus susceptible de conduire à la violation de normes fondamentales. Elle constitue alors un champ d'étude privilégié pour aborder la question de la transgression. L'historiographie s'est en définitive peu intéressée aux mécanismes de déclenchement ainsi qu'à la construction des intolérables dans ou en marge des conflits armés. Cet ouvrage tend donc à combler une lacune par une réflexion collective et pluridisciplinaire reposant sur une analyse de textes et d'images de l'Antiquité à nos jours.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.