Abondamment documenté et illustré, cet ouvrage, qui s ouvre sur une longue introduction historique d Olivier Barrot, retrace les grandes heures d une salle prestigieuse qui apporte depuis près d un siècle une contribution brillante à la vie théâtrale de la capitale. Né à la veille de la Première Guerre mondiale, aménagé dans le style anglais, le Théâtre Édouard VII fut considéré dès son origine comme l une des plus belles salles de Paris. À partir de 1920, son histoire va se confondre durant dix années avec celle de Sacha Guitry qui occupa la scène d Édouard VII, parfois aux côtés de son père, souvent auprès d Yvonne Printemps, et y connut ses plus grands succès. Transformé un temps en cinéma, le Théâtre revint à sa vocation durant les années d Occupation. Dès le lendemain de la guerre, il s imposa comme l une des scènes les plus courues de Paris, grâce à une programmation très diversifiée et souvent audacieuse et à d éclatantes distributions. Sa réputation ne devait pas se démentir au cours des Trente Glorieuses, notamment sous la direction de Jacqueline Cormier, qui y accueillit des acteurs devenus les stars d aujourd hui comme Isabelle Adjani, Isabelle Huppert, Niels Arestrup, Bernard Giraudeau, Pierre Arditi, dirigés par de jeunes metteurs en scène, parmi lesquels Bernard Murat. Celui-ci reprit le Théâtre Édouard VII en 2001 et lui donna un lustre nouveau. Succès après succès, s est ainsi imposé un style Édouard VII, dans la filiation de ce que Sacha Guitry a apporté au théâtre français: l élégance et l esprit.
Nombre de pages
164
Date de parution
20/10/2009
Poids
1 160g
Largeur
225mm
Plus d'informations
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EAN
9782749811321
Titre
Le théâtre Edouard VII
Auteur
Barot Olivier ; Haguet Lucile
Editeur
AVANT SCENE
Largeur
225
Poids
1160
Date de parution
20091020
Nombre de pages
164,00 €
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Une forme cinématographique du politique conforme à ce dont elle prétend traiter finit par entrer en contradiction avec elle même et se supprimer comme autonome, trouvant sa vérité dans son autre. Accomplissant l'esprit de la "distanciation" brechtienne, le film sabote la police qui le gouvernait, et le spectateur ne peut plus fuir, se retrancher dans le noir de la salle du cinéma ou la berçante illusion de la séparation. La politisation du film est totale: les contradictions sortent du film pour être du monde et c'est au spectateur seul qu'il incombe maintenant de décider si, oui ou non, il va se faire révolutionnaire.
Albert Lautman (1908-1944),.philosophe, juif, fusillé par les Nazis pour faits de Résistance comme son ami et collègue Jean Cavaillès, a laissé inachevée une oeuvre puissante et dont l'influence s'est fait sentir au-delà de son domaine. Lautman est une figure rare: un philosophe souverain, capable de mobiliser les grands noms de la tradition philosophique, de Platon à Heidegger, et suffisamment averti des mathématiques pour proposer une intelligence de leur développement acceptée des savants. Les membres du groupe Bourbaki ont reconnu en Lautman un auteur exposant adéquatement les mathématiques auxquelles ils contribuaient; Deleuze se réfère à lui de manière élogieuse; Badiou, Petitot et Salanskis, notamment, lui font écho ou tentent de le prolonger. On examine ici cette oeuvre dense, depuis Essai sur les notions de structure et d'existence en mathématiques et Essai sur l'unité des sciences mathématiques dans leur développement actuel aux textes posthumes, Symétrie et dissymétrie en mathématiques et en physique suivi du Problème du temps, après l'avoir située dans son contexte historique-scientifique. On espère ainsi montrer la profondeur et l'actualité d'une pensée singulière, celle d'un grand rationaliste qui était aussi un métaphysicien. Biographie de l'auteur Emmanuel Barot, agrégé de philosophie, est maître de conférences à l'université Toulouse Il - Le Mirail et directeur de programme au Collège International de Philosophie.
« Il ne s agit pas de "sauver l'université", mais de savoir ce qu'il y a à sauver, ce qu'il est possible et souhaitable de sauver, ce qu'il y a à détruire en elle, et quels sont les moyens adaptés à cette fin. » Le printemps 2009 a vu exploser la contestation, d'une ampleur et d'une durée inédites, de l'enseignement supérieur et de la recherche à l'égard des nouveaux principes de gestion managériale de l'université et de leur idéologie autoritaire. Pourtant l'université « d'avant » n'était pas indépendante du marché: comprendre les contradictions et l'échec politique de cette grève impose d'identifier, au travers de la mutation en cours, les logiques de continuité qui façonnent la transition historique actuelle. L'heure n est pas aux voeux pieux. Pour que les tendances de résistance puissent devenir de véritables forces opérationnelles conscientes de leurs possibilités, des lignes stratégiques et des options tactiques claires s'imposent. Cet essai mobilise la théorie au service de la pratique: s'organiser, agir, ne pas renoncer. Il propose un diagnostic, et souhaite contribuer à l'union des personnels enseignants, non enseignants et des étudiants pour combattre cette « incorporation croissante de la science au Capital », selon la formule de Marx, et ses effets liberticides. La révolution dont il est question ici s'entend à trois niveaux: la « révolution » réactionnaire en cours, la grève de 2009, et finalement l'appel à une double posture de résistance et de construction d'une université « oppositionnelle » en rupture avec les violences directes et les aliénations sournoises du capitalisme.
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