Stendhal distinguait deux sortes de livres : le plus grand nombre écrit par des " hypocrites pour obtenir de l'avancement " et les autres... appartenant au " happy few ". Dans cette seconde catégorie, sans conteste, se rangent les souvenirs de celle qui fut l'" Amazone " de Remy de Gourmont et dont le salon fut fréquenté par la plupart des grands écrivains et artistes de ce temps. Evoquer les rencontres de cette longue vie comblée n'est déjà pas si simple. Plus difficile, plus rare, est de savoir dépister les êtres, et chez ces êtres ce qui leur est personnel à l'extrême. C'est ce que Natalie Barney a recherché ; c'est cela qu'elle nous apporte dans ce livre. Documentaire d'une grande richesse pour l'historien, ces " traits et portraits " de grands disparus sont une source de joie et d'émotion pour d'autres. Mais le livre contient mieux encore qu'un éclairage nouveau et tout particulier sur Berenson, D'Annunzio, Max Jacob, Léautaud, Edmond Jaloux, Rouveyre, Gide et d'autres, sans oublier, de la part de l'amie de Renée Vivien, le petit traité sur l'" amour défendu ". En effet, par la seule expression de ses affinités électives, qui n'exclut ni l'ironie, ni la lucidité, on découvrira une image sincère et profonde de Natalie Barney à laquelle, dans ses lettres, Gourmont consacra tant de ferveur. Car ce qui touche, chez elle, ce qui frappe, ce sont les lignes de force de l'" Amazone " : la tendresse de l'intelligence, l'esprit du c?ur si merveilleusement vivace dans ces pages. La justesse du trait et l'élégance du style relient l'auteur, américaine de naissance et française de style, à la lignée de nos moralistes.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
188
Date de parution
23/01/2002
Poids
185g
Largeur
119mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782715223202
Titre
Traits et portraits
Auteur
Barney Natalie
Editeur
MERCURE DE FRAN
Largeur
119
Poids
185
Date de parution
20020123
Nombre de pages
188,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Résumé : "Attendre, attendre en vain ton élan que déçoitUne rivale absurde, et jalouse, me taire ... Avoir besoin d'un être, espèce d'adultèreContre la majesté qui règne obscure en soi. Je ne danserai plus cette amoureuse danseDu couple, menacé par le plus vivant deuilMettre sa volupté par-delà son orgueil, Richesse ou pauvreté, l'humaine dépendance ? La vie des amoureuses se passe moins au lit qu'à la fenêtre". Publiées en 1939 au Mercure de France, les Nouvelles pensées de l'Amazone révèlent tout l'esprit de Natalie Barney, poétique et incisif. Ce bréviaire où poussent des fleurs viriles reflète l'expérience hors du commun d'une femme qui cultiva mieux que personne l'art d'aimer, de vivre, et qui continue d'étonner par sa vision originale du monde. Reine des amazones, célèbre par son salon littéraire de la rue Jacob, Barney permet une plus grande visibilité aux amours lesbiennes dans le Paris de la Belle Epoque et de l'entre-deux-guerres. Il serait erroné de ne conserver que l'image de la séductrice quand la lecture de ses écrits suffit à montrer l'acuité de sa pensée.
Une correspondance qui vient compléter la figure célèbre d'une Amazone qui à la fin de sa vie a su garder intacte sa force de séduction. On en trouvera la preuve dans les pages qui vont suivre, et qui se terminaient souvent par : Toujours vôtre d'amitié tendre. Ce qui explique le titre donné à ce recueil.
Résumé : Roman moderniste, roman à clefs, roman épistolaire, roman-journal intime. Et l'un des premiers romans lesbiens. Quand elle écrivit Etude d'une passion en 1912, Natalie Barney avait 36 ans et sa légende, la légende de l'Amazone, était en train d'éclore. Dès les premières lignes d'Etude d'une passion, Natalie Barney nous indique son dessein, la ligne de son roman : analyser en profondeur le sentiment amoureux. Elle le décortique, ce sentiment, elle le met sous un microscope et nous raconte son développement, ses incertitudes, ses angoisses. Et ses joies et ses triomphes. Elle le fait avec un langage nouveau en rupture avec tout réalisme du XIXe , une écriture, la sienne, parfois informelle où il y a presque un refus de la linéarité au profit d'une structure plus circulaire. Natalie Barney, avec L'Adultère Ingénue, peut être considérée l'une des grandes romancières modernistes telles que Gertrude Stein, Djuna Barnes, Mina Loy, Katherine Mansfield, Rebecca West et Marianne Moore. Dans ce roman précurseur, Natalie Barney introduit des éléments technologiques absolument novateurs et hyper modernes : le téléphone, l'automobile et même l'avion. D'autre côté, en revanche, et cela justement pour déstabiliser le lecteur et déjouer tout rythme établi, elle y greffe une forme de style plus traditionnelle, celle du roman épistolaire, en insérant entre ses pages plusieurs vraies lettres échangées entre elle et Elisabeth de Clermont-Tonnerre. Natalie Barney n'a pas peur de dire l'amour charnel, impudique, entre deux femmes : " L'immense force de mon désir qui me change de sexe et même d'aspect, déchaîne le grand dieu du rut que je porte dans ma tête par mes flancs. ", écrit-elle. Jamais auparavant il y eut un roman rédigé avec cette même impulsion sensuelle et jubilatoire qui, contre toute attente de ses contemporaines, ne se termine pas avec la mort de l'une des deux héroïnes ou un adieu forcé par une catastrophe naturelle. C'est peut-être pour ces raisons qu'il ne trouva pas un éditeur " courageux " prêt à le publier. Ecrit directement en français par une Américaine - manuscrit d'abord dans deux cahiers noirs, dactylographié et corrigé à la main par la suite - il est resté cent dix ans caché dans des tiroirs. C'est le troisième roman de Natalie - le premier, Lettre à une connue (également inédit) dit l'histoire entre Natalie et Liane de Pougy, une sorte de réponse à Idylle saphique, le deuxième, Je me souviens (1910) est une réponse lui aussi à Une femme m'apparut de Renée Vivien - c'est ce troisième roman, qui est le plus novateur et original. Il était temps de lui donner la place qu'il mérite.
Le centre du monde s'appelle le Central : c'est à cette place que je m'installe, une place en corbeille, au deuxième rang derrière la petite rambarde de fer forgé marquant la frontière avec le parquet, dans cette salle aujourd'hui disparue. J'y ai vécu, et continue peut-être d'y vivre, l'imagination n'en étant pas morte, les moments les plus heureux de mon enfance, de mon adolescence aussi". F. G.
Au XIXe siècle, la bicyclette constitue une révolution et bouscule les conservatismes. Moyen de locomotion, et parfois d'émancipation, elle devient aussi un sport. Le Tour de France, créé en 1903, attire les plus grandes plumes : le vélo se répand dans les classes populaires, qui voient leur quotidien transcendé dans les aventures de "Coppi le charcutier" ou du "mitron Bobet". Aujourd'hui, le vélo n'est plus réservé aux dimanches, aux campagnes ou aux athlètes : il est de plus en plus présent dans les villes. On le pare de nouvelles vertus : il rime avec sobriété, autonomie, responsabilité, convivialité. Balade en compagnie d'Emile Zola, Maurice Leblanc, Jules Romains, Louis Nucéra, Pierre Sansot, Philippe Delerm, Erik Orsenna, Odon Vallet, Alphonse Allais, Jerome K. Jerome, Alfred Jarry, René Fallet, Albert Londres, Antoine Blondin, Paul Fournel, Eric Fottorino et bien d'autres...
4e de couverture : Madame Morin mène une existence paisible entre son mari Guy et ses trois enfants qu'elle élève avec fierté. C'est une mère de famille aimante. Pourtant, se pourrait-il qu'elle mène d'autres vies ? Atteinte d'un trouble dissociatif depuis ses quinze ans, elle est en proie à plusieurs personnalités distinctes qui prennent tour à tour le contrôle de sa vie.En quelques secondes, elle se métamorphose en Betty, Alice et les autres, dont elle ne conserve aucun souvenir. Des séjours répétitifs en clinique psychiatrique lui permettent de se mettre à l'abri. La fascination de son thérapeute suffira-t-elle à la protéger contre elle-même ?Dans un jeu de miroir qui parle du double, Vinciane Moeschler nous entraîne dans les profondeurs de la folie humaine. Si Norman Bates, mythique figure de Psychose, n'est pas loin, c'est aussi une formidable histoire d'amour qui nous est contée ici.
Résumé : Cette anthologie propose une large palette d'écritures poétiques, forcément multiple de par la variété de ses formes, la diversité de ses chemins, le registre étendu de ses voix. C'est la langue française qui la gouverne, et non pas la nationalité des poètes. La poésie française présentée ici offre un paysage contrasté, que ce soit une poésie inspirée, habitée de profondeurs sensibles, de vertiges métaphysiques, ou bien de "la poésie qui ne la ramène pas" , pour citer Christian Prigent. Tous les "styles" d'écritures sont mis en présence : vers réguliers ou libres, proses poétiques, minimalisme ou ampleur, oralité ou spatialisme, modernité affichée et militante ou jeu avec les formes fixes héritées de la tradition, écritures fragmentées... Bouquet varié de joies, d'inquiétudes et de beautés en compagnie de Villon, Marot, Ronsard, Racine, Voltaire, Lamartine, Vigny, Hugo, Nerval, Corbière, Rimbaud, Maeterlinck, Segalen, Apollinaire, Reverdy, Aragon, Michaux, Prévert, Senghor, Char, Des Forêts, Du Bouchet, Bonnefoy, Jaccottet, Butor, Venaille, Novarina, Bianu et bien d'autres...