Ecrit aux dires de Djuna Barnes, en quelques semailles du printemps 1928 comme "une blague", une distraction pendant l'hospitalisation de sa compagne Thelma Wood, imprimé sur les presses Darantière à Dijon, desquelles était sorti l'Ulysse de Joyce quelques années auparavant, publié aux frais de l'auteur et de quelques uns de ses amis chers, distribué sous le manteau à Paris et plus tard New York par les mêmes amis, l'Almanach (les dames est un livre à part dans l'ouvre de Djuna Barnes. En se réappropriant les codes et les formes de la littérature grivoise des siècles antérieurs, en saturant le texte d'allusions et d'équivoques sexuels. Djuna Barnes dresse une topographie entièrement nouvelle du corps féminin, du point de vue de "l'oeil lesbien".
Langston Hughes (Joplin, 1902-New York City, 1967), poète, romancier, éditorialiste et militant pour les droits civiques, est l'une des grandes figures de la littérature américaine du XX ? siècle et une icône de la littérature noire américaine. Il se fait remarquer dès son premier livre The Weary Blues - Le Blues usé un recueil de poèmes publié en 1926, dont nous publions aujourd'hui, pour ses 100 ans, la première traduction française. Son écriture lyrique et engagée s'impose dans le paysage littéraire nord-américain et marque profondément plusieurs générations d'écrivains et d'artistes africains-américains de James Baldwin à Toni Morrison, Nina Simone et Angela Davis, Ta-Nehisi Coates et Everett Percival, pour ne citer que les plus connus en France. Dès ce premier livre, Langston Hughes affirme une posture poétique et politique : écrire non pour soi seul, mais pour un peuple - celui des Noirs américains. En 2017, lorsque le National Museum of African American History and Culture à Washington D. C. ouvre ses portes, un vers de The Weary Blues - Le Blues usé est choisi pour figurer sur le dernier mur de l'exposition permanente, en lettres d'or géantes le vers I, TOO, AM AMERICA. Par sa force, ce vers de Hughes est devenu l'un des emblèmes les plus puissants de la littérature américaine résonnant par-delà les frontières.
La revue Fire !! (Feu !! ) est l'une des premières et des plus importantes, certainement la plus radicale, des revues africaines-américaines des folles années 1920. Elle a été conçue par un groupe de sept jeunes écrivain/e/s et artistes, qui joueront un rôle essentiel dans le mouvement de la Renaissance Noire ou Renaissance de Harlem. Parmi eux, deux figures majeures de la littérature noire américaine du XXe siècle : Langston Hughes et Zora Neale Hurston (auteur/e/s incontournables pour des écrivain/e/s américain/e/s comme James Baldwin et Toni Morrison). Le but du collectif était de pouvoir exprimer l'expérience africaine-américaine dans un style nouveau, moderne et réaliste, par les moyens de la littérature et de l'art. En novembre 1926 paraît le premier, et le seul, numéro de la revue Fire !! qui marqua l'époque et les générations futures d'artistes et écrivain/e/s. Notre nouvelle édition de Feu !! vient célébrer ses 100 ans !
Présentation de l'éditeur Sous le titre TEXTES D'OMBRE - DERNIERS ECRITS sont réunis les derniers projets d'Alejandra Pizarnik, c'est-à-dire les derniers recueils ou ensembles de textes composés ou rassemblés par elle en vue d'une publication. Pour la plupart inédits en français, ces écrits ont été rédigés pendant les deux dernières années de sa vie, entre 1970 et 1972. Extrémités d'une recherche désespérée de l'autre par l'écriture, beaucoup de "Textes d'Ombre" se présentent comme des dialogues dont Ombre est l'objet ou l'interlocuteur, personnage de double, elle-même souvent dédoublée en "Ombre et Ombre", l'une survivant à l'autre.