Oeuvres choisies. Volume 3, La griffe ; L'amour d'un brave type, 2e édition
Barker Howard ; Déprats Jean-Michel ; Rippon Nicol
THEATRALES
19,50 €
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EAN :9782842606893
Ce 3e volume de ses oeuvres choisies fait découvrir un autre aspect de Parker, avec deux de ses premières pièces où l'excès d'abjection et de macabre va lui permettre de définir les contours d'un nouveau théâtre politique. Malgré la gravité des sujets, ce n'est pourtant pas le tragique qui prédomine ; comme si l'auteur mettait en évidence que le monde est trop inhumain pour que le mode tragique soit encore capable de l'exprimer. Il cherche donc à le dépasser par le grotesque. Quelques années plus tard, il développera sa théorie du théâtre de la Catastrophe. La Griffe (1975) conte l'épopée tragicomique d'un bâtard bigleux né dans la misère, Noël Biledew, Il compte prendre sa revanche et s'élever dans l'échelle sociale en proposant ses services de maquereau, notamment au ministre de l'Intérieur. Une liaison malencontreuse avec l'épouse de ce dernier causera sa perte. L'acuité de l'auteur et sa virulence sarcastique marquent la singularité de cette satire dramatique au vitriol. L'Amour d'un brave type (1978) nous transporte deux ans après la Première Guerre mondiale sur les collines des Flandres, théâtre de nombreux combats et sépulture sauvage de milliers de soldats. Londres décide de financer la construction de véritables cimetières, et la confie à Hacker, entrepreneur ambitieux. Cette comédie noire, où se rencontre une succession de personnages hauts en couleur, interroge les rapports entre histoire privée et histoire publique.
Nombre de pages
198
Date de parution
17/09/2015
Poids
288g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782842606893
Titre
Oeuvres choisies. Volume 3, La griffe %3B L'amour d'un brave type, 2e édition
Auteur
Barker Howard ; Déprats Jean-Michel ; Rippon Nicol
Editeur
THEATRALES
Largeur
150
Poids
288
Date de parution
20150917
Nombre de pages
198,00 €
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Un vieil homme passionnément amoureux d'une femme encore plus âgée que lui. Elle est mariée. Lui met tout en oeuvre pour la convaincre de le suivre. C'est un hymne au désir à un âge avancé qui s'écrit, en contrepoint de la vision qu'a Dante de son amour éternel Béatrice, toute de grâce et de pureté. L'héroïne de Howard Barker, elle, se caractérise par sa sexualité, la conscience aiguë qu'elle a de son apparence, et les calculs qu'elle fait pour parvenir à ses fins. Ce poème narratif du grand écrivain britannique Howard Barker explore les relations entre amour, désir et douleur dans une langue ciselée et déroutante. Intensément troublant.
Dans une succession de dix-huit tableaux à la fois envoûtants, drôles et tragiques, Blessures au visage expose les relations que nous entretenons avec notre visage et son reflet dans le regard des autres. Un voyage à travers le miroir déformant des fantasmes, des passions et de la mémoire. « Le visage, dit Barker, est le siège du désir, et le désir ce qui fait dans mes pièces que les personnages transcendent la cruauté du monde. » Tenna, une jeune fille de dix-sept ans, et Isonzo, un très vieil homme au bord du tombeau, viennent de se marier. Les liens du mariage, renforcés par la différence d'âge et leur cécité présumée, sont mis en jeu dans un dialogue saccadé, plein de poésie brutale et d'érotisme. Les deux époux attisent chacun leur tour l'atmosphère torride de cette Douzième Bataille d'Isonzo. Leur désir s'exacerbe dans une quête d'amour absolu entre premier baiser et baiser de la mort. Après Tableaux d'une exécution et Les Possibilités, voici un deuxième volume consacré à l'?uvre de Howard Barker. Injustement méconnu en France, auteur d'une trentaine de pièces, il est l'une des voix les plus originales et les plus fécondes du théâtre anglais contemporain. Son théâtre, viscéral, dérangeant, révoltant parfois, se définit comme un e Théâtre de la Catastrophe u en contrepoint du « Théâtre de la Cruauté » d'Antonin Artaud. Artiste accompli, il est aussi peintre et poète.
Dans ces deux puissantes partitions pour actrices, Howard Barker s'affirme de nouveau comme le dramaturge du détour historique, interrogeant les grandes oeuvres et leurs mystères avec un regard neuf. Ne délivrant aucun message moral ou politique, son théâtre y est d'une radicalité artistique affirmée. Loth et son Dieu reprend l'épisode biblique de la destruction de Sodome pour en explorer un détail énigmatique : pourquoi la femme de Loth s'attarde-t-elle dans sa fuite pour jeter un dernier regard sur la ville ? Pourquoi un tel châtiment pour ce geste nostalgique ? Que refuse-t-elle de quitter, dans cette ville dépravée, qui puisse valoir plus, à ses yeux, que la vie même ? Marcella de Ulloa plonge au coeur des Mâtines, de Vélasquez, l'un des plus grands chefs-d'oeuvre de l'histoire de la peinture. Barker s'intéresse à la scène cachée que le peintre espagnol est en train d'exécuter. Marcella est une fascinante érudite de 70 ans que tous admirent et recherchent, sauf Vélasquez. Quand ce dernier est contraint par le roi de la peindre nue, il se découvre un tel attrait pour ce corps que révéler son oeuvre pourrait bouleverser l'esthétique et le cours du monde. Par ces deux textes où la mort et la sensualité se côtoient, Barker demeure le peintre dramatique de la mise en doute des conventions, du mystère et de la violence du désir.
Jérôme Laronze, paysan éleveur, résistant aux injonctions de traçage sanitaire de ses bêtes au nom d'une agriculture humaine, est abattu par un gendarme au neuvième jour de sa cavale. En neuf mouvements comme neuf étapes d'un oratorio imprécatoire, sa soeur prend la parole et, dans un souffle, érige telle Antigone un monument à ce frère dont elle dénonce la mort. Les Deux sont des soeurs, la grande et la petite, coincées dans leur village désindustrialisé, vouées à un destin de victimes par un déterminisme social contre lequel seule la petite semble décidée à se battre. Par de courtes scènes aux dialogues épurés et saillants comme des uppercuts, l'auteur plonge dans cette France périphérique oubliée. Avec ces deux textes très différents, Guillaume Cayet poursuit sa recherche d'un théâtre de résistance. Il offre une partition quasi musicale pour une actrice, mais aussi une large distribution pour des troupes. Un théâtre à lire et à jouer pour rester debout.
Qui n'a jamais entendu le nom d'Antigone ? Celle qui se dresse contre l'injustice demeure plus que jamais une source d'inspiration et un modèle. Suzanne Lebeau s'est emparée de ce mythe pour le raconter à hauteur d'adolescente. Depuis la méprise fatale d'OEdipe, tuant son père et épousant sa mère, jusqu'à la révolte d'Antigone, refusant de laisser son frère sans tombeau et enfreignant l'interdit de son oncle Créon, elle redonne vie à cette histoire terrible et fascinante. Mêlant le récit du choeur aux voix de Créon et d'Antigone, la pièce dévoile toute la complexité des liens du sang et interroge : que doit-on suivre, la loi ou notre conscience ? Qu'est-ce que gagner veut dire ?
Des pluies diluviennes se sont abattues sur un petit village isolé. La vague de boue a éventré la salled'écriture, où des habitants se réunissaient pour recueillir les souvenirs; depuis l'exode de leurs enfants, ils avaient écrit leur histoire. Maintenant, tout est à refaire. Secondé par Danny-l'Enfant-Seul, l'unique enfant demeuré sur place, Samuel entreprend d'immortaliser l'?uvre de son groupe d'écrivains au moment même où ceux-ci s'apprêtent à l'abandonner. "Nos cultures et nos mémoires sont comparables à ces vieillards qui luttent contre une disparition inévitable. Un monde se meurt... De quoi sera fait le prochain?", interroge Michel Marc Bouchard. Un texte émouvant, une réflexion sur la mémoire et l'écriture, avec l'humour et la poésie que l'on connaît à l'auteur des Muses orphelines.
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