Le débat récurrent autour des trente-cinq heures, le problème toujours d'actualité des délocalisations industrielles traduisent l'importance que revêt aujourd'hui la question du travail pour les sociétés humaines. Sans perdre de sa dimension de lutte quotidienne de l'homme pour échapper à l'esclavage de la nature, le travail a connu en effet des mutations profondes à la fois dans le temps et dans l'espace. Sous l'effet de l'industrialisation, les qualifications ont évolué ; la rationalisation a progressé (introduction du chronométrage, taylorisme, fordisme, système Bedaux), le salaire a été redéfini et la jurisprudence a modifié la lecture du droit du travail. Objet de représentations multiformes, le travail est aussi l'enjeu des stratégies d'acteurs : les entreprises sont ainsi passées du paternalisme à la promotion de la culture d'entreprises. Certaines ont même repensé l'espace afin de créer une nouvelle harmonie entre travail et capital. Sont concernées les PME, mais aussi le secteur public et parapublic. Ces représentations et ces stratégies se sont particulièrement focalisées autour de questions comme les conventions collectives ou le modèle américain de productivité. Il existe une grande diversité de situations selon les secteurs, les entreprises et les métiers. Sur les chantiers, la mobilisation d'effectifs nombreux et la difficulté technique des réalisations ont conduit à des risques élevés d'accidents du travail. Le savoir-faire ouvrier a permis aussi un fonctionnement satisfaisant des services publics et la recherche de l'excellence dans le travail. Mais le progrès des techniques a provoqué aussi des mutations douloureuses. Même dans les services, la professionnalisation s'est affirmée : ainsi dans les Caisses d'Epargne ou à la Poste, autour de la figure emblématique du facteur rural.
Nombre de pages
427
Date de parution
27/01/2005
Poids
682g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782735505678
Titre
Le travail à l'époque contemporaine
Auteur
BARJOT DOMINIQUE
Editeur
CTHS EDITION
Largeur
160
Poids
682
Date de parution
20050127
Nombre de pages
427,00 €
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La première moitié du XXe siècle a été marquée par deux conflits mondiaux d'une gravité exceptionnelle au point que l'historien G. L. Mosse a pu parler d'un processus de "brutalisation" de la guerre. Celle-ci, à la fois dans ses réalités et ses représentations, s'est accompagnée de mutations sociales d'une ampleur inconnue jusqu'alors: pertes militaires et civiles jamais vues pendant un laps de temps aussi court, utilisation grandissante d'armes de destruction massive, mobilisation quasi totale des économies, déplacements eux aussi massifs de population, déportations, emploi de plus en plus systématique du travail forcé et, par-dessus tout, extermination délibérée de certains peuples - au génocide arménien, dès le premier conflit mondial, a fait suite, à un niveau d'horreur jamais égalé, celui des juifs et des tziganes. À cet égard, il existe un devoir d'histoire, qui, en soi, justifie le choix de la question traitée dans le présent ouvrage. Ce devoir d'histoire a suscité une immense production historiographique dont le livre se fixe pour objectif d'exposer, à propos de chacune des grandes nations concernées (Allemagne, Espagne, États-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni, Russie-URSS) les grands débats et les conclusions essentielles
L'histoire de la construction européenne de 1919 à 1992 est marquée par l'affrontement de deux aspirations essentielles : l'une, politique ; l'autre, plus économique. Entre ces deux visions, un choix n'a jamais vraiment été fait, d'où les ambiguïtés dans lesquelles s'inscrit aujourd'hui l'action de l'Union et les mutations qui furent les siennes. Parfaitement conforme aux exigences du concours et rédigé par un groupe d'universitaires spécialistes du sujet, cet ouvrage analyse les trois grandes étapes de cette évolution : la période 1919-1945 marquée par l'échec des aspirations à la paix, puis un conflit mondial terrible qui met aux prises deux visions de l'Europe ; le second acte (de 1946 à 1978) qui voit émerger une réalité européenne, à travers la naissance de la CECA, puis de la CEE ; la dernière période (de 1979 à 1992) qui révèle les tensions entre approfondissement et élargissement. Ce processus donna lieu à d'intenses débats et controverses dont tient compte le présent manuel. Celui-ci propose cartes et schémas originaux qui aideront les candidats à maîtriser des mécanismes économiques et juridiques parfois complexes.
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Résumé : Le Garde-Meuble de la Couronne était l'administration chargée de la gestion du mobilier et des objets d'art destinés à l'ornement des appartements royaux. Tout d'abord simple attribution du valet de chambre du roi depuis le Moyen Âge, la création d'une administration spécifique, dirigée par un intendant, s'avéra nécessaire pendant le règne de Henri IV devant le développement des maisons royales. La charge d'intendant général des meubles de la Couronne devint de plus en plus prestigieuse à partir du règne de Louis XIV grâce à l'attention croissante portée au mobilier royal par les souverains. Les intendants furent des personnalités intéressantes et l'étude de leur origine sociale et de leurs parcours permet de mieux comprendre leur action à la tête du Garde-Meuble. Tour à tour excellents administrateurs, amateur éclairé ou favori du roi, ils contribuèrent au rayonnement du mobilier royal et de leur administration. Pour la première fois, le statut juridique du mobilier royal est abordé avec particulièrement la question de son inaliénabilité et les limites de celle-ci, ainsi que. parallèlement, celui des garde-meubles personnels des souverains qui géraient leurs biens mobiliers privés. Cette étude de l'histoire administrative, juridique et sociale du Garde-Meuble apporte un regard nouveau et complémentaire sur cette importante institution de l'Ancien Régime et son fonctionnement, incontournable pour l'étude du mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que sur la personnalité de ses directeurs.