Barillet Julie ; Heitz Françoise ; Louguet Patrick
PU ARTOIS
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EAN :9782848320786
Pourquoi l'enfant au cinéma ? C'est d'abord que l'enfant au 7e art renvoie à des figures concrètes, singulières, à des traits de visagéité, à des expressions tellement émouvantes qu'on en garde au fond de soi les traces les plus vives. Les images d'enfants devenues icônes surgissent ainsi devant nos yeux, en provenance d'Espagne, des Etats-Unis, de Grèce ou d'ailleurs ; ce sont souvent des icônes souriantes - l'humour n'est-il pas " bon enfant " ? -, mais derrière lesquelles l'analyse, parfois, permet de débusquer l'instrumentalisation de la figure de l'enfant au service d'un appareil idéologique et politique. Toutefois, l'enfant, c'est aussi une puissance d'adhésion au monde qui l'entoure, une force d'ouverture, des capacités d'invention poétique qu'il trouve dans la langue en même temps qu'il en fait son acquisition, ce qui le met résolument du côté du philosophe, de l'écrivain et de l'artiste. Cette disponibilité propre à l'enfance, le 7e art ne cesse de la réactiver ; il tente de nous montrer ce dont est fait son imaginaire, il offre à notre regard son apprentissage du monde et de soi, selon les modalités propres à chaque aire culturelle qui lui donne naissance. L'enfant au cinéma nous renvoie au problème du temps, envisagé de manière différente selon les civilisations qui l'ont façonné ; il interroge notre mémoire, individuelle et collective, il interroge nos " premières fois ". De plus, en tant qu'enfant-acteur ou enfant-spectateur, dans sa dimension de victime monstrueuse ou de bourreau angélique, il interroge aussi notre regard d'adulte. Le binôme innocence / perversité est ainsi porteur d'innombrables figures, où l'ambiguïté de l'enfant, la crainte que son univers parfois opaque inspire à l'adulte sont pleinement manifestées. L'intériorité de l'enfant au cinéma, révélée dans sa radicale différence d'interprétation du réel, peut donner à voir l'évanescence des critères moraux, mais aussi et surtout le brouillage symbolique qui fait toute la richesse filmique ; l'esthétique des films présentant une réalité traumatique oscille du drame psychologique à l'épouvante, du gothique au fantastique, d'où l'interrogation métaphysique n'est souvent pas absente. La richesse thématique et la variété géographique des ?uvres envisagées qu'il nous est proposé de découvrir ou de redécouvrir ici font de cet ouvrage un panorama précieux de l'enfant dans tous ses états cinématographiques.
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Nombre de pages
337
Date de parution
06/11/2008
Poids
605g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782848320786
Titre
L'enfant au cinéma
Auteur
Barillet Julie ; Heitz Françoise ; Louguet Patrick
Editeur
PU ARTOIS
Largeur
160
Poids
605
Date de parution
20081106
Nombre de pages
337,00 €
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Barillet Julie ; Heitz Françoise ; Louguet Patrick
Entrer dans le cinéma par le biais de la ville: c'est le but que se fixe cet ouvrage tout en proposant un vaste tour d'horizon de zones linguistiques et de genres cinématographiques variés. De Berlin à Moscou, de Barcelone à Santiago du Chili, de Madrid, Nevers, Hiroshima, New York, Los Angeles aux bourgades naissantes du western, aux métropoles imaginaires de la science-fiction ou aux villes modernes de Jacques Tati, les communications de ce recueil croisent et complètent leurs approches. Sont ainsi présentés des travaux où l'aspect documentaire et/ou fictif des villes donne lieu à une réflexion sur les moyens esthétiques mis en ?uvre par les cinéastes pour transformer la réalité par le biais de la stylisation, de la symbolique, de réminiscences intertextuelles, de l'adaptation des métaphores urbaines de la littérature, ou encore par une utilisation subjectivisée de tous les moyens de la représentation, parfois même jusqu'à transformer le tissu urbain en un tout organique dont la fiction présente l'harmonie ou, bien plus souvent, les pathologies. Les aspects sociaux et politiques de ce tout constitué par la ville, et en particulier ces maux très contemporains que sont la marginalisation, l'aliénation ou le terrorisme, permettent également, dans un jeu de va-et-vient, de mettre en question les principes esthétiques utilisés pour leur représentation dans diverses cinématographies du monde. Ce recueil se présente donc comme une confrontation de propositions visant à refléter la multiplicité des perceptions et représentations de la ville au cinéma, dans le but de susciter des regards et des questionnements novateurs, peut-être même provocateurs, sur le cinéma, ses modes de représentation et ses influences.
Cet ouvrage propose une vision du trauma, de la dissociation et de l'attachement intégrant les données neurobiologiques. Son approche orientée vers le traitement est pratique et décrite dans un style clair et direct, accessible au thérapeute et au patient. L'auteur y expose un modèle qui met en exergue la "résolution", c'est-à-dire une transformation de la relation à soi-même qui remplace la honte, le dégoût de soi et des suppositions de culpabilité par une acceptation bienveillante. Ce mode d'intervention résulte de l'adaptation de plusieurs approches thérapeutiques de pointe, parmi lesquelles : la psychothérapie sensorimotrice ; la thérapie IFS (Internal Family System) ; la thérapie basée sur la pleine conscience ; l'hypnose clinique. Grâce à ce livre, le professionnel se forgera des outils concrets pour aider ses patients à créer un sentiment intérieur de sécurité et de bienveillance envers la totalité de leur être. Nouveautés de cette édition : nouvelle préface d'Eric Binet ; compléments numériques à destination du patient ; feuilles de travail pour le professionnel ; audios.
Braillet Renaud ; Charreire Juliette ; El Dairouty
Les contributions réunies ici sont l'oeuvre de jeunes chercheuses et chercheurs d'horizon différents qui ont traité du thème des radicalités et du droit lors d'une journée d'études organisée à l'Université Paris-Saclay le 23 novembre 2022. Les propos concernent une pluralité de thématiques, de la lutte juridique contre les radicalités au phénomène de radicalité au sein du droit. La radicalité est à la fois extrême et retour à la racine, objet politique et juridique ce que l'ensemble des auteurs démontre.
L'enquête choc qui dresse un état des lieux sans concession de la situation réelle de la sncf, au bord de la rupture. Une organisation du travail kafkaïenne ; un endettement croissant ; un statut controversé; une direction intouchable ; des salariés en souffrance ; des petites lignes en sursis ; une tarification aberrante ; des retards, pannes et accidents en série ; des incivilités pesantes ; une vulnérabilité au terrorisme : la liste est longue des défaillances et scandales qui entachent régulièrement la réputation de la SNCF. Hier symbole du service public à la française, le transporteur apparaît aujourd'hui à bout de souffle. Voie du salut ou voie sans issue, la réforme coup de poing de la présidence Macron ouvre une ère d'incertitude.
Résumé : Normal021falsefalsefalseFRX-NONEX-NONE / Style Definitions / table. MsoNormalTable {mso-style-name : "Tableau Normal" ; mso-tstyle-rowband-size : 0 ; mso-tstyle-colband-size : 0 ; mso-style-noshow : yes ; mso-style-priority : 99 ; mso-style-parent : "" ; mso-padding-alt : 0cm 5. 4pt 0cm 5. 4pt ; mso-para-margin : 0cm ; mso-pagination : widow-orphan ; font-size : 12. 0pt ; font-family : "Calibri", sans-serif ; mso-ascii-font-family : Calibri ; mso-ascii-theme-font : minor-latin ; mso-hansi-font-family : Calibri ; mso-hansi-theme-font : minor-latin ; mso-bidi-font-family : "Times New Roman" ; mso-bidi-theme-font : minor-bidi ; mso-fareast-language : EN-US ; } La figure de Judas n'a cessé d'interroger sur le sens de sa responsabilité dans la mort de Jésus. Treize études retracent les différentes interprétations qui ont été données du personnage à travers les siècles, en littérature et en peinture. Dans l'imaginaire occidental, Judas est d'abord la figure du traître. Il est l'apostolus apostatus qui a livré Jésus. Mais traître par nature ou traître par accident ? Entre répulsion et fascination, le personnage n'a cessé d'interroger sur le sens de son geste et de sa responsabilité. Au regard des textes évangéliques et du livre des Actes, le présent volume regroupe treize études qui retracent les grandes étapes de l'interprétation. Judas reste dans la littérature apocryphe, patristique et médiévale celui qui a trahi sans se repentir ; son suicide en porte témoignage. Puis, la perception de Judas évolue jusqu'à une certaine réhabilitation qui se dessine à partir du xviiie siècle. Judas y est vu comme le représentant déçu d'un malentendu sur la mission messianique de Jésus à moins que ce dernier ne l'ait livré sur sa propre demande pour sauver le monde. Le coupable devient pauvre pécheur, sous couvert de la faiblesse inhérente à la condition humaine. Il porte en lui la lancinante interrogation sur l'existence du mal. Une étude sur l'iconographie clôt ce parcours et montre combien l'art développe sa propre exégèse de Judas.
Van Der Meersch Maxence ; Melliez Mary ; Morzewski
Romancier à succès dans l'entre-deux-guerres (La Maison dans la dune, Invasion 14, Corps et Ames...), Prix Goncourt 1936 avec L'Empreinte du dieu, Maxence Van der Meersch (1907-1951) fut aussi un chroniqueur et nouvelliste recherché dont les textes parurent régulièrement dans la presse entre 1925 et 1950. Marianne, L'Intransigeant, Candide, Le Figaro, Paris-Soir... publièrent ses chroniques et nouvelles, ainsi que les grands titres de la presse du Nord de la France. Articles de commande ou de circonstance, textes d'humeur voire véritables "manifestes" où l'écrivain, fidèle à ses engagements humanistes, prend position sur différents problèmes de société, un important florilège de cette production se trouve rassemblé dans ces deux volumes qui permettent de nuancer considérablement l'image "réactionnaire" de l'écrivain. Sensible à la souffrance et à la misère des "gens de peu" dont il partagea le sort, révolté par l'inégalité et l'injustice mais aussi par le sort fait aux femmes dans le monde du travail à son époque, il est hanté par les ravages de la guerre dans sa région. La même inspiration anime aussi ses nouvelles, dont certaines constituent les embryons de romans édités ultérieurement, mais aussi inédits ou inachevés (Paternité, Invasion 40...). Van der Meersch y exploite avec une maîtrise accomplie toutes les tonalités du genre, et certaines de ces nouvelles sont dignes d'un Maupassant. Enfin, un long texte inédit, "L'Affaire Jean Boudart", apporte un témoignage exceptionnel sur la "première carrière" de Van der Meersch, qui fut avocat au barreau de Lille, y déployant le même généreux engagement social que dans son oeuvre d'écrivain.
Bussière Eric ; Lefebvre Bernard ; Vavasseur-Despe
Les faits présentés dans ce livre nous renvoient à près d'un siècle pour les plus récents d'entre eux. Pourtant, cette histoire déjà lointaine nous parait proche à bien des égards. Qui, aujourd'hui encore, peut rester insensible au récit des luttes politiques et sociales, au regard porté par les artistes du temps sur les sites et les scènes hérités de traditions industrielles dont certaines portent encore les dynamiques d'aujourd'hui ? Car le XIXe siècle est celui qui installe définitivement les provinces françaises du Nord dans le monde contemporain et leur ancrage dans l'espace national. Les spécificités que la région affirme sont interprétées comme autant d'apports à la Nation qu'il s'agisse de sa richesse démographique, industrielle ou agricole. Les combats qui l'animent sont ceux de la France tout entière que l'on parle de politique ou de religion, même si les provinces du Nord affirment souvent leur particularisme à travers le souci d'atténuer la violence des tensions qu'illustrent bien le poids dans la région du socialisme réformiste ou la sensibilité sociale des milieux catholiques, Peut-être est-ce du à ce que les provinces françaises du Nord savent ce que représentent la guerre, les invasions ou les occupations. Et si l'aspiration à la paix l'a souvent emporté à la suite de ces moments difficiles, le souvenir de la confrontation avec l'ennemi d'hier a aussi contribué à associer dans la mémoire collective le destin de la région avec celui de la Nation.
Grâce à sa quête permanente de "choses qui enflamment [son] imagination", Jim Jarmusch occupe une place singulière dans le cinéma postmoderne américain et international. S'inspirant méticuleusement et avec enthousiasme de littérature, de philosophie, des arts visuels, de cartoons, de chansons et de musique, peintre des cultures et des paysages de l'ailleurs qui se veut à l'écoute des langues et accents du monde, Jarmusch cherche à "confondre et brouiller les éléments apparemment disparates" pour créer beauté et poésie. Depuis plus de trois décennies, un comique décalé, une narration contemplative, une structure épisodique, une intertextualité soulignée et des références transculturelles décrivent la condition humaine avec un désenchantement contenu et un ravissement distancié. Les 16 articles (rédigés en français et en anglais) qui composent Les Variations Jarmusch réinterrogent l'éthique et l'esthétique de l'un des cinéastes les plus originaux d'Indiewood.