Mémoire et histoire en Europe centrale et orientale
Baric Daniel ; Le Rider Jacques ; Roksandic Drago
PU RENNES
20,00 €
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EAN :9782753512214
La question de la mémoire, devenue un champ de recherche fécond dans l'historiographie française, allemande et anglo-saxonne, est en passe de devenir l'objet d'études importantes en Europe centrale et orientale. Lieu d'affrontement de forces impériales et locales, durablement confronté à la nécessité de reconstruire et repositionner des identités aussi bien individuelles que collectives, l'espace centre et est-européen se présente comme un champ privilégié de questionnements sur les modalités de la constitution d'une culture historique et mémorielle. La mémoire constitue de fait un défi majeur posé aujourd'hui à la fois à la recherche historique, mais plus généralement aussi aux sociétés d'Europe centrale et orientale. Cette question est rendue plus aigué encore par le contexte actuel de transition postcommuniste, d'intégration européenne et de globalisation, qui posent la question de la révision de la mémoire historique, de sa (re) construction et de la subversion de modèles identitaires. A travers des chapitres thématiques, les auteurs de cet ouvrage collectif abordent la question de l'instrumentalisation de l'histoire et de la mémoire par le pouvoir politique, la construction de lieux de mémoire et leurs représentations et usages, la mémoire dans la construction des identités nationales, mais aussi municipales, régionales et transnationales. Le patrimoine, au niveau local ou régional, fait l'objet d'analyses qui mettent en relief le fonctionnement de ses mises en scène, sans en éluder les omissions. Ces thèmes ont été abordés à partir de différentes perspectives disciplinaires : études germaniques, histoire politique et culturelle, histoire de l'art, slavistique, littérature, sociologie et ethnologie. Placés dans des unités thématiques, les articles proposent une progression chronologique, de l'époque médiévale à la période postcommuniste, en passant par la Seconde Guerre mondiale et les guerres dans l'espace yougoslave des années 1990, à travers des études de cas pris dans l'ensemble de l'espace centre et est-européen. La Croatie, dont la mémoire fait tout particulièrement l'objet d'analyses, fait figure ici de paradigme privilégié, à partir duquel s'offrent des perspectives comparatives.
Nombre de pages
358
Date de parution
05/01/2011
Poids
501g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753512214
Titre
Mémoire et histoire en Europe centrale et orientale
Auteur
Baric Daniel ; Le Rider Jacques ; Roksandic Drago
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
501
Date de parution
20110105
Nombre de pages
358,00 €
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La situation des juifs, partagés entre différentes identités nationales en formation en Europe centrale de la fin du XVIIIe siècle à la seconde guerre mondiale, est révélatrice des enjeux identitaires et politiques auxquels doivent faire face les minorités. La question de l'appartenance nationale se pose pour eux avec une acuité particulière, et ils apparaissent dés lors comme des individus au parcours à la fois singulier et paradigmatique. Les auteurs mettent en évidence à travers des chapitres consacrés à des personnalités emblématiques les mécanismes de la construction d'une identité personnelle dans un environnement complexe, qu'elle s'effectue dans la sphère privée ou publique, en passant par l'adhésion volontaire à une communauté, qu'elle soit culturelle ou politique. Les étapes de la construction d'identités apparaissent à travers des biographies qui s'inscrivent dans un vaste espace, depuis l'Europe centrale (Vienne, Prague, Budapest, Zagreb et Varsovie) jusqu'à Jérusalem et la Chine. Le parcours d'individualités juives permet de suivre l'émergence d'identités complexes, dans le contexte d'adoption d'autres cultures ou de réaffirmation d'un ancrage spécifiquement juif. A la fois chronologique et thématique, l'ouvrage analyse le lien entre écriture et identité, retrace la maturation de consciences politiques et met en évidence le rôle de Vienne, la grande métropole centre-européenne au coeur d'un vaste réseau d'échanges culturels. Ainsi apparaissent, sous un nouvel éclairage, des figures connues et méconnues de pédagogues, de rabbins, d'historiens, d'hommes et de femmes de lettres : Karl Kraus, Max Brod, Elias Canetti, mais aussi Veza Canetti, Klara Blum.
La question des schémas de camouflage du chasseur Spitfire de la Seconde Guerre mondiale a fait l'objet de nombreuses publications. Par conséquent, l'objet de cet ouvrage est de traiter plutôt des nombreuses variations peu connues de ces camouflages, qu'elles soient provisoires, locales, ou employées par les autres forces aériennes dotées du célèbre chasseur, pendant et après le conflit. Ces camouflages, officieux ou non, sont spécifiques à certains théâtres d'opérations et souvent improvisés pour s'adapter à la région. La centaine de profils couleurs qui compose cet ouvrage a été réalisée avec précision à la suite de recherches approfondies et en particulier d'entretiens avec des vétérans du conflit. Cet ouvrage vient compléter deux précédents tomes sur le Spitfire parus chez Histoire et Collections en 2014 et 2015 dans la collection Avions & Pilotes, n°19 et 21.
Pianiste de talent reconvertie dans le journalisme, avec une vie de couple qui bat de l'aile, Olga part en reportage à Toulon. Elle doit y recueillir le témoignage d'une vieille femme russe pensionnaire depuis longtemps d'un sanatorium. Cette Maria Koltchak, qu'on a dit folle, affirme être une ancienne détenue du goulag stalinien et désire se confier avant de mourir. Au fil des entretiens, Olga est happée malgré elle par son histoire poignante. On assiste à une tragédie familiale sur fond d'histoire de l'URSS. Aidée par le directeur de l'hôpital, Olga tente de renouer chacun des fils d'un récit palpitant marqué parla trahison et l'espoir. Elle remonte avec Maria dans les profondeurs de ses souvenirs, notamment celui de la recherche de sa fille disparue. A travers ses yeux, la jeune femme découvre Moscou, la Sibérie, elle retourne là où tout a commencé, lors d'un dernier printemps à Paris...
Être forcée de vivre sur Mars ? nommée d'après le dieu de la guerre et le pendant mâle de Vénus ? la rendait malade. "Avec ce premier recueil à la prose ironique, Asja Bakic crée une galerie de personnages uniques et tordus, qui évoluent dans des univers à la croisée du fantastique d'Edgar Poe et d'un futur à la Black Mirror : une femme n'échappera au purgatoire que quand elle aura composé son chef-d'?uvre ; une autre réside dans un monde sans contact physique où elle écrit de la pornographie ; des enfants s'inventent des monstres au c'ur d'un été idyllique ; une sociopathe trouve plus retorse qu'elle ; et dans la dernière nouvelle, la littérature a été déclarée nocive pour l'humanité et tous les auteurs exilés sur la planète Mars.Peuplées d'écrivaines, de solitaires, de meurtrières ou de clones qui toutes tentent de trouver un sens à leur réalité désaxée, ces histoires teintées d'humour noir lèvent le rideau sur l'étrangeté du quotidien et revisitent avec brio quelques thèmes classiques de la science-fiction d'un point de vue féminin.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.