Depuis 1983, le photographe et écrivain Patrick Bard photographie son neveu. Il a commencé sans trop savoir pourquoi, alors que ce dernier avait 16 ans. Il s'appelait alors Jean-Pierre. Il s'est marié tôt, a eu deux enfants qui ont grandi et il est devenu transporteur routier à Sarcelles. Quand sa relation au genre a commencé à changer au milieu des années 1990, Patrick Bard a continué à prendre des photos de lui. D'elle, plutôt. Car Jean-Pierre est officiellement devenu Jeanne en 2001. Jeanne a connu des hommes, puis elle a fini par tomber amoureuse d'une femme en 2008. Au départ, la relation entamée était clairement lesbienne. Deux ans plus tard, Jeanne a décidé de redevenir sexuellement un homme, tout en conservant son identité de femme. Plus que tout, son neveu Jeanne a décidé que la question du genre n'était pas fixée et que ce n'était pas pour lui un problème. Mon neveu Jeanne est un livre où le lecteur suit le récit du point de vue de l'écrivain, écrit dans une veine littéraire : de la prise de conscience de son neveu, à son opiniâtreté, envers et contre un milieu social et professionnel, de changer son corps pour devenir femme. Fait peu habituel par rapport à d'autres récits autour du genre : le retour à sa condition masculine après tous les combats pour assumer une féminité. Un livre de texte émaillé de photographies de Patrick Bard mais aussi de photographies tirées de l'album de famille de Jean-Pierre / Jeanne permet de suivre, dans une certaine intimité, la vie du personnage.
Nombre de pages
144
Date de parution
03/09/2015
Poids
475g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782919507436
Titre
Mon neveu Jeanne
Auteur
Bard Patrick
Editeur
LOCO
Largeur
170
Poids
475
Date de parution
20150903
Nombre de pages
144,00 €
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Lea Soler, jeune femme dure et déterminée, se débat avec les siens dans la misère rurale de l'Espagne des premières années du XXe siècle quand la Grande Guerre J vient lui apporter l'espoir d'une émancipation sociale : les vignes du Midi de la France manquent de bras. Mais le temps passe sans que l'exil lui apporte ce dont elle a rêvé. En 1936, frustrée par tant de vain labeur, elle convainc son mari, ses fils et ses deux filles de retourner en Espagne. Presque malgré eux, les Soler sont précipités dans le chaudron de la guerre civile. Une fois les hommes dévorés par le brasier, Lea et ses filles, Gloria et Soledad, demeurent prisonnières d'un pays que la victoire de Franco transforme en immense geôle. Jusqu'à leur fuite à travers les Pyrénées et un second exil en France. Paris, début des années 50. Migrants et réfugiés s'entassent dans des taudis. Rebecca y grandit sous l'autorité de sa grand-mère Lea et de ses parents, Gloria et Diego. Elle ne va pas à l'école. Pressentant un terrible secret, Rebecca étouffe et se rebelle, jusqu'au jour où Lea lui remet une vieille boîte à chaussures dont le contenu bouleversera sa vie. Traversé par le souffle des grandes sagas, Poussières d'exil est un formidable roman et un hymne au courage des femmes, dont le farouche désir de vivre l'emporte sur la misère, la guerre et la mort.
A priori, Maëlle n'est pas différente des autres filles de seize ans. Cette année-là, elle passe de plus en plus de temps sur Facebook, abandonne le sport, modifie sa façon de s'habiller, quitte son petit ami... Sans hésitation ni compromis, elle prend un virage à 180 degrés. C'est pour, croit-elle, sauver le monde qu'elle rejoint l'organisation Daech. Un an plus tard, pourtant, Maëlle revient de Syrie.
1944. Rémi Pellegrin, agent de liaison dans la Résistance, est arrêté et torturé par Klaus Barbie. Roland Destival et Baptiste Costa, deux autres membres du réseau, organisent son évasion, scellant une amitié indéfectible. 1945. Costa retrouve le milieu corso-marseillais, tandis que Pellegrin et Destival intègrent le renseignement français et sont envoyés en Indochine, où la guerre fait rage. Pour vaincre les troupes de Hô Chi Minh, quelques jeunes officiers ont entrepris d'organiser des maquis de contre-guérilla. Mais la France est exsangue. Alors, pour financer leur projet, les services secrets décident de se livrer à un vaste trafic d'opium. À Saigon, parrains, barbouzes, pirates et fonctionnaires corses se côtoient. Dans la ville de tous les vices, les trois amis à nouveau réunis vont s'allier, s'opposer et se trahir.
Depuis les années 1990, Jean-Christian Bourcart plonge dans les profondeurs des lieux du sexe, d'où il rapporte des images, volées, aux grains éclatés, au flou suggestif et aux couleurs dégoulinantes. Tout a commencé quand un magazine l'envoie faire un reportage dans les bordels de Frankfort. Trois interdictions : pas de femmes, pas de photo, pas de film. Il s'immerge dans les immeubles réservés au commerce sexuel, un monde à part aux couleurs crues. Dans la poche de sa veste truquée, un appareil photo trop bruyant ; il s'arrête devant les chambres et déclenche, la position du photographe voyeuriste, assumée. Ce livre nous offre crûment la découverte de la nuit sexuelle, bordels ou clubs échangistes, ouvrant les portes d'un univers fellinien ou pasolinien, méconnu et souvent objet de fantasmes.
Dans l'oeuvre photographique de Pierre Jahan (1909-2003), c'est l'ombre qui se propose comme guide opérant, permettant de traverser l'éclectisme de sa production artistique. Photographe, mais aussi illustrateur, dessinateur, peintre, contemporain de Sougez, Ronis, Doisneau mais aussi de Vigneau, Kertész, Landau, Steiner..., membre du groupe Rectangle puis de celui des XV, et représentant - pas toujours reconnu à sa juste place - de ce qu'est la photographie : un art du passage, un art de la traversée, mais aussi un art des écarts, un art où l'ombre peut être la muse d'un regard autre, la preuve d'une attention singulière à un état de vie, à un état d'âme, à un état de fait... Et ce sont justement ces différents " états " qui inclinent à la diversité des photographies de Jahan allant de la série de l'Herbier surréaliste (1947) à celle des étranges Poupées (1942-45), des Etudes de nus (1945-49) aux reportages sur La vie Batelière (1938), ou le Paris [qui] chante sa nuit (1945)... aux travaux d'éditions (Le Dévot Christ (1934), La mort et les statues (1941-42), Les Gisants de Saint-Denis (1948), ou d'illustrations publicitaires (parfums Piguet, cristallerie Daum et arts de la table Christofle, laboratoires pharmaceutiques mais aussi Renault, Citroën...).
Rondepierre Eric ; Millet Catherine ; Rancière Jac
D'abord comédien, Eric Rondepierre se dirige ensuite - via la peinture - vers un travail photographique lié au cinéma. Depuis 2002, l'oeuvre s'est diversifiée : l'artiste utilise ses propres images qu'il recompose avec ses textes, ses dessins ou encore avec des images de cinéma qu'il s'approprie. Images secondes reprend l'ensemble des séries que l'artiste a réalisées depuis plus de vingt ans et est accompagné d'essais inédits de Jacques Rancière, Catherine Millet et Quentin Bajac. Cette monographie vient combler un manque éditorial : en effet, l'artiste n'a pas publié de monographie importante depuis près de dix ans.
Sabine Meier est partie à New York avec l'idée de faire le portrait de Rodion Romanovitch Raskolnikov, le célèbre personnage de l'écrivain russe Dostoïevski. Avec ses seuls souvenirs de lecture du roman lu plusieurs années auparavant, elle déambule dans les rues new-yorkaises. C'est au cours de ses pérégrinations, qu'elle reconnaît dans le visage d'un passant celui qui deviendrait son Raskolnikov. Comment réussit-elle à convaincre cet inconnu à incarner l'image de ce personnage de fiction ? Une longue collaboration commença entre eux et " Portrait of a Man " était en construction.