Littératures classiques N° 103/2020 : La Mesnardière, un lettré de cour au XVIIe siècle
Barbafieri Carine ; Civardi Jean-Marc ; Vialleton
PU MIDI
25,00 €
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EAN :9782810707232
Hippolyte Jules Pilet de La Mesnardière (1616-1663) fut médecin, dramaturge, poète, traducteur, théoricien de la littérature. Il succéda à Tristan L'Hermite à l'Académie française en 1655. Il est connu aujourd'hui pour deux livres : un texte sur la maladie de la mélancolie, publié lors de l'affaire des possédées de Loudun (1635), et une poétique de la tragédie (1639), qui constitue une étape majeure de la construction de la doctrine littéraire classique. Mais aucune étude d'ensemble n'a été consacrée à cet auteur ; bien plus, une large partie de ses écrits reste à redécouvrir. La présente publication réunit des études sur l'ensemble de l'oeuvre, certaines portant sur des aspects jusqu'ici complètement ignorés (poésie religieuse, poésie scientifique, traductions de Pline, relations de bataille et théorie de l'historiographie, etc.). Elle montre aussi ce qui en fait l'unité : fidèle au projet de Richelieu de fonder une littérature nationale à la fois moderne et héritière de l'Antiquité, La Mesnardière ne visait rien moins qu'à devenir le "législateur du Parnasse". Ce numéro fera donc date dans le champ des études sur la littérature du XVIIe siècle français.
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Nombre de pages
254
Date de parution
04/02/2021
Poids
438g
Largeur
160mm
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EAN
9782810707232
Titre
Littératures classiques N° 103/2020 : La Mesnardière, un lettré de cour au XVIIe siècle
Auteur
Barbafieri Carine ; Civardi Jean-Marc ; Vialleton
Editeur
PU MIDI
Largeur
160
Poids
438
Date de parution
20210204
Nombre de pages
254,00 €
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L'usage historique et social du vêtement à travers couvre-chefs, gilets brodés et autres costumes et parures est inséparable des exigences de la mode ainsi que des rhétoriques et sémiologies de la construction vestimentaire dont La Bruyère fut, entre autres, un brillant lecteur. Parce que le texte est étymologiquement un tissu, représenter un vêtement est aussi toujours une manière de parler du texte littéraire lui-même. Cet ouvrage, qui s'intéresse aux représentations sociales et esthétiques du vêtement à l'âge classique en France, étudie le textile et la poétique du vêtement chez Mme d'Aulnoy, Rétif, Berquin ou Marivaux, mais aussi dans les ballets et au théâtre, par le biais notamment des plumes et des rubans de Molière et des costumes des Noirs d'Olympe de Gouges.
Dans le théâtre tragique, la peinture des conquérants en parfaits amants est-elle une dérive fâcheuse des dramaturges qui, vers J660, se laissent gagner par le romanesque ? Le héros tragique a-t-il droit d'être policé et amoureux ? C'est bien la question de la présence et de la légitimité de la galanterie dans l'univers tragique que se posent les contemporains. Célébrée par ses partisans en ce qu'elle permet de moderniser les héros antiques et de les rapprocher ainsi du public, elle est condamnée par ses détracteurs comme n'étant que mollesse : elle conduirait à peindre des héros insipides qui ressemblent tous à des héros de roman. Ce débat sur la légitimité de la galanterie éclate par ailleurs tardivement par rapport à l'apparition du phénomène dans la production théâtrale. Alors que les diverses critiques à l'encontre de la galanterie dans le théâtre tragique se multiplient à partir de 1660, la question, au plan dramaturgique, se pose quant à elle très tôt dans le siècle. La galanterie, loin d'être une dérive de la tragédie concentrée sur le troisième quart du XVIIe siècle, se présente en effet comme une tentation poétique dès 1634 et jusqu'au début du XVIIIe siècle. Comme ce modèle de douceur mondaine entre en contradiction avec l'idéal tragique traditionnel, nourri d'héroïsme guerrier et de fureurs, il faut alors pour le dramaturge prendre acte de cette irréductible tension et y répondre par des choix poétiques. Séduite par une esthétique a priori peu faite pour elle, la tragédie française du Grand Siècle est le lieu d'un débat qui engage sa définition même.
Dans un passage de son Roman bourgeois (1666), Antoine Furetière prête à l'un de ses personnages le projet burlesque d'un livre intitulé Rubricologie, ou de l'invention des titres et rubriques, où il est montré qu'un beau titre est le véritable proxénète d'un livre. Le présent ouvrage prend au sérieux cette entreprise, pour comprendre ce que, durant le XVIIe siècle, le titre fait au livre et réciproquement. Quels sont les ressorts et les manifestations de l'enjeu commercial des titres ? Dans quels contextes s'inscrivent-ils ? Quels en sont les effets de sens, y compris dans leur forme matérielle ? Quelles pratiques de lecture induisent-ils ? L'étude menée dans ce volume s'attache à répondre aux nombreuses questions que suscite le tout premier énoncé d'un livre.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.