Y aurait-il une " bonne " et une " mauvaise " mort ? La question est-elle seulement pertinente ? On comprend qu'il soit possible de mourir de manière plus ou moins paisible, sinon de gaieté de c'ur, sans douleur, presque sans heurt, et que l'inverse soit possible aussi, et fréquent ; ou bien encore à un âge plus ou moins convenu, sinon accepté, différent d'ailleurs selon les sociétés. Mais une mort brutale, inattendue, ou atroce, ne suffit pas à expliquer ce que l'on entend par " malemort ". La malemort est complexe. Elle met en jeu bien plus que le vécu de la mort elle-même. Elle concerne bien d'autres individus que le défunt en personne, elle rayonne clans un temps qui dépasse de loin l'instant et l'arrachement et couvre des espaces qui se font territoires. Elle est un théâtre qui dépasse l'arrachement de la séparation. Elle est une faille, une brèche par où l'on entrevoit à l'?uvre la pensée complexe des humains lorsque est menacé l'ordre social et celui des généalogies et que l'individu affronte les représentations inconscientes d'une mort vindicative. Les systèmes de pensée d'Asie savent se faire l'écho de ces voyages au bout de l'inconnu où l'on ne projette que soi-même, et prodiguer les remèdes du rituel et des talismans. Qu'exprime donc la malemort que la mort ne suffit pas à dire ? Comment figure-t-elle en somme la part maudite, ce surcroît de sens qui fait vaciller ? Notre réflexion sur ce thème fut l'objet d'un séminaire de l'équipe Carrefour asiatique au Laboratoire d'ethnologie et de sociologie comparative, à Nanterre, pendant deux années (1996-1997). L'ouvrage présente des données de la Chine, de l'Inde, de l'Indonésie orientale, du japon et du Myanmar.
Nombre de pages
290
Date de parution
01/11/2003
Poids
530g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782845862135
Auteur
Baptandier Berthier Brigitte
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20031101
Nombre de pages
290,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Comment et pourquoi les musées sont-ils créés en Chine ? Quelles politiques de valorisation du patrimoine, de l'histoire, de l'art sont actuellement mises en oeuvre, aussi bien en République populaire de Chine (RPC) qu'à Taïwan ? Souvent moins connus et étudiés, les musées et autres outils de transmission patrimoniale participent eux aussi du développement chinois : alors qu'on en comptait une vingtaine en 1949, ils sont aujourd'hui plus de 2 300 en RPC. S'intéresser à leur genèse et à leur fonctionnement, c'est être directement aux prises avec la société chinoise d'aujourd'hui et les grandes questions qui la traversent : statut des minorités, interactions souvent conflictuelles entre les différents échelons de gouvernement, place accordée à la religion, regard et discours du pays sur ses traditions et son histoire, etc. Autant de problématiques abordées par ce nouveau numéro de Gradhiva qui s'attache à proposer une ethnographie de divers projets muséaux et patrimoniaux et, partant, à esquisser une anthropologie politique des États-nations chinois et taïwanais..
Vingt-cinq années passées au service de la France, dont vingt-deux comme gendarme et près de trois comme agent de la Direction de la sûreté du territoire. A obéi aux ordres en divulguant des renseignements détenus dans diverses administrations au profit de cabinets d'intelligence économique. Signes particuliers: mis en examen pour « corruptions, recels de corruptions, complicités de violations de fichiers automatisés ». A effectué quatre mois et demi de détention provisoire et risque plus de cinq ans de prison ferme.
Paul Blanquart (1934-2024) est né dans le Nord dans une famille marquée par le christianisme social dont il a hérité sa vocation militante. Il entre en 1955 chez les dominicains, parce que certains d'entre eux avaient soutenu les prêtres-ouvriers condamnés par Rome en 1954. Il y voyait une alternative à l'Église institutionnelle et cherchait surtout une réponse existentielle à ce qu'il ne trouvait pas de manière satisfaisante dans le marxisme dont il s'est toujours revendiqué mais dans une perspective chrétienne et prophétique : la fraternité. Après ses études au Saulchoir et son service militaire en pleine guerre d'Algérie, Paul Blanquart enseigne quelque temps à la Faculté de philosophie de l'Institut catholique de Paris et participe à la « prise de parole » de mai 1968 tout en s'intéressant de près aux événements révolutionnaires de l'Amérique latine, notamment au Brésil et à Cuba. Il entendait promouvoir le rôle spécifique des chrétiens dans les luttes révolutionnaires. En 1973, Paul Blanquard est poussé à interrompre ses cours à l'Institut catholique de Paris, en raison d'oppositions. Il travaille alors comme rédacteur en chef adjoint à Politique Hebdo et participe à la création de La Gueule ouverte. Puis, après avoir dirigé le Centre de création industrielle de Beaubourg (1982-1984), il enseigne la sociologie à l'Université Paris-XII. Esprit brillant, homme de grande culture, militant résolu, passionné de rencontres, il s'engage dans l'éducation populaire et l'écologie en mettant en garde contre un monde dominé par la connivence entre technologies et hiérarchies au détriment de la fraternité. D'où son engagement dans la Fondation Un monde par tous pour promouvoir une culture qui ne soit pas coupée de la nature, une politique qui ne soit pas simple gestion technocratique et une économie qui ne se réduise pas à la valeur marchandise. Les textes présentés ici visent à faire connaître son engagement et cette pensée originale qui n'a pas toujours été bien comprise, notamment dans sa défense du « Dieu » d'Abraham et des prophètes qui marche à nos côtés en rupture avec le « Dieu » des institutions ecclésiastiques et des appareils technocratiques... Marginalisé par plusieurs institutions, il s'est toujours revendiqué « chrétien et dominicain », éveilleur de consciences, à la fois provocateur et homme de fraternité.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.