L'acteur rend muet ou enthousiaste. Mais il rend également inapproprié tout discours programmatique autant qu'il interdit toute approche systématique. Pour Georges Banu, il ne s'agit pas de proposer une théorie globale, mais plutôt de formuler un modèle «mental», le modèle de «l'acteur insoumis» nourri des expériences biographiques et des données culturelles. Cet acteur, par-delà le rôle, révèle une identité de plateau, identité artistique dont le public saisit la dimension unique. Le livre de Georges Banu invite à faire «les voyages du comédien», en passant de l'acteur européen à l'acteur oriental, de l'acteur travesti à l'acteur étranger ou à l'acteur âgé. Il convoque et évoque certains des grands interprètes de notre temps, Gérard Philipe, Ryszard Cieslak, Sotigui Kouyaté, Yoshi Oida, André Wilms, Philippe Clévenot, Valérie Dréville, Hugues Quester, Marcel Iures... Ils représentent ces acteurs rares et singuliers qui vont «au-delà du rôle». Les voyages du comédien est né d'une fréquentation constante des salles et d'une passion pour l'acteur-poète. Livre d'un parcours de spectateur parvenu à son terme, spectateur ayant encore les yeux rivés sur l'acteur vivant qui, tout en interprétant un personnage, témoigne et se révèle depuis les plateaux de théâtre.
Nombre de pages
189
Date de parution
25/10/2012
Poids
246g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070138838
Titre
Les voyages du comédien
Auteur
Banu Georges
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
246
Date de parution
20121025
Nombre de pages
189,00 €
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La Cerisaie est une parabole. On le savait, mais ceci s'impose aujourd'hui plus que jamais. Les assimilations sont frappantes car, pareils aux "anciens maîtres", nous sommes nombreux à ne pas trouver de réponse aux questions de jadis, converties en aiguës questions actuelles : comment sauver le livre et les bibliothèques ? Que faire du théâtre et de ses salles ? Il y a beaucoup de "cerisaies" que l'on s'apprête à abattre. Que faire, quand les "nouveaux maîtres" arrivent ? Se retirer, s'allier, combattre les vainqueurs du millénaire qui débute ? Si, dans la Russie de 1904, La Cerisaie annonçait les écartèlements du siècle à venir, elle se trouve maintenant au carrefour d'un combat des valeurs. C'est dans la perspective de cette inquiétude actuelle qu'elle sera relue. "La Cerisaie invite aussi à déceler, ici et là, des aspects peu explorés, des détails inaperçus ou non interprétés, à même d'enrichir l'analyse grâce à des prélèvements ponctuels opérés sur le tissu du texte si souvent visité. Seuls les chefs-d'oeuvre permettent cette approche microscopique, apte à dévoiler des secrets dont la révélation prend le sens d'une signature discrète de la lecture proposée. "L'essai se consacre aussi à la saisie des réponses emblématiques avancées par les grandes mises en scène de La Cerisaie depuis plusieurs décennies. Elles nous confortent dans l'idée que tout grand texte à large ouverture permet un traitement prismatique rebelle à l'égard de ce mirage trompeur qu'est l'interprétation exemplaire. Le spectateur que je suis s'efforcera d'esquisser, dans le sens barthésien du terme, l'éventail de puncta scéniques repérés chez Strehler, Brook, Stein, Zadek ou Braunschveig... Récit personnel d'un témoin des Cerisaie qui ont dialogué avec l'esprit d'une époque et ont enregistré ses troubles. "L'essai se situera au croisement, affirmé comme subjectif, de ces trois directions. Une manière de rappeler le jeu d'échos suscités par cette oeuvre maîtresse érigée en figure symbolique de la séparation."
Résumé : C'est d'un parcours que ce livre parle. Celui que Peter Brook commença à Paris avec Timon d'Athènes en 1974 et qui s'est poursuivi jusqu'à Hamlet un quart de siècle plus tard. Refusant l'immobilité, Brook est passé ainsi du cycle du c?ur au cycle du cerveau. A travers le " théâtre des formes simples ", le metteur en scène a aussi bien visité des chefs-d'?uvre du répertoire qu'adapté de grands textes des cultures non européennes. Il a dispensé des leçons ouverture qui lui ont permis d'aborder des territoires inconnus ou d'explorer la " planète secrète " du cerveau. Il a fait sienne une conviction : celui qui n'avance pas recule. Les Bouffes du Nord, théâtre devenu emblématique, ont servi de foyer à une quête accomplie à travers des spectacles aussi célèbres que La Conférence des oiseaux, La Tragédie de Carmen, La Cerisaie, Le Mahabharata, La Tempête et, plus récemment, L'Homme qui ou Je suis un phénomène. Ainsi Brook affirma-t-il son art du théâtre. Art de la relation. Art de la présence et de l'immédiateté sur fond de mémoire des origines ou d'expédition au c?ur de la maladie : révéler ce qui est caché, voilà son but. Art réalisé grâce à des acteurs venus d'horizons différents et soucieux de conquérir un public qui reconstitue fa communauté tout entière. Un théâtre de l'affirmation et de la plénitude. C'est en témoin que Georges Banu écrit. Nourri par la connaissance directe du parcours de Peter Brook aux Bouffes du Nord, il conjugue l'analyse et l'aveu en signant un livre personnel où l'on retrouve la trace de cet art lumineux où, toujours, la vie l'emporte.
Résumé : Horatio est un personnage d'Hamlet, de William Shakespeare. Il est l'ami loyal du prince Hamlet et apparaît souvent à ses côtés. Georges Banu, spectateur inlassable de la scène européenne, a entendu les voix essentielles des grands metteurs en scène de sa génération. Il revient sur leurs rencontres, l'amitié qu'ils ont partagée, la façon dont ils se sont dévoués, ensemble, au théâtre et dessine ici un livre autobiographique.
Raymond Guérin est fasciné par la lettre, qu'il s'agisse de la forme littéraire qui structure certains de ses récits ou d'une véritable correspondance. A tous les titres, de la pratique de l'échange à l'exercice de l'imagination, il est un épistolier. Les Lettres à Sonia sont certes une correspondance réelle entre un écrivain et la femme qu'il aime, séparés par la guerre et la captivité, mais elles sont aussi et au moins autant un journal, et encore une projection, une mythologie, bref c'est un récit qui se donne. Journal ou récit qui est adressé à l'autre, destinataire et matière sacrée de l'écriture. En contre-point, Guérin brosse son portrait intérieur, il évoque le quotidien du prisonnier dont la vie personnelle, comme celle du monde, est soumise aux ruptures de l'histoire. Ecrivant ces Lettres qui sont un roman, Guérin s'inscrit dans une fièvre d'expression que son étrange disponibilité ne peut qu'aviver. Digne dans l'épreuve, répondant par les mots à la misère du temps, il dresse au jour le jour un monument de résistance à la barbarie, fondé sur l'amour et la foi dans le verbe. Le monde de l'intelligence le nourrit plus que jamais et s'érige en rempart contre la sottise. Dans les Lettres à Sonia, Guérin se montre bouleversant de droiture et de lumière.