Avant, quand je ne l'aimais pas, Mme Kramer disait souvent qu'elle était revenue d'Auschwitz parce qu'elle était la plus belle femme du camp. Née sur un des plus grands cimetières de l'Histoire, une jeune fille brûle de vivre. Mal née, mal grandie, héritière d'un passé qui a faussé sa vie, Louise est restée une vieille enfant de déportés, un peu perdue dans ce monde. Entre un père sauvage, hanté par ses morts, et une mère spectrale à la beauté mythique, à travers la révolte impossible contre ces victimes intouchables, elle tente d'échapper à la dépression familiale. Jusqu'au jour où un grand amour, providentiel et catastrophique, renverse les murs de sa vie. Sur fond de sixties, Béatrice Bantman signe un brûlant et radieux portrait de femme sacrifiée sur l'autel de l'Histoire. Avec une émotion abrupte, elle aborde un sujet tabou: le chemin de croix psychique, la souffrance interdite des enfants de survivants.
Nombre de pages
152
Date de parution
04/01/2007
Poids
208g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782207257890
Titre
La Plus Belle
Auteur
Bantman Béatrice
Editeur
DENOEL
Largeur
140
Poids
208
Date de parution
20070104
Nombre de pages
152,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Où qu'elle aille, quoiqu'elle fasse, elle attend ; que son amoureux et sa jeunesse reviennent ; qu'un éditeur remarque son génie. Zoé Janvier n'est pas du genre à se démener pour réaliser ses rêves. Mais elle aime voyager. Dans la ville du bonheur disparu, elle s'égare et divague, confond sa compagne de voyage et l'amant perdu, saccage leur amitié et ce séjour tant attendu. Mais les voyages ont plus d'un tour dans leur sac : au hasard des rencontres Zoé, qui ne manque pas d'humour et se décrit comme « un peu » bipolaire, va retrouver un avenir et, bien sûr, de nouvelles attentes. Médecin de formation, journaliste par vocation, Béatrice Bantman a travaillé au Monde et à Libération avant d'écrire La Plus Belle (Denoël, 2006) et de publier en France plusieurs essais et nouvelles. Naked in New York est son deuxième roman.
Ce livre fut écrit au jour le jour. Il a duré le temps de l'amour qu'il dit, qui est le temps où cet amour valait d'être dit. Il a commencé comme lui, dans l'émerveillement, il a fini comme lui dans le désabusement. Entre les deux, une vieille histoire : celle du bonheur sans cesse invoqué, sans cesse atermoyé, et en filigrane sa décomposition, mot à mot, puis de geste en geste. Ç'aurait pu être un journal de bord, au bord d'une Absence annoncée. Mais en amour - passion oblige - me quittent mon regard " clinique ", mes envies de lucidité. En somme, j'ai de la tendresse pour mes égarements, et j'en ai pour les " égarantes ". Après tout, c'est déjà bien assez que dans mes écritures qui parlent de la société en général au lieu de parler de la Femme en particulier, je ne puisse m'empêcher d'être impitoyable plus souvent qu'indulgent. Nous, amants au bonheur ne croyant... n'est donc pas un livre qui désespère de l'amour. C'en est un qui, pour désespérer de l'amour heureux, n'en sait peut-être pas moins, même confusément, pourquoi sa vraie grandeur, à l'amour, secrète, inexplicable, c'est de ne l'être pas, heureux, mais surtout de ne point vouloir à tout prix l'être.
Donc, jadis, je suis allé vers les mots pour leur odeur, leur chair et pour le bruit très érotique qu'émettaient leurs enjambées sur les pages de tel livre, sur les lèvres de telle bouche. Donc, j'ai commencé à écrire d'instinct ce que ma conscience espérait pour son agrandissement et mon esprit pour sa libération. Donc, ce donc est l'autre nom que je donne au rythme qui m'a mis dans l'impérieuse nécessité de faire oeuvre littéraire des mouvements les plus intimes de ma vie organique. Donc, c'est ainsi que mon corps a écrit ce qu'il a écrit à la température des sensations et des désirs que lui inspirait sa relation amoureuse ou polémique avec les fondements de l'être, selon que cet être puisait l'essentiel de sa respiration dans un souffle d'avant le cadastre ou selon qu'il l'abandonnait à la mécanique des inhalations de concepts. Donc, ce livre fait monter le son d'une existence passée à rendre sa musique familière à l'obscur tonnerre du dernier des crescendos, celui-là même qui a sans doute manqué au Boléro de Ravel pour être assourdissant tout en demeurant indiciblement mélodieux. Donc. Marcel Moreau Biographie de l'auteur Né en 1933 en Belgique, Marcel Moreau a construit une oeuvre majeure dont quatre grands titres, Quintes, L'Ivre Livre, Le Sacre de la femme et Discours contre les entraves, ont récemment été réédités. Dans Des hallalis dans les alléluias, l'auteur se soumet à une bouleversante et ultime interview avec la femme de son dernier souffle...