
Le nageur
Dans la Hongrie de 1956, un père et ses deux enfants abandonnés par leur mère, passée à l'Ouest, errent d'une région à l'autre, en quête de leur destin. La trame du livre de Zsuzsa Bánk se résume à peu près à cette phrase. Et pourtant, il s'agit d'un livre d'une exceptionnelle richesse et d'une qualité littéraire tout à fait remarquable. Par sa structure, tout d'abord : le roman est composé d'une myriade de brefs paragraphes qui se succèdent comme des plans au cinéma, décrits par la voix légère et poétique de la narratrice, l'aînée des deux enfants. La cohésion de ce roman tient au fil ténu qui relie le père et les deux enfants à la vie : un rapport fascinant et fasciné avec le milieu liquide. Dans l'une des premières scènes du livre, le père, debout dans un fleuve, a le dos à deux tourbillons. Tout en battant des mains, il leur explique comment ces deux vrilles liquides peuvent les entraîner dans les profondeurs sans jamais les laisser remonter. Le gouffre est là d'emblée, il menace autant qu'il séduit, et donne sa tension à tout le récit. L'auteur mène son récit sur un ton léger, naïf, ou plus exactement : très pur. Le discours indirect lui permet de donner à ses phrases un rythme extraordinaire. L'auteur joue très bien avec la poésie des noms hongrois, qui contribue grandement à dépayser le lecteur, à l'emmener dans un univers très lointain. L'errance de cette petite famille a un but évident, dès le début, dès la scène des tourbillons : c'est la mort. Mais elle n'est que la conclusion d'un bouillonnement de vie. Isti, le petit garçon que sa s?ur protège contre le monde entier, finit par mourir du milieu où tous deux se sentent le mieux : l'eau. Il s'agit d'un livre magnifique. Il y a derrière ce roman une plume, une personnalité, un auteur très prometteur.
| Nombre de pages | 312 |
|---|---|
| Date de parution | 11/03/2005 |
| Poids | 178g |
| Largeur | 108mm |
| EAN | 9782020669542 |
|---|---|
| Titre | Le nageur |
| ISBN | 2020669544 |
| Auteur | Bank Zsuzsa ; Mannoni Olivier |
| Editeur | POINTS |
| Largeur | 108 |
| Poids | 178 |
| Date de parution | 20050311 |
| Nombre de pages | 312,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Le nageur
Bank Zsuzsa ; Mannoni OlivierDans la Hongrie de 1956, un père et ses deux enfants abandonnés par leur mère, passée à l'Ouest, errent d'une région à l'autre, en quête de leur destin. La trame du livre de Zsuzsa Bánk se résume à peu près à cette phrase. Et pourtant, il s'agit d'un livre d'une exceptionnelle richesse et d'une qualité littéraire tout à fait remarquable. Par sa structure, tout d'abord : le roman est composé d'une myriade de brefs paragraphes qui se succèdent comme des plans au cinéma, décrits par la voix légère et poétique de la narratrice, l'aînée des deux enfants. La cohésion de ce roman tient au fil ténu qui relie le père et les deux enfants à la vie : un rapport fascinant et fasciné avec le milieu liquide. Dans l'une des premières scènes du livre, le père, debout dans un fleuve, a le dos à deux tourbillons. Tout en battant des mains, il leur explique comment ces deux vrilles liquides peuvent les entraîner dans les profondeurs sans jamais les laisser remonter. Le gouffre est là d'emblée, il menace autant qu'il séduit, et donne sa tension à tout le récit. L'auteur mène son récit sur un ton léger, naïf, ou plus exactement : très pur. Le discours indirect lui permet de donner à ses phrases un rythme extraordinaire. L'auteur joue très bien avec la poésie des noms hongrois, qui contribue grandement à dépayser le lecteur, à l'emmener dans un univers très lointain. L'errance de cette petite famille a un but évident, dès le début, dès la scène des tourbillons : c'est la mort. Mais elle n'est que la conclusion d'un bouillonnement de vie. Isti, le petit garçon que sa soeur protège contre le monde entier, finit par mourir du milieu où tous deux se sentent le mieux : l'eau.ÉPUISÉVOIR PRODUIT22,00 € -

L'été le plus chaud
Bank Zsuzsa ; Mannoni OlivierDe New York au Canada en passant par l'Australie et l'Europe, Zsuzsa Bank met en scène des personnages attachants et fragiles. Douze récits qui se rejoignent autour de la séparation, du départ et des adieux : une conférencière retrouve, dans une ville de l'Est, sa famille perdue de vue depuis longtemps: un gigantesque poète new-yorkais à la recherche de son petit amant à la peau blême: deux amies d'enfance isolées du monde par le froid et la neige du grand Nord: un couple en quête du lieu idéal dans la fournaise australienne: l'étrange ballet amical de deux femmes après la mort d'un garagiste écrasé par le moteur d'une voiture... Faisant preuve d'une remarquable maîtrise de la langue, maniant l'ellipse, l'intuition et l'empathie, Zsuzsa Bank déploie tout son art littéraire pour donner le jour à des nouvelles poignantes, parfois brutales dans leur pureté et leur force.ÉPUISÉVOIR PRODUIT17,00 € -

Les jours clairs
Bank Zsuzsa ; Mannoni OlivierRésumé : Dans une petite ville du Sud de l'Allemagne dans les années 1960, Seri, Aja et Karl, liés par une amitié profonde, profitent des jours clairs de l'enfance. Ils passent la plus grande partie de leur temps dans le jardin et la maison d'Evi, la mère d'Aja, situés au milieu des champs, tout près du pont aux coquelicots qui mène à la forêt et à son lac. Pourtant, tout n'est pas aussi idyllique qu'il y paraît et les trois amis, devenus adultes, devront faire face à des secrets de famille douloureux et leur amitié sera soumise à rude épreuve entre amour, trahison et culpabilité. Dans ce roman envoûtant, à travers l'histoire de ces trois enfants et de leurs mères qui veillent à tenir à distance les jours sombres du destin, Zsuzsa Bànk aborde avec grâce les thèmes de l'apprentissage de la vie et de la famille.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,99 € -

Mourir en été
Bank Zsuzsa ; Mannoni OlivierRésumé : "Chacun a son histoire de maladie et de mort, chacun a ses pertes, ses images aux noires ramifications et qui ne pâlissent pas. Les morts ne sont jamais morts, ils ont leur place dans les premières phrases d'une rencontre, d'une discussion, ils sont assis dans les jardins, aux tables, devant les soupières, les corbeilles de pain blanc tranché, ils ordonnent, allons, parlez de moi à présent, ne baissez pas les bras, n'arrêtez pas de parler de moi". Zsuzsa Bánk passe un dernier été auprès de son père qui va mourir. Histoires intime et politique se mêlent. A la fois infiniment pudique et très cru, d'une grande tendresse et d'une violence inouïe, un texte lumineux et bouleversant dont les effets rappellent ceux de "L'Année de la pensée magique" de Joan Didion.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER20,00 €
Du même éditeur
-

Strange Pictures
UKETSUUn roman à énigmes à la mécanique diabolique... Par l'écrivain japonais le plus vendu au Japon. Plus on regarde, plus ça devient étrange... Un blog inquiétant, un enfant qui disparaît, un cadavre massacré, une jeune fille dans un centre de redressement... Quelle vérité choquante se dissimule dans ces "étranges images" qu'on nous donne à voir ? "Uketsu brosse une intrigue ingénieuse et machiavélique". LE POINT "Un polar dont tous les indices sont dessinés. Grand frisson assuré ! " LE SOIR Uketsu est l'écrivain le plus vendu au Japon et le leader de la nouvelle vague des auteurs de thrillers et d'horreur. Artiste complet, il écrit, dessine, publie des vidéos d'horreur et de suspense et compose de la musique. On ne connaît pas sa véritable identité, il apparaît toujours vêtu de noir avec un masque blanc. Traduit du japonais par Silvain ChupinEN STOCKCOMMANDER8,40 € -

Les lendemains qui chantent
Indridason Arnaldur ; Boury EricUn roman noir haletant où l'enquête de Konrad l'emporte dans les années 60, sur les traces d'un réseau d'espionnage. Du pur Indridason ! Un teinturier sans histoires, père célibataire, disparaît... Un cadavre est découvert sur la rive du lac Hafravatn et un trafic de Lada d'occasion avec des marins soviétiques est mis au jour. Quand, dans les fondations d'un chantier, on trouve le corps de Skafti, que Natan a avoué avoir noyé quelques années plus tôt, n'y aurait-il que Konrad pour s'inquiéter de tous ces événements étranges ? L'enquête de l'inspecteur à la retraite pourrait bien mener sur la piste des réseaux d'espionnage soviétiques dans les années 70... "Arnaldur Indridason éclaire d'une lumière crue une tranche de l'histoire islandaise". LE PARISIEN Arnaldur Indridason, né à Reykjavík en 1961, est sans conteste le maître du polar islandais. Konrad, solide enquêteur, sensible et têtu, est le héros d'une série dont Les lendemains qui chantent est le sixième opus. Tous ses livres sont disponibles chez Points. Traduit de l'islandais par Eric BouryEN STOCKCOMMANDER8,95 €
De la même catégorie
-

La reine des neiges et autre contes
Andersen Hans Christian ; Soldi David ; Grégoire EEN STOCKCOMMANDER2,00 € -

Le journal d'Anne Frank
Frank Anne ; Pressler Mirjam ; Rosselin Isabelle ;Anne Frank est née le 12 juin 1929 à Francfort. Sa famille a émigré aux Pays-Bas en 1933. A Amsterdam, elle connaît une enfance heureuse jusqu'en 1942, malgré la guerre. Le 6 juillet 1942, les Frank s'installent clandestinement dans "l'Annexe" de l'immeuble du 263, Prinsengracht. Le 4 août 1944, ils sont arrêtés sur dénonciation. Déportée à Auschwitz, puis à Bergen-Belsen, Anne meurt du typhus en février ou mars 1945, peu après sa soeur Margot. La jeune fille a tenu son journal du 12 juin 1942 au 1er août 1944, et son témoignage, connu dans le monde entier, reste l'un des plus émouvants sur la vie quotidienne d'une famille juive sous le joug nazi. Cette édition comporte des pages inédites.EN STOCKCOMMANDER7,95 €




