Ancien sénateur et maire de Pointe-à-Pitre, soixante années d'engagement politique. De l'UNEF au Sén
Bangou Henri
L'HARMATTAN
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EAN :9782296061989
Le docteur Henri Bangou est né à Pointe-à-Pitre le 15 juillet 1922. Cardiologue, licencié en lettres, diplômé d'Etudes supérieures de philosophie, il a occupé plusieurs mandats électifs : conseiller général et régional, élu cantonal de 1967 à 1989, sénateur de la Guadeloupe (1986-1995), il a été à cette occasion co-fondateur et vice-président du haut conseil national des langues régionales. Adjoint au maire de Pointe-à-Pitre de 1959 à 1965, il accède à la tête de la municipalité en 1965 et y restera jusqu'en 2008. Il est aujourd'hui Maire Honoraire de la ville. Militant communiste depuis 1946, d'abord au PCF à Paris où il était étudiant, puis en Guadeloupe, où il a exercé sa profession de cardiologue jusqu'en 1987, le docteur Henri Bangou est à n'en pas douter, compte tenu de la longévité de sa carrière, un témoin privilégié de l'histoire politique de la Guadeloupe.
Nombre de pages
367
Date de parution
30/07/2008
Poids
646g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296061989
Titre
Ancien sénateur et maire de Pointe-à-Pitre, soixante années d'engagement politique. De l'UNEF au Sén
Auteur
Bangou Henri
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
646
Date de parution
20080730
Nombre de pages
367,00 €
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Le caractère particulier des relations établies au XVe siècle entre une Europe mercantile, en passe de s'industrialiser, et le continent noir africain, a durablement altéré l'image et le destin d'une partie de l'humanité. La problématique de l'esclavage noir aux Antilles et les diverses aliénations dont il a été le support, permettent de cerner les douloureux défis auxquels ont été, et sont encore, confrontés les peuples issus de ces relations afro-européennes. C'est l'objet de cet essai qui révèle, de surcroît, les pro- fondes modifications sémantiques qu'une institution, celle de l'esclavage des Noirs d'Afrique, a conféré au concept d'aliénation. C'est pour l'auteur de l'Histoire de la Guadeloupe, en trois volumes, parue aux Editions de l'Harmattan en 1987, l'occasion d'affiner une quête identitaire débouchant sur une affirmation historique plus authentique du peuple guadeloupéen.
Un demi-siècle après la fin de la Seconde Guerre mondiale, on aurait pu croire épuisée la problématique de la décolonisation dans les anciens empires coloniaux mis en demeure de l'assumer. Les débats afférents aux départements français d'Amérique et du Pacifique prouvent au contraire que celle-ci est encore d'actualité, du moins pour ce qu'il était convenu d'appeler "les vieilles colonies". Les recentes initiatives au gouvernement que sont "les lois d'orientation pour l'Outre-mer" en sont un éloquent témoignage. Le retard qu'accuse la décolonisation dans ces territoires, si retard il y a, a malgré tout permis un approfondissement des voies qu'elle doit emprunter au regard, d'une part, du bilan mitigé et contrasté des expériences antérieures, de l'autre, des restructurations géopolitiques au niveau mondial qui rendent désormais obsolètes les critères régissant jusqu'ici les nations. Cela, au point que la problématique des changements statutaires des D.O.M rejoint celle d'autres collectivités au sein même de l'Hexagone ou territorialement proches. C'est ainsi que la Corse, comme la Guadeloupe, fait problème et, à la limite, la Bretagne ou la région basque. La situation actuelle en Nouvelle-Calédonie comparée aux événements de la grotte de Nouméa, les sanglantes oppositions Qui agitent le peuple corse, autant que les aspirations de Territoires autonomes du Pacifique à devenir des départements français, ou de l'île de la Réunion, autrefois très divisée sur son avenir, à réclamer par ses élus unanimes le renforcement de la départementalisation, tout cela permet de penser que les données de la décolonisation ont eu le temps de mûrir. Elles ne tarderont pas, ici et là, à s'adapter à la double exigence de l'autodétermination des peuples certes, mais aussi à la nécessité d'assurer le développement durable des collectivités concernées par cette décolonisation. Toutes ces considérations confortent l'intérêt de cette étude englobant l'histoire de la Guadeloupe des dernières décennies du XXe siècle, complétant de surcroît celle des débuts de sa colonisation jusqu'aux années soixante suivant la loi de départementalisation.
Dans les Antilles, il fallut attendre 1974 pour que " la Convention nationale déclare abolir l'esclavage des Nègres dans toutes les colonies ". Cet épisode singulier de l'histoire de la Révolution et de l'histoire de la Guadeloupe se conclura en 1802 par un terrible génocide, perpétré par les troupes du Premier Consul Bonaparte, et par le rétablissement de l'esclavage. A travers cette question de l'esclavage, Henri Bangou met à jour les contradictions inhérentes à la classe qui dirigea la Révolution, la bourgeoisie.