Politique africaine N° 129, mars 2013 : République démocratique du Congo : Terrains disputés. L'aide
Banégas Richard
KARTHALA
10,00 €
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EAN :9782811109196
Dossier Coordonné par Pierre Englebert et Denis Tull , avec les contributions de Jeroen Cuvelier, Nicole Eggers, Maria Eriksson Baaz, Jason Stearns, Philémon Muamba Mumbunda, Judith Verweijen et Inge Wagemakers. Dix ans après la fin officielle de ses guerres, le Congo semble toujours en crise. Contestation et violence, négociation et incertitude, bricolage et hybridité demeurent le lot quotidien d'une société qui peine à sortir de cette longue phase de conflits. Les grandes réformes de reconstruction (démocratisation, décentralisation, sécurité) semblent avoir fait long feu. Dans ce climat, comment le politique se pense et se vit au quotidien ? Comment se manifestent l'État, le pouvoir et le développement sur le terrain ? Ce dossier présente un essai général sur la nature du politique après-guerre au Congo, ainsi que des analyses nouvelles sur la logique sociale des mouvements rebelles, le fonctionnement interne de l'armée, le pouvoir du religieux, la gouvernance des projets de développement locaux et les adaptations administratives aux réformes des bailleurs. Ce dossier montre ainsi que la guerre n'a pas seulement produit une compétition accrue pour les ressources et les territoires, mais que ce sont l'ensemble des pouvoirs qui sont quotidiennement disputés et s'exercent dans la négociation permanente. Contient également l'article de Philippe Lavigne Delville : " Déclaration de Paris " et dépendance à l'aide : éclairages nigériens et la chronique bibliographique de Raphaël Botiveau : " Le perpétuel retour du travail : penser les syndicats en Afrique entre luttes historiques et actuelles "
Nombre de pages
180
Date de parution
14/05/2013
Poids
310g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811109196
Auteur
Banégas Richard
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20130514
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180,00 €
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Depuis l'instauration du multipartisme au début des années 1990, la Mauritanie alterne entre coups d'état et phases de démocratisation. L'ombre du pouvoir prétorien ne cesse de planer sur les gouvernements civils et les militaires ont appris à mobiliser le discours global sur la bonne gouvernance en s'érigeant, à intervalle régulier, en salvateurs d'un ordre démocratique menace. C'est ainsi que le général Abdel Aziz s'est emparé du pouvoir en août 2008, brisant les espoirs soulevés par la fin du règne de Taya. A l'heure ou se tiennent des élections présidentielles contestées, ce dossier revient sur certaines questions érigées en enjeux démocratiques majeurs de la république mauritanienne, en particulier le retour des réfugiés Expulsés de Mauritanie en 1989 et la lutte contre la " terreur " islamique. Dans une perspective de longue durée, il analyse également les éléments de rupture et de continuité aux bouleversements politiques récents : par-delà la continuité des régimes, il s'interroge ainsi sur la constitution d'une classe hégémonique dans le pays, tout en mettant en évidence les nouvelles formes de mobilisation et de contestation sociale, y compris parmi les groupes subalternes. si elles restent encore peu visibles à l'échelle politique nationale, ces actions collectives sont le signe d'un ferment politique nouveau qui pèsera sans doute sur l'avenir de la Mauritanie.
Au coeur des printemps arabes, la Libye a ouvert une autre forme de révolution, par la guerre nationale et internationale. La contestation qui a mis fin au pouvoir de Kadhafi s'est singularisée d'emblée par une forte militarisation, ouvrant la voie à une intervention étrangère qui a entravé le développement d'une mobilisation civile et démocratique. Au lendemain de la chute du Guide, la reconfiguration du champ politique libyen paraît marquée par l'absence d'autorité centrale, le repli sur des identités claniques et religieuses, et des tiraillements centrifuges qui semblent constituer autant d'obstacles à la reconstruction d'un Etat, et plus encore d'un Etat de droit. Comment comprendre cette involution rapide de la société libyenne ? La guerre est-elle responsable de cette difficile transition ? Ce dossier interroge le pouvoir libyen à travers ses pratiques, ses ressources (sécuritaires, idéologiques, historiques, diplomatiques et bien sûr économiques - rente pétrolière et travail immigré) et les modalités de mobilisation de celles-ci. Il montre que ce sont les particularités de l'exercice du pouvoir kadhafien qui ont déterminé les modalités spécifiques de sa chute. Tout en donnant sens et perspective à la "révolution" libyenne, les contributions réunies ici permettent de mieux comprendre, en filigrane, les évolutions de la Libye post-Kadhafi, en particulier les reconfigurations identitaires et territoriales à l'oeuvre sous la violence des luttes politiques.
Le dévoiement du multipartisme et le recours aux armes semblent avoir brisé le rêve démocratique en Afrique. Pourtant, l'histoire politique et sociale du Bénin démontre - avec d'autres cas, comme ceux du Sénégal et du Ghana - que cette tendance ne constitue pas une fatalité. D'où l'importance de résoudre l'énigme de cette transition exemplaire qui a servi de modèle à l'ensemble du continent. La démocratisation du Bénin s'est avérée un processus complexe, ambigu, avançant volontiers " à pas de caméléon ", à l'instar de Mathieu Kérékou, l'ancien autocrate revenu au pouvoir par la voie des urnes. Soulignant les paradoxes de la consolidation du pluralisme, cet ouvrage montre comment les citoyens apprivoisent les institutions et les valeurs de la démocratie et comment celles-ci produisent en retour des bouleversements notables dans les pratiques et les imaginaires politiques. Au-delà du cas béninois ou africain, ce livre traite ainsi de la diffusion et de la réinvention de la démocratie dans des sociétés qui sont, à tort, réputées lui être rétives.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.