En raison du mouvement de grève à Bpost, nous vous recommandons de privilégier les envois par Mondial Relay sur notre site.
Le Cinéma : l'art d'une civilisation (1920-1960)
Banda Daniel ; Moure José
FLAMMARION
14,20 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782081239265
Des années folles à la Nouvelle Vague, de l'âge d'or du muet à l'avènement de la télévision, le cinéma devient un véritable phénomène de civilisation. Art populaire et universel qui bouleverse les modes de perception, symbole de la modernité et symptôme d'une accélération sociale sans précédent, vecteur de nouvelles visions du monde, créateur de mythologies collectives, caisse de résonance de l'Histoire, il attire dans les salles obscures, des années 1920 aux années 1960, jusqu'à vingt milliards de spectateurs par an. Il est " usine de rêves ", " symphonie visuelle ", " ballet mécanique " ou " culte de la distraction ", ne cessant, avant que n'apparaisse un discours critique spécialisé, de susciter rejet passionné ou fascination. C'est ce dont témoignent les quelque cent vingt textes rassemblés ici ; un recueil international où dialoguent poètes et philosophes, cinéastes, essayistes et sociologues - de Griffith ou Eisenstein à Rossellini, de Ford à Truffaut, d'Aragon à Miller, de Pirandello à Dos Passos, d'Artaud à McLuhan, de Sartre à Benjamin ou Malraux...
Nombre de pages
486
Date de parution
15/05/2011
Poids
342g
Largeur
110mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782081239265
Titre
Le Cinéma : l'art d'une civilisation (1920-1960)
Auteur
Banda Daniel ; Moure José
Editeur
FLAMMARION
Largeur
110
Poids
342
Date de parution
20110515
Nombre de pages
486,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Beethoven a composé un unique opéra. Il en est l'unique personnage. La musique en est l'unique sujet. Dans Fidelio, la musique est le sujet d'un drame qui se déroule d'abord en elle. Les murs de la forteresse et l'obscurité du plus profond des cachots ne sont pas des contingences du livret. La musique de Beethoven ne les rencontre pas par hasard. Ces murs et ce cachot sont là comme une limite de l'expression que la musique doit affronter quand elle s'approche du silence ou semble se refuser dans le cri, quand elle se tend jusqu'à la rupture ou éprouve la possibilité de sa disparition même. Le sens de cri et de protestation de Fidelio s'accomplit dans sa forme qui affronte ces limites et les inscrit en elle. Les obstacles rencontrés, les malentendus persistants et une certaine absence de descendance de Fidelio sont le prix que paie encore aujourd'hui une œuvre singulière et solitaire. La réussite d'une œuvre n'est pas que formelle, elle tient aussi au courage avec lequel elle affronte ses propres limites ; elle tient à ce qu'elle vise et à ce qu'elle promet, à l'attente qu'elle suscite. C'est en ce sens que nous apprenons en écoutant, et que Fidelio peut nous aider, musiciens ou non, à comprendre ce qu'entendre veut dire.
Charlot a cent ans. Le 7 février 1914, à la sortie de Charlot est content de lui, le "petit homme" apparaît pour la première fois sur les écrans. Dans les studios de la Keystone, Mack Sennett avait réclamé au jeune embauché "un maquillage comique. N'importe quoi". "Je me suis dit, écrit Chaplin dans son autobiographie, que J'allais mettre un pantalon trop large, de grandes chaussures et agrémenter le tout d'une canne et d'un melon. Je m'ajoutai une petite moustache qui me donnerait quelques années de plus sans dissimuler mon expression". Ainsi est né ce "pantin de la rue", cette "sauterelle cinématographique", ce "dieu de la foule", dont le succès immédiat et mondial fait un "nouvel être mythologique". Capable d'unir tragédie et comédie, de faire communier en un même rire le petit peuple, les artistes et les puissants, le célèbre vagabond a suscité au fil des ans un flot de témoignages, commentaires et écrits de toutes sortes. Charlot vu et célébré par les poètes, écrivains et artistes, critiques d'art et de cinéma, intellectuels et politiques de tous les pays (l'Aragon à Desnos, de Delluc à Kracauer, de Churchill à Hannah Arendt, de Brecht à Sartre...): tel est l'objet de cette anthologie sans équivalent en France.
Résumé : Le rêve de transporter, de projeter et d'animer les images est peut-être immémorial et l'histoire de ceux qui ont voulu faire vivre ce rêve est déjà longue quand, en 1895, les frères Lumière projettent la vie, prise sur le vif, sur l'écran du cinématographe. Cette anthologie rassemble quelque cent textes qui nous invitent à parcourir une histoire culturelle de la vision, de ses moyens et dispositifs, de l'idée que nous nous faisons du visible, des attentes, des croyances et de l'imaginaire qui s'y rattachent, afin de mieux comprendre nos propres façons de voir et de vivre avec les images. De Platon à Jules Verne, avant le cinéma, sans le cinéma, se croisent les préoccupations philosophiques, artistiques et littéraires autant que sociales, scientifiques et techniques. Autour des jeux de l'ombre et de la lumière, de la chambre noire, des lanternes magiques, de la fantasmagorie, des panoramas, de la photographie, des machines optiques et des images en mouvement, dialoguent, parmi bien d'autres, Vinci, Kepler et Sterne, Kircher, Inés de la Cruz et Leibniz, Robertson, Balzac et Strindberg, et encore Kleist, Wordsworth et Hawthorne, Lichtenberg, Hoffmann, Hugo, Marx et Zola, Arago, Poe, Delacroix et Nadar, Plateau, Baudelaire, Marey et Edison, Villiers de l'Isle-Adam, H.G. Wells et Charles Cros.