Des années folles à la Nouvelle Vague, de l'âge d'or du muet à l'avènement de la télévision, le cinéma devient un véritable phénomène de civilisation. Art populaire et universel qui bouleverse les modes de perception, symbole de la modernité et symptôme d'une accélération sociale sans précédent, vecteur de nouvelles visions du monde, créateur de mythologies collectives, caisse de résonance de l'Histoire, il attire dans les salles obscures, des années 1920 aux années 1960, jusqu'à vingt milliards de spectateurs par an. Il est " usine de rêves ", " symphonie visuelle ", " ballet mécanique " ou " culte de la distraction ", ne cessant, avant que n'apparaisse un discours critique spécialisé, de susciter rejet passionné ou fascination. C'est ce dont témoignent les quelque cent vingt textes rassemblés ici ; un recueil international où dialoguent poètes et philosophes, cinéastes, essayistes et sociologues - de Griffith ou Eisenstein à Rossellini, de Ford à Truffaut, d'Aragon à Miller, de Pirandello à Dos Passos, d'Artaud à McLuhan, de Sartre à Benjamin ou Malraux...
Nombre de pages
486
Date de parution
15/05/2011
Poids
342g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782081239265
Titre
Le Cinéma : l'art d'une civilisation (1920-1960)
Auteur
Banda Daniel ; Moure José
Editeur
FLAMMARION
Largeur
110
Poids
342
Date de parution
20110515
Nombre de pages
486,00 €
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Charlot a cent ans. Le 7 février 1914, à la sortie de Charlot est content de lui, le "petit homme" apparaît pour la première fois sur les écrans. Dans les studios de la Keystone, Mack Sennett avait réclamé au jeune embauché "un maquillage comique. N'importe quoi". "Je me suis dit, écrit Chaplin dans son autobiographie, que J'allais mettre un pantalon trop large, de grandes chaussures et agrémenter le tout d'une canne et d'un melon. Je m'ajoutai une petite moustache qui me donnerait quelques années de plus sans dissimuler mon expression". Ainsi est né ce "pantin de la rue", cette "sauterelle cinématographique", ce "dieu de la foule", dont le succès immédiat et mondial fait un "nouvel être mythologique". Capable d'unir tragédie et comédie, de faire communier en un même rire le petit peuple, les artistes et les puissants, le célèbre vagabond a suscité au fil des ans un flot de témoignages, commentaires et écrits de toutes sortes. Charlot vu et célébré par les poètes, écrivains et artistes, critiques d'art et de cinéma, intellectuels et politiques de tous les pays (l'Aragon à Desnos, de Delluc à Kracauer, de Churchill à Hannah Arendt, de Brecht à Sartre...): tel est l'objet de cette anthologie sans équivalent en France.
Le premier dessin, le premier pas de danse, le premier chant: tout cela est depuis toujours tombé dans l'oubli. Mais le cinéma, qui naît à la toute fin du XIXe siècle, a, lui, des témoins sûrs: des écrivains (Gorki, Gourmont, Apollinaire, Tolstoï, Maïakovski, Colette, Kafka, Cendrars, Pirandello, Soupault, Aragon, Cocteau, Biély...), des cinéastes en devenir (Méliès, Griffith, Chaplin, Dreyer, Delluc, L'Herbier, Gance...), des penseurs (Freud, Bergson, Lukàcs, Élie Faure), qui tous élaborent les premiers questionnements et analyses sur l'art naissant qui va révolutionner le XXe siècle. Cette anthologie - une constellation internationale de textes souvent inédits, ignorés ou jamais traduits - invite ceux qui aiment et étudient le cinéma à découvrir le roman des origines d'un art qui, en 1919, sera baptisé le septième. Biographie: Daniel Banda, professeur de philosophie, enseigne l'esthétique à l'université de Paris I Panthéon-Sorbonne. José Moure, ancien élève de l'École normale supérieure, est maître de conférences en esthétique du cinéma à l'université de Paris I Panthéon-Sorbonne.