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Eugénie Grandet
Balzac Honoré de ; Princen Anne
FLAMMARION
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EAN :9782081422124
Touchante peinture domestique" pour Sainte-Beuve, Eugénie Grandet a longtemps eu la réputation d'un roman moral. Rien ne manque en effet à la palette des vertus qui s'y déploie, de la pudeur des premiers émois amoureux au modeste train de vie qui régit la maisonnée des Grandet. Pourtant, la véracité documentaire de cette chronique provinciale en fait un des chefs-d'oeuvre incontestés du réalisme.Sans rien négliger de la peinture de son siècle et des ravages de l'argent dans les relations humaines, Balzac signe le portrait poignant d'une jeune ingénue sacrifiée sur l'autel de la cupidité des hommes.L'édition : - Parcours de lecture- Questionnaire de lecture- Groupements de textes : - "tuer le père"- comment l'esprit vient aux filles- Culture artistique : - histoire des arts : cahier photos couleur (la peinture de genre ; scènes de l'enfermementféminin)- Un livre, deux films : The Conquering Power (Rex Ingram) et Eugénie Grandet (Jean-Daniel Verhaeghe).Notes Biographiques : Balzac, de son vrai nom Balssa, est né à Tours en 1799. Délaissé par sa mère qui lui préfère son fils naturel Henri (auquel est dédié "Le Bal de Sceaux"), il devient pensionnaire au collège oratorien de Vendôme. À partir de 1814, il fait des études de droit. Mais à vingt ans, sûr de sa vocation littéraire, il s'installe à Paris, et vit dans une mansarde. Il rencontre Laure de Berny de vingt-deux ans son aînée, qui aura une influence décisive sur sa formation. En 1829, Balzac publie "Les Chouans" qui annonce une période de vingt années durant lesquelles il va produire plus de quatre-vingt-cinq romans, tout en menant une vie très active et mondaine. Il est reçu dans différents salons dont celui de Mme de Récamier. Au début de 1830, il donne "Scènes de la vie privée", un recueil de six nouvelles dont fait partie "Le Bal de Sceaux", premier élément de "La Comédie Humaine", suivi de "La Duchesse de Langeais", du "Curé de Tours", du "Colonel Chabert"... 1832 voit le début de sa longue correspondance avec Mme Hanska. À partir de 1838, paraissent de nombreux romans dont "César Birotteau", le début des "Illusions perdues", la première partie de "Splendeurs et Misères des courtisanes", "Béatrix", "Le Curé de Village"... À la fin de 1841, Balzac met au point le plan de l'ambitieuse et inégalée "Comédie humaine" soutenu par quatre éditeurs et continue à publier : "Ursule Mirouet", "Modeste Mignon", "La Cousine Bette", "Le Cousin Pons"... Le 14 mars 1850, Balzac épouse enfin Mme Hanska mais il tombe gravement malade. Il meurt à Paris le 18 août 1850, et est enterré au Père Lachaise. Victor Hugo prononce l'éloge funèbre.
C'est un hasard étrange et regrettable... Auguste de Molincourt marchait avec insouciance dans l'une des rues les plus infâmes de la capitale. Quand tout à coup, il vit, devant lui, la plus jolie femme de Paris s'engouffrant furtivement dans une ignoble petite maison. Madame Desmarets! La chaste et délicieuse personne... Madame Desmarets, belle, riche, gracieuse, sainte, véritable et pur trésor. Elle, l'exemple de la vertu et de la fidélité conjugale, elle, dans cette crotte à cette heure! Ah! Mais il saura pourquoi! Il saura quel homme elle va rejoindre. Oh, elle a beau supplier, menacer, il préviendra le mari des manigances de cette... catin! Hélas, ce que sa rage jalouse et délirante ignore, c'est le drame qu'il met en branle... Quelque part dans l'ombre, Ferragus, chef des compagnons de l'ordre des Dévorants, attend son heure...
Résumé : Eugénie Grandet, jeune héritière, est prisonnière d'un père avare et despotique capable de sacrifier sa vie, et celle de sa fille, à la soif de l'or. Les illusions se heurtent ici à un monde féroce où l'argent ruine tout. Récit de l'obsession d'un homme et de la fidélité d'une femme, ce roman est aussi le portrait d'une petite ville de province où les puissants règnent en maîtres. Eugénie et son père, décrits avec délicatesse et pénétration, sont parmi les personnages les plus frappants de La Comédie humaine. Eugénie Grandet est le roman de l'or symbole de la vie moderne, qui s'incarne dans le Père Grandet. Il représente une époque où, plus qu'en aucun autre temps, l'argent domine les lois, la politique et les moeurs. C'est aussi le roman d'une autre passion, déçue, celle d'Eugénie pour son cousin qui la trahit. D'abord touchante idylle, leur relation se change vite en drame de l'amour trompé. A la fin, Eugénie est devenue comme son père : elle ne vit plus que pour l'argent ? quitte à donner aux bonnes oeuvres. Fin banale et dérisoire, pour une femme "faite pour être magnifiquement épouse et mère", et qui mourra sans amour, sans mari, sans enfant, sans famille. Telle est la destinée véritablement tragique de la pauvre Eugénie, victime de deux pères méchants : l'avare Grandet, qui l'a rendue semblable à lui- même, et le Dieu railleur qui l'a couverte d'or, elle qui ne voulait pas de l'or.
Un général d'Empire essaie d'arracher une femme qu'il a aimée au point de vouloir la marquer au fer rouge, au couvent espagnol où elle s'est cloîtrée. Un jeune roué poursuit à travers Paris une inconnue "aux yeux jaunes comme ceux des tigres", séquestrée par une femme en laquelle il reconnaîtra sa demi-soeur. La passion mystique et charnelle de La Duchesse de Langeais, Lesbos, l'atmosphère étouffante d'Orient où baigne La Fille aux yeux d'or, dédiée au Delacroix des Femmes d'Alger, font de ces deux nouvelles les chefs-d'oeuvre du romantisme balzacien. Mais La Duchesse de Langeais est aussi un grand texte politique, impitoyable à l'égard des Bourbons, et La Fille aux yeux d'or contient une analyse de la société parisienne à laquelle les théoriciens de la lutte des classes (et des sexes) n'ont rien à ajouter.
L'éducation sentimentale d'un jeune homme, Calyste du Guénic, "magnifique rejeton de la plus vieille race bretonne" (l'action commence à Guérande, et le douloureux vieillissement d'une femme de lettres, Félicité des Touches, qui, après avoir hésité devant un dernier amour, achèvera dans un couvent l'"ardente aridité" de sa vie. George Sand a inspiré, le personnage de Félicité. Marie d'Agoult et Liszt ceux de la marquise de Rochefide, "Béatrix", et de son amant, le musicien Conti, qu'elle a autrefois volé à Félicité. Entre ces quatre êtres se joue un drame subtil et dangereux dans lequel Pierre Gascar voit "l'expression la plus achevée du romantisme balzacien" et qui résume les problèmes de la condition féminine au XIXème siècle.
Trois destinées. Trois cultures. Trois combats. Trois femmes qui se battent avec volonté, courage et fierté pour acquérir leur place dans la société malgré les discréminations et les traditions. Un premier roman fort sur trois destins liés comme les trois brins d'une tresse...