« Le grand homme à tête de mouton eut le tort de persifler :- J'essaierai ce soir chez moi, Monsieur le Président.- Non, non, tout de suite !Nul ne résistait au ton impérieux de mon maître, et le grand homme à tête de mouton se mit à quatre pattes dans la terre boueuse du chemin. Bien entendu, il était gauche. Question d'habitude ! Il risqua quelques enjambées maladroites, il rougit comme une pivoine au soleil. Mon maître riait et applaudissait, j'aboyais, j'avais envie de jouer.Mon maître sortit de sa poche ma balle jaune.- Et maintenant, dit-il, on va voir qui me rapporte en premier la baballe.- Monsieur le Président, non...- Mais si, mais si. Comment croyez-vous que Rocard soit devenu Premier ministre, hein ? Il n'a pas rapporté la baballe avant Baltique, mais il a essayé, au moins. Votre ami Emmanuelli y arrive presque, mais c'est un terrien, lui, et il a de grands bras. Hop !Il lança. Je bondis. Je gagnai sans mérite. Le monsieur à tête de mouton avait dérapé, il était tombé à plat ventre dans une flaque.- Ça suffit, dit mon maître à ce mauvais compagnon de jeu. Redressez-vous, vous êtes grotesque. On n'a pas idée de se salir comme ça !L'autre était crotté. Il soufflait fort, essuyait ses hublots. Je sentais qu'il rentrait sa colère. »On a attribué à la chienne Baltique un ouvrage exploitant la disparition de son maître. Elle n'a aboyé aucun démenti. Une fois respecté le délai de décence, elle a simplement décidé de rendre publics ses souvenirs les plus intimes, qu'elle avait confiés il y a peu au docteur Patrick Rambaud. Les droits d'auteur de l'animal seront intégralement versés, à sa demande, à la fourrière de Jamac et à l'Amicale des corniauds du Morvan.
Nombre de pages
208
Date de parution
24/04/1996
Poids
218g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782702126103
Titre
Le gros secret
Auteur
BALTIQUE
Editeur
CALMANN-LEVY
Largeur
140
Poids
218
Date de parution
19960424
Nombre de pages
208,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Labrador de François Mitterrand. Sexe : féminin. Age : 14 ans. Situation de famille : célibataire. Profession : en retraite de la République, chienne de lettres. Distinctions : tatouages de la SPA. Adresse professionnelle : Editions 1. Baltique revient à l'occasion du vingtième anniversaire de l'élection de son maître, François Mitterrand. Cette fresque acerbe et lucide de l'après-Mitterand n'épargne personne, à commencer par les gardiens du temple qui se confondent avec ses marchands : Jean-Christophe Mitterrand dont Baltique retrace les origines de la carrière africaine ; Danielle Mitterrand, dont on apprendra qu'elle a été très liée à l'une des personnalités mises en examen dans l'affaire de trafic d'armes vers l'Angola ; Roland Dumas, dont les relations avec l'ancien président n'ont pas toujours été amicales ; ou encore Mazarine, l'héritière des droits moraux. Une fois de plus, avec férocité, et parfois tendresse, Baltique décode l'étrange et passionnant personnage qui a marqué de son empreinte un demi-siècle de vie politique française.
On savait les labradors fidèles, on a appris avec Baltique qu'ils pouvaient être impertinents. Depuis la mort de son maître François Mitterrand en 1996, Baltique raconte la mitterrandie comme on ne l'avait jamais connue. D'un point de vue aussi indiscret que privilégié, elle - car c'est une véritable chienne - ne ménage personne, ni l'entourage ni l'héritage. Son droit d'inventaire, elle l'exerce avec une férocité qui fait d'elle l'un des chroniqueurs les plus savoureux de la vie politique française de ces cinquante dernières années. Cette " compil " réunit les trois volumes vendus à plus de 150 000 exemplaires entre 1996 et 1998.
Baltique revient. Un an après la mort de son maître, elle est toujours inconsolable et furieuse contre les manipulations dont la mémoire de l'ancien président est l'objet. Baltique revendique sa part d'héritage et raconte l'histoire de l' " Ancien " et du " Nouveau Testament " laissés par son maître. Elle aboie la manière dont celui-ci se joua de ses familiers. Baltique a la dent dure contre les proches, les biographes et collaborateurs de son maître. Ils ont commis des ouvrages qu'elle déchiquette à belles dents en soulignant erreurs, contradictions et malveillances. Baltique n'oublie rien, pas même les flirts de François Mitterrand avec le gaullisme et la droite sous la quatrième République. Baltique décode pour nous l'art du " mentir-vrai " de son maître. Elle dit ce qu'elle est la seule à savoir, ce que personne n'ose dire ou ne veut entendre.
Sexe : féminin Age : 11 ans Situation de famille : célibataire Profession : en retraite de la République, Chienne de lettres Distinctions : tatouage de la SPA Distractions : promenades et lectures Adresse professionnelle : Edition n°1 Les histographes officiels de la Mitterrandie n'ont qu'à bien se tenir. Baltique revient. Deux ans après la mort de son maître, elle livre le troisième et dernier volume de ses Mémoires, la plus impertinente des chroniques de la Cinquième République. Bien qu'en retraite de la République, Baltique reste étonnamment informée sur la très riche actualité politique de 1997. Des secrets de la dissolution à la condamnation en appel d'Henri Emmanuelli, le fidèle labrador n'est pas avare en révélations : on découvre ainsi comment Lionel Jospin s'est débarrassé des éléphants du PS, comment il a su jouer de son " droit d'inventaire " et quels sont ses véritables rapports avec la famille Mitterrand. Baltique nous informe sur les revirements soudains des anciens amis et courtisans de son maître, en particulier sur les curieuses conséquences de l'antijospinisme primaire de Bernard Tapie. Dans ce dernier volume, Baltique s'interroge sur l'image que laissera dans l'histoire de France son compagnon, en dépit des efforts déployés par ses amis et ses ennemis pour le relèguer dans un oubli aussi injuste que cruel.
Peut-on encore être européen ? Trop de scandales, comme l’embauche de José Manuel Durão Barroso, l’ancien président de la Commission, par la banque d’affaires Goldman Sachs. Trop de compromissions, comme l’élection de Jean-Claude Juncker à la tête de l’exécutif européen, lui qui a transformé son pays, le Luxembourg, en paradis fiscal. Trop d’échecs, de l’économie au contrôle des frontières extérieures en passant par le social ou la défense. Trop de libéralisme débridé. Et trop peu de démocratie.Il est facile de dresser un acte d’accusation implacable contre l’Union en dissimulant la responsabilité des gouvernements nationaux dans ces dérives. Les salauds de l’Europe, ce sont à la fois les États, les maîtres de l’Union, qui ont trahi le rêve des pères fondateurs, et les démagogues qui essayent de faire croire qu’un retour vers le passé résoudrait tous les problèmes. Il est temps de redire ce que l’Union nous a apporté à l’heure où elle n’a jamais paru aussi fragile, menacée de l’extérieur par la Russie de Poutine et les États-Unis de Trump, et de l’intérieur par le Brexit et la montée des partis extrémistes.Dans ce livre percutant, l’un des meilleurs spécialistes de l’Europe reprend un à un les arguments de ses opposants en démêlant le vrai du faux et rappelle que la construction communautaire, aussi perfectible soit-elle, reste la dernière utopie pacifiste d’une planète au bord de l’abîme.
Arendt Hannah ; Fradier Georges ; Ricoeur Paul ; A
Comment l'humanité, qui était au sommet du progrès technique, a-t-elle pu se laisser happer par la barbarie totalitaire et finir par y sombrer ? Telle est la question de Condition de l'homme moderne. Cette faillite est la conséquence de l'oubli par l'homme moderne d'un monde de valeurs partagées et discutées en commun avec autrui, dès lors qu'il n'a plus envisagé les choses qu'au travers du prisme de leur utilité pour son bonheur privé. Indifférent aux autres, l'homme moderne ne forme plus avec eux qu'une foule d'individus sans lien véritable et sans défense contre la voracité des dictateurs et des leaders providentiels. Seule une " revalorisation de l'action ", nous dit Arendt, cette intervention consciente avec et en direction d'autrui, permettra à l'homme moderne d'échapper aux dangers qui pèsent toujours sur sa condition.
Quand le crime conspire contre l'innocence à Rouen au temps de Corneille. Rouen, 1632. Simon del Prado, jeune maître confiseur, est choisi par les édiles de la ville pour composer la création sucrée qui sera offerte au roi Louis XIII à l'occasion de sa visite prochaine en Normandie. Cette consécration ne manque pas d'exciter la jalousie d'Adrien de Mèchefeux, négociant influent, qui voit d'un mauvais oeil l'amitié que porte à Simon le premier échevin, dont il convoite la fille, Adeline. Simon n'a pas le temps de fêter son succès qu'il découvre que la cargaison de sucre en provenance du Nouveau Monde sur laquelle il comptait a été mystérieusement saccagée à son arrivée au port. Pour pouvoir exécuter sa commande, il lui faut s'approvisionner chez son ancien maître d'apprentissage, Salvador, un juif converti ayant fui les persécutions en Espagne, et qu'une cabale a relégué loin de Rouen. Démarche funeste, car elle va précipiter Simon, lui-même un converso, dans les griffes de l'Inquisition...
Normandie, terre de guerrières Vers 1115. Guillaume Capra, baron anglo-normand inconsolable de n'avoir pas eu un héritier mâle, a élevé sa fille Sibylle comme un chevalier. Celle-ci épouse Robert Burdet, petit seigneur de Normandie, et s'engage à ses côtés lorsqu'il part en Espagne pour participer à la croisade de Reconquête contre les Maures. Intrépide, avec la foi pour étendard, Sibylle est aux avant-postes. Elle entreprend même de former au combat les femmes des colons qui se sont joints à l'expédition. Mais Robert, bientôt élevé au rang de prince de Tarragone en récompense de ses exploits, cède au vertige de la gloire et de la richesse. N'ayant pour seul soutien que son fidèle Galtier, un orphelin, compagnon de son enfance, Sibylle va devoir lutter contre l'orgueil démesuré de son époux et les intrigues d'Agnès, sa concubine. Laquelle des deux femmes l'emportera ? La jeune guerrière ou la courtisane ? Car il ne peut y avoir deux princesses de Tarragone !