Partir en croisade à la fin du Moyen Age. Financement et logistique
Baloup Daniel ; Sanchez Martinez Manuel
PU MIDI
25,00 €
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EAN :9782810703845
Etudier le financement et la logistique des croisades revient à s'intéresser aux moyens dont disposent les puissances civiles et ecclésiastiques, au Moyen Age, pour venir à bout d'une entreprise complexe, qui doit être portée dans la durée et en concertation avec des partenaires qui souvent, sur d'autres terrains, sont concurrents, voire ennemis. D'une certaine manière, parce qu'elle touche à la question des finances royales ou pontificales et à celle des moyens militaires, terrestres et maritimes dont disposent les princes et les cités, la problématique du présent volume n'est pas rapport avec celle, ô combien féconde depuis plus d'une trentaine d'années. de la genèse de l'Etat " moderne " . Mais l'ouvrage en donne un aperçu en grande partie inédit. A travers une série de cas choisis dans toute l'Europe, les auteurs 'attachent à analyser la mise en oeuvre pratique de l'esprit pragmatique et de la pensée administrative qui habitent les entrepreneurs de croisade à la fin du Moyen Age. Il s'agit d'une réhabilitation : l'historiographie traditionnelle a souvent considéré les croisades tardives comme de simples rêveries passéistes ou comme des leurres destinés à influencer le cours des discussions diplomatiques entre souverains chrétiens. En dépit des tentatives avortées et de quelques sanglants échecs, elles appellent un tout autre jugement et une reconsidération : les contributions réunies ici témoignent des limites mais aussi de l'ambition des opérations déployées, à la fin du Moyen Age, au nom de la défense de la chrétienté.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
440
Date de parution
29/10/2015
Poids
708g
Largeur
160mm
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EAN
9782810703845
Titre
Partir en croisade à la fin du Moyen Age. Financement et logistique
Auteur
Baloup Daniel ; Sanchez Martinez Manuel
Editeur
PU MIDI
Largeur
160
Poids
708
Date de parution
20151029
Nombre de pages
440,00 €
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En dépit de progrès récents, la place accordée aux violences armées dans l'étude des cultures politiques médiévales en péninsule Ibérique et au Maghreb apparaît encore insuffisante. Elle est surtout inégale, et varie selon les types de violence observés. La proposition adressée aux auteurs du présent volume les invitait à renverser le point de vue généralement adopté sur ces questions : plutôt que de percevoir le recours aux armes comme un aléa dont l'irruption menacerait l'équilibre du jeu politique jusqu'à parfois annuler celui-ci, il leur a été demandé de l'envisager comme la conséquence d'un choix rationnel, pleinement intégré à la stratégie des acteurs. Leurs contributions traitent d'assassinats, d'émeutes ou de guerres : au-delà de l'ampleur et de la durée de la mobilisation, l'objet de la réflexion collective reste en effet l'articulation de la violence armée aux cultures politiques.
L'expérience et la culture de la guerre au Moyen Age étudiées à partir de récits biographiques de la noblesse castillane. A partir des chroniques nobiliaires d'époque trastamare, cette étude cherche à établir comment la guerre était vécue et racontée en Castille au XVe siècle. Les deux premiers chapitres portent sur les conditions de production de ces textes, et abordent les problèmes posés par la mise en récit de l'expérience vécue. Les trois suivants montrent que la culture de guerre est alors largement partagée au sein de la noblesse, sans considération de genre ni de statut : femmes et clercs n'en sont pas exclus. En revanche, le discours sur la guerre construit une forme d'exclusivité nobiliaire qui se manifeste dans le traitement narratif réservé aux combattants roturiers. Le dernier chapitre aborde enfin le combat dans une perspective anthropologique, en s'attachant au corps et aux émotions du guerrier.
Est-il possible d'évaluer les conséquences de l'enseignement religieux sur l'imaginaire et sur les comportements des Castillans à la fin du Moyen Âge ? Pour répondre à cette difficile question, les textes réunis dans ce volume ont exploré trois domaines dans lesquels il semblait possible de suivre la réception des leçons de l'Église : le développement de nouvelles dévotions (à la Trinité, au sang du Christ), l'adoption de pratiques ou de comportements préconisés par le clergé (la confession, le respect des lieux consacrés) et les attitudes a l'égard de la communauté juive et des judéo-convertis. Ces textes font apparaître, parmi d'autres acquis, l'importance du substrat intellectuel sur lequel l'enseignement religieux vient se greffer, la participation de la pastorale chrétienne à la construction des identités collectives et la fragilité du monopole que l'Église prétendait exercer sur la diffusion de la doctrine. Sur un terrain encore assez peu exploré, le présent ouvrage vient poser des jalons à partir desquels la recherche historique peut espérer parvenir à une meilleure compréhension de la vie religieuse des laïcs entre le XIIIe et le Xve siècle.
Baloup Daniel ; Boissellier Stéphane ; Denjean Cla
Depuis quelques années, les étudiants des universités françaises disposent de plusieurs manuels consacrés au Moyen Âge ibérique. Mais il manquait un recueil de documents traduits, présentés et accompagnés d'un appareil bibliographique suffisant pour en entreprendre le commentaire. Ce livre prétend donc combler une lacune. Il s'adresse, en priorité, aux étudiants des premier et deuxième cycles d'histoire, d'espagnol et de portugais. Ses auteurs, spécialistes de la péninsule Ibérique au Moyen Âge, ont sélectionné des textes qui permettent d'approcher les grands thèmes qui font la singularité de cette histoire sans égale: la Reconquête, l'occupation et l'exploitation des terres prises aux musulmans, la coexistence des trois religions, la persécution de la minorité juive, les judéo-convers et l'Inquisition, l'expansion outre-mer... Leur choix s'est parfois porté sur des documents très connus, très souvent cités mais encore inaccessibles en français. Ils ont aussi voulu livrer au lecteur des textes rares, directement tirés des archives. Car leur ouvrage, au-delà de sa fonction pédagogique, est également une invitation à la recherche. Par la découverte d'un patrimoine documentaire exceptionnel, ils espèrent nourrir la curiosité et, pourquoi pas, susciter des vocations. Le lecteur qui désire aller plus loin dans la connaissance des sources médiévales ibériques trouvera au début du livre un exposé succinct mais détaillé sur les instruments de travail qui pourront accompagner ses premiers pas dans l'exploitation de la documentation des Couronnes de Castille et d'Aragon et du royaume de Portugal. La Péninsule Ibérique au Moyen Âge a donc, pour le moins, vocation à renouveler le fonds des documents qui sont habituellement utilisés comme supports pour l'exercice de commentaire de texte. Il peut aussi servir d'introduction à un domaine d'investigation fascinant qui demeure pourtant trop peu mis en valeur dans les programmes de l'enseignement supérieur.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.
Dans un non-lieu et dans un temps suspendu, sont réunies toutes les femmes victimes de la violence des hommes : femmes riches et pauvres, cultivées ou analphabètes, jeunes et âgées, rebelles et soumises. Libérées par la mort de leur condition de victimes, elles nous racontent leurs histoires. On assiste à des drames provoqués par une société machiste, des traditions cruelles, des mentalités arriérées. A travers des témoignages/ fictions de plusieurs pays du monde (Inde, Italie, France, USA, Mexique...), toutes les conditions sociales et toutes les cultures sont mises en cause par la dramaturge. Il en résulte une anthologie de récits bizarrement pleins d'humour et d'ironie, où la tragédie du quotidien demande justice et où l'universalité des histoires pousse le lecteur-spectateur à réfléchir sur la véritable condition de la femme au XXIe siècleSerena dandini est auteure et animatrice télé. Très connue de par le caractère innovant et satyrique de ses émissions, elle a travaillé avec des artistes très populaires en Italie. En 1988, elle écrit et présente La tv delle ragazze (La télé des filles), une émission qui fera connaître au grand public de nombreuses comédiennes et artistes. Entre 2012 et 2013 elle met en scène son premier texte théâtral, Blessées à mort, inspiré par des faits divers de violence sur les femmes. Cette pièce est encore aujourd'hui en tournée en Italie et dans le monde. Texte engagé, militant, dur, il se fait porte-parole d'une situation malheureusement bien présente dans notre société, toutes ces histoires étant inspirées de faits réellement advenus.