Poésie en ruines. La pensée et la poétique de Yûnus Emre
Ballanfat Paul
L'HARMATTAN
53,00 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782343198163
La langue turque est tard venue dans la littérature du Moyen-Orient et a dû faire sa place à côté des langues dominantes qu'étaient l'arabe et le persan. Elle s'impose d'un coup à travers la poésie de Yûnus Emre (1240-1320). Tout de suite très populaire, elle a subi une distorsion significative en étant interprétée selon une orientation mystique. Mais Yûnus Emre n'était affilié à aucune confrérie ; il représente la tradition de l'islam anatolien, syncrétiste et hétérodoxe, dont la spiritualité, la pensée ironique et contestataire de toutes les institutions, à commencer par le soufisme, ne peut se déployer que poétiquement. Ses poèmes mettent en oeuvre le désir naïf du lecteur pour la mystique, afin de le conduire à la ruine, à ce champ de ruines qu'est la spiritualité.
Nombre de pages
612
Date de parution
19/03/2020
Poids
920g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782343198163
Titre
Poésie en ruines. La pensée et la poétique de Yûnus Emre
Auteur
Ballanfat Paul
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
920
Date de parution
20200319
Nombre de pages
612,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Niyâzî Misrî (1618-1694), l'un des plus célèbres poètes mystiques ottoman paya de longues années d'exil ses attaques permanentes contre le pouvoir ottoman. De sa vie mouvementée qui nourrit sa grande ?uvre poétique, intégralement traduite ici, il édifie une sainteté étrange, où la trivialité de son autobiographie unique dans l'histoire du soufisme joue en permanence à neutraliser le ton poétique.
L'enseignement d'ibn al-'Arabî - connu sous le nom d'unité de l'existence -, fondement de l'ensemble de la "mystique" ottomane, a donné lieu à de nombreuses interprétations et fut au centre des conflits entre mouvements mystiques. L'un des plus intéressants est le courant Melâmî, devenu ensuite Hamzevî, qui se distingue par son rejet et sa critique radicale de toutes les pratiques confrériques au nom de son interprétation de l'unicité de l'existence.
L'un des traits distinctifs de la mystique en langue turque ottomane est qu'elle s'est le plus souvent exprimée sous forme poétique. L'ouvrage de Mahmut Erol Kiliç, spécialiste reconnu du soufisme, tente avec une grande érudition et une abondance de références peu connues en Occident une présentation d'ensemble de ce phénomène poétique. Ce livre est aussi un livre polémique qui tente de rendre la poésie ottomane à son milieu en l'arrachant à son cantonnement à la sphère purement littéraire.