Du printemps à l'automne 1969, partant de la célèbre usine turinoise Fiat, la révolte ouvrière enflamme l'Italie et lance son cri de guerre contre la classe bourgeoise : nous voulons tout. C'est « l'automne chaud », moment fort de la longue vague révolutionnaire qui va secouer la péninsule au cours des années soixante-dix. Au centre des luttes trône la figure de l'ouvrier-masse, emblème de la rage, de la spontanéité et de l'autonomie ouvrière, qui affirme le refus du travail et la destruction violente du système d'exploitation capitaliste. Par une narration sans répit, en prise directe avec la réalité des révoltes et la voix de ses protagonistes, Nanni Balestrini plonge au coeur de l'émergence linguistique et politique de ce nouveau sujet révolutionnaire, il fait entendre dans la chair même du texte le passage de la rébellion instinctive et individuelle du protagoniste à la dimension collective de la lutte. Expérimentation littéraire, ancrage historique et puissance de l'oralité font de ce roman l'un des témoignages les plus audacieux et vivants de la longue saison des révoltes.
Nombre de pages
256
Date de parution
30/09/2009
Poids
165g
Largeur
130mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782940426058
Titre
Nous voulons tout
Auteur
Balestrini Nanni
Editeur
ENTREMONDE
Largeur
130
Poids
165
Date de parution
20090930
Nombre de pages
256,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Le 15 mars 1972, près de Milan, on trouve, dans la boue, sous un pylône électrique, le corps déchiqueté du célèbre et riche éditeur Giangiacomo Feltrinelli, apparemment tué par l'explosion prématurée de la bombe qu'il s'apprêtait à poser. Vingt ans après, quatre amis de l'éditeur veulent faire un film de cette période de l'Histoire - où, à la stratégie de la tension à coups d'attentats couverts par des franges de l'appareil d'Etat, ont succédé les "années de plomb" puis la déroute des partis armés et le déferlement des confessions de "repentis" - qui a marqué à jamais leur jeunesse. Ils en évoquent les tensions, les affrontements et tentent de retracer l'aventure politique de l'éditeur, engagé comme eux à l'extrême-gauche, de lui rendre son identité mystifiée, occultée par la presse de l'époque, de comprendre la signification emblématique de sa mort qui a marqué pour toute la gauche un tournant crucial et qui les a placés, eux aussi, face à des choix décisifs.
Il était une fois des gens qui aspiraient à être libérés de la misère du capitalisme. Comment leurs rêves pourraient-ils se réaliser ? Ce petit livre propose un communisme différent, libéré de l'autoritarisme. L'avènement du communisme est raconté dans un conte pour enfants, accompagné d'illustrations de petites révolutionnaires adorables qui vivent leur éveil politique. Tout se déroule dans un monde fantastique avec des princesses jalouses, des épées de fantaisie, des paysannes déplacées, des patronnes méchantes et des travailleuses fatiguées, sans parler d'une chaise parlante et d'un gros pot appelé « l'État ».
Loin de comprendre le mystère de l'intelligence, l'IA moderne hérite d'une logique d'automatisation des premières machines à calculer de l'ère industrielle, qui se retrouve aujourd'hui dans les algorithmes de reconnaissance faciale ou de tri des données. Ce livre conteste les récits qui idéalisent une IA autonome ou consciente. Il soutient que l'IA ne reproduit pas le cerveau humain, mais les relations sociales, les hiérarchies et les processus de production. Elle ne pense pas, elle automatise. L'Å?il du maître invite à examiner ces technologies de manière critique, à saisir leur impact sur la planète et ce qu'elles disent de nos structures sociales.
Federici Silvia ; Linebaugh Peter ; Grunenwald Noé
Silvia Federici présente une critique de la politique des communs dans une perspective féministe. De son vécu au Nigeria et de ses rencontres avec des militantes d'Amérique latine et du monde entier, Federici révèle les luttes quotidiennes des femmes contre la spoliation de leur terre, de leur logement et nourriture. De ses recherches historiques, elle compare les enclosures, qui ont permis la naissance du capitalisme par la destruction des communs et la prolétarisation des populations rurales, aux « nouvelles enclosures » au coeur de la phase actuelle d'accumulation capitaliste mondiale. Cet ouvrage soutient que les luttes autour de la reproduction sociale sont cruciales autant pour notre survie économique que pour la construction d'un monde libéré des hiérarchies et des divisions que le capital a implantées dans le corps du prolétariat international.
Le 14 juin 2019 a eu lieu, en Suisse, la deuxième grève nationale des femmes. Ces quatre textes s'inscrivent dans ce contexte. L'invisibilisation du travail reproductif et gratuit fournit par les femmes est une des raisons de la colère qui s'exprime aujourd'hui. Les quatre textes regroupés dans cet ouvrage mettent en lumière l'enjeu de ce travail pour les luttes féministes actuelles. Quels sont les usages de la grève hors du travail marchand ? Comment mener une grève du travail domestique, du travail gratuit ou du travail du sexe ? Une grève permet-elle de valoriser/visibiliser ce travail tout en le contestant ? Peut-on lutter contre le patriarcat sans lutter contre le capitalisme ...