Ce roman est l'histoire aussi simple qu'émouvante d'une jeune Anglaise, orpheline élevée par une tante à bons principes, qui la pousse inconsciemment à prendre le voile. Ursula entre dans un couvent de religieuses cloîtrées en Belgique. Elle y tient son journal. Le profane est d'abord étonné d'apprendre, par la fidèle relation que fait la religieuse de son existence quotidienne, que celle-ci consiste moins à prier et méditer qu'à mater la nature en se conformant à la toute-puissante Règle. Ursula s'efforce vainement de ressentir l'amour de Dieu ; elle commence à douter de sa vocation. Plus ses difficultés croissent, plus elle regrette le château familial dont elle est la seule héritière. Cette nostalgie se double d'un sentiment de trahison à l'égard du patrimoine qu'elle a dû léguer à sa tante. Or celle-ci vieillit, ses ressources financières diminuent, la guerre augmente ses frais ; bref, elle doit louer le château. Ursula en est bouleversée. Elle y pense constamment, au cours d'une existence qui, tour à tour, l'exalte et la mortifie. On voit qu'entre les murs d'un couvent cloîtré les difficultés de la vie en commun, les susceptibilités, les injustices, les erreurs de jugement sont les mêmes que dans le siècle : la grandeur d'âme côtoie la mesquinerie. Ursula n'est guère soutenue que par son admiration pour une Soeur, qui devient Prieure. Entre temps, la fille des locataires du château s'est mariée. Au cours de son voyage de noces, elle vient voir Ursula, qui découvre ainsi le visage de l'amour. Un peu plus tard, le couvent cherche à fonder une filiale, au moment même où la tante meurt en léguant le château à la Communauté. Ursula éprouve les peines les plus cruelles en voyant mourir la Prieure et les Soeurs qu'elle aimait. Elle tombe malade. Sa crainte suprême se réalise : elle quitte la maison mère pour la filiale, son ancien foyer. Horripilée, blessée de voir sa maison aménagée en couvent, elle s'indigne au cours d'une scène violente auprès de la Prieure. Celle-ci lui démontre que le château, ancienne abbaye de moines, devait retourner à Dieu. Ursula découvre que sa vocation a été le résultat d'une méconnaissance de sa nature et elle quitte le couvent.
Nombre de pages
320
Date de parution
09/04/1959
Poids
320g
Largeur
118mm
Plus d'informations
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EAN
9782070204298
Titre
LES APPELES ET LES ELUS
Auteur
Baldwin Monica
Editeur
GALLIMARD
Largeur
118
Poids
320
Date de parution
19590409
Nombre de pages
320,00 €
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James Baldwin, né à New York en 1924, s'est révélé comme un des tout premiers écrivains américains de sa génération. Auteur d'essais, de nouvelles et de pièces de théâtre. Il est mort à Saint-Paul-de-Vence le 30 novembre 1987.
En dépit des bouleversements psychologiques et sociaux qu'il exige, cet ouvrage ne veut que proposer la solution de bon sens au problème de la place des Noirs dans la société américaine. Malgré le ton parfois menaçant, malgré la satire souvent mordante, La prochaine fois, le feu est avant tout un appel à la modération, une ultime tentative de compromis (en 1963) entre les extrémistes des deux bords aveuglés par la passion. Tant par l'actualité des phénomènes dont il présente l'analyse irréfutable que par le mélange de douleur contenue et d'ironie cinglante qui lui donne ce ton si particulier, ce témoignage ne manquera pas d'attirer l'attention du lecteur qui en retiendra les qualités littéraires autant que l'importance politique.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.