Hélène Boulanger, c'est une femme de 35 ans, parisienne, épouse, mère de deux enfants : une femme moyenne, ni meilleure ni pire qu'une autre, avec pourtant quelque chose en plus, la conscience que la vie qu'elle mène est médiocre, comme celle de tous les gens qu'elle fréquente, comme celle de tous les Parisiens aliénés par le quotidien. Hélène découvre qu'elle n'existe pas vraiment ; aussi se met-elle à rêver d'une autre vie plus pleine et moins inutile. Employée dans les services de rédaction d'une encyclopédie, elle écrit un jour à la femme sur laquelle elle a d- rédiger une notice : une ancienne star de cinéma, retirée en Ecosse où elle écrit des romans. Cette Marguerite Fontaine, et la biographie que décide de lui consacrer Hélène Boulanger, deviennent peu à peu pour celle-ci l'élément catalyseur qui va lui permettre de se réaliser elle-même. Elle part pour l'Ecosse, séjourne chez son modèle et, sous l'apparence un peu fantasque de cette vieille dame, perce son véritable secret : avoir toujours su être une femme, une femme dans le sens plein du mot, et c'est tout. Hélène, à travers l'admiration et l'identification, découvrira elle aussi qu'il ne tient qu'à elle-même de trouver son accomplissement. Deux femmes à la rencontre est ainsi un roman d'initiation qui permettra à toutes les femmes écrasées par la vie quotidienne et les menues tâches aliénantes de s'engager dans la voie étroite mais stimulante de la repersonnalisation. Une étude de moeurs qui est aussi un message d'espoir.
Nombre de pages
270
Date de parution
15/01/1975
Poids
298g
Largeur
127mm
Plus d'informations
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EAN
9782246001638
Titre
Deux femmes à la rencontre
Auteur
Balazard Simone
Editeur
GRASSET
Largeur
127
Poids
298
Date de parution
19750115
Nombre de pages
270,00 €
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Dix ans après, les rêves et les espoirs de Mai 68 s'estompent peu à peu. Bénédicte, qui va avoir quarante ans, lasse de son amant François, mène une existence repliée dans son appartement du 14e arrondissement. Peu à peu, elle découvre les rapports qui se peuvent entretenir avec les objets les plus simples de la vie et se met à cultiver des roses. Un soir comme les autres, en rentrant de voyage, elle trouve son appartement cambriolé. Peu de choses de valeur ont été volées mais elle a le sentiment d'avoir été violée et décide de déménager. C'est alors qu'elle fera connaissance d'Henri, faux Norvégien et patron de bistrot, homme mystérieux et séduisant qui défend son territoire contre la peste de l'immobilier. L'amour surgit pour Bénédicte comme un coup de tonnerre dans un ciel serein. Henri sera-t-il la rencontre miraculeuse ou l'amour sans suite, qui ressuscitera Bénédicte ou la replongera dans un quotidien insipide. Un nouvel art de vivre se dégage de ce roman teinté par le désespoir mais aussi par cette obstination à vivre, avec un coeur {réaliste}, dans un monde où le passé et l'avenir sont récusés au profit du présent.
Le burn-out n’est pas réservé à la sphère du travail, il concerne tous les aspects de la vie, y compris, et surtout, l’engagement et le militantisme. L’autrice évoque avec justesse ce sujet souvent tabou, cette perte d’énergie des personnes investies corps et âme dans leurs luttes sociales, au mépris souvent de leur propre santé. Elle donne ici des pistes pour comprendre cette réalité mais aussi éviter de « se cramer » en repensant nos luttes ou nos manières de s’engager. Un essai déculpabilisant et salvateur.
Betty, résistante, a vingt et un ans lorsqu'elle est arrêtée à Bruges, en mars 1942, pour avoir dissimulé un poste émetteur clandestin. Elle est déportée au camp de Ravensbrück puis de Mauthausen. Joseph, juif et résistant, est arrêté quelques mois plus tard, Gare du Midi à Bruxelles, et déporté à Auschwitz-Birkenau. C'est après leur libération, à bord d'un train de la Croix-Rouge, que Betty et Joseph se rencontrent. Cinq enfants grandissent dans l'ombre de ce couple singulier, beau et meurtri. Cinq enfants pour reconstruire une famille décimée, celle de Joseph, dont le père et les quatre frères et soeurs ont été assassinés dans les camps. Petite, Myriam Spira écoutait ses parents raconter : la faim, le froid, les souffrances, la douleur des expériences médicales. Mais aussi leur combat pour la vie, l'espoir de retrouver une existence normale. Cet héritage douloureux imprègne l'âme des enfants qui connaîtront le mal-être existentiel, et la difficulté à devenir parents à leur tour. Autant de symptômes d'une transmission souvent indicible. Myriam Spira nous offre le récit rare d'une " deuxième génération ", l'histoire de sa vie déportée dans les souvenirs de ses parents, mais aussi de sa reconstruction : à quarante-six ans, grâce à une volonté féroce, elle obtient sa licence de pilote privé et part seule survoler les camps, pour comprendre, maintenant adulte. Et raconter à son tour. Un récit bouleversant.
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