La France se nomme diversité". Lorsque Fernand Braudel étudiait l'identité de la France, il relevait à quel point "nos petites patries" pouvaient être dissemblables. Il constatait que l'une d'entre elles, l'Ile-de-France, a joué un rôle éminent et unificateur à travers toute l'histoire de notre pays. C'est ce rôle que la Fédération, en organisant à Saint-Maur son XVe Colloque d'Histoire régionale, a voulu approfondir, après tant d'autres. La région francilienne, comme on la nomme aujourd'hui, a bénéficié d'un ancrage central et ancien dans la nation France. Elle a abrité le domaine des premiers rois capétiens, bénéficié d'une richesse agricole sans pareille, de transports aisés depuis les premières voies romaines jusqu'aux routes nationales et aux voies ferrées rayonnant et convergeant vers Paris. Elle a surtout accueilli la permanence du pouvoir, malgré quelques errances de nos gouvernants au Moyen Age et à la Renaissance. Elle a fourni à l'Etat une grande partie de ses serviteurs, établis dans les grandes institutions nationales, a accueilli l'élite des lettres et des arts et a largement contribué à la diffusion du sentiment national, en organisant la défense de la patrie menacée et la commémoration des victoires remportées sur l'ennemi. Que ce soit à travers des événements d'une portée nationale, ou à travers la biographie de quelque grand créateur d'Ile-de-France, il nous est apparu essentiel de mettre en évidence quelques aspects du rôle central de notre région dans nombre de domaines : des institutions et des lieux de pouvoir au marché de l'art, de la défense du territoire aux palais nationaux, de la création du droit administratif à l'essor de l'industrie sucrière, le lecteur trouvera dans ce volume des idées neuves sur la place exceptionnelle de l'Ile-de-France dans l'histoire de notre nation.
Nombre de pages
360
Date de parution
05/11/2020
Poids
684g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782855792484
Titre
Paris et Ile-de-France. Mémoires Tome 70
Auteur
Balard Michel
Editeur
CTHS EDITION
Largeur
140
Poids
684
Date de parution
20201105
Nombre de pages
360,00 €
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Sous ce titre général se cache un pan d'histoire dont la diversité et la complexité thématique sont considérables. Dans ce vaste Orient appelé aussi par les Italiens et Catalans du Moyen Age Ultramare, la présence des Latins, avec la création des Etats latins en Syrie-Palestine, Constantinople, en mer Egée et en Morée, se manifeste sous trois formes d'intensité variable selon la période étudiée : le commerce, la guerre, les pèlerinages et voyages de découverte jusqu'en Chine avec implantations de missions. L'activité commerciale s'appuie sur une entreprise de colonisation avec la création de comptoirs dans les Etats nés à la suite des conquêtes réalisées lors des croisades. Les croisades unissent deux pratiques essentielles : la guerre sainte et le pèlerinage vers les Lieux saints. Une synthèse fondamentale sur une période historique clef, pour laquelle une "vision coloniale" a trop souvent guidé la recherche en donnant à l'Occident un rôle dynamique face à un Orient considéré comme passif. Il devient nécessaire de réexaminer l'image laissée par les Latins en Orient.
À l'ouest, l'éclatement du califat de Cordoue en petits royaumes, dits de taifas, facilite la reconquête, partie des États chrétiens du nord de la péninsule Hispanique.En mer Egée, les deux républiques marchandes italiennes bénéficient d'un partage de fait: l'ouest avec Négrepont et Thessalonique sous la domination de Venise, l'est avec les îles de Chio (chapitre 2) et de Mytilène sous celle de Gênes. En Chypre, le gouvernement des Lusignan, qui a cherché à maintenir la balance égale entre les deux républiques, est contraint de céder Famagouste aux Génois en 1373 (chapitre 9). Écartés du principal port chypriote, les Vénitiens réorganisent leurs circuits commerciaux vers Beyrouth, tout en maintenant leurs plantations de canne à sucre près de Limassol.
Résumé : Le Garde-Meuble de la Couronne était l'administration chargée de la gestion du mobilier et des objets d'art destinés à l'ornement des appartements royaux. Tout d'abord simple attribution du valet de chambre du roi depuis le Moyen Âge, la création d'une administration spécifique, dirigée par un intendant, s'avéra nécessaire pendant le règne de Henri IV devant le développement des maisons royales. La charge d'intendant général des meubles de la Couronne devint de plus en plus prestigieuse à partir du règne de Louis XIV grâce à l'attention croissante portée au mobilier royal par les souverains. Les intendants furent des personnalités intéressantes et l'étude de leur origine sociale et de leurs parcours permet de mieux comprendre leur action à la tête du Garde-Meuble. Tour à tour excellents administrateurs, amateur éclairé ou favori du roi, ils contribuèrent au rayonnement du mobilier royal et de leur administration. Pour la première fois, le statut juridique du mobilier royal est abordé avec particulièrement la question de son inaliénabilité et les limites de celle-ci, ainsi que. parallèlement, celui des garde-meubles personnels des souverains qui géraient leurs biens mobiliers privés. Cette étude de l'histoire administrative, juridique et sociale du Garde-Meuble apporte un regard nouveau et complémentaire sur cette importante institution de l'Ancien Régime et son fonctionnement, incontournable pour l'étude du mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que sur la personnalité de ses directeurs.