C'était l'été. On ne doit pas aller dans toutes les chambres. Le chemin de la pelouse brumeuse La nuit du 25 au 30 janvier. Peut-être la lumière était-elle trop vive ... Le mystère habite la peinture de Sabine Monirys. A travers ses titres énigmatiques, bien sûr. A travers les gestes, les postures, les expressions de ses personnages, aussi. La robe blanche de cette femme, en mouvement et sans peur, entraine notre regard dans une agréable dynamique. Vers où, vers quoi ? Et qui est-elle ... La main sur le visage de cette femme à l'imperméable noir est source d'une angoissante sensation. Se ferme-t-elle ? Se protège-t-elle ? De quoi ... Le tragique côtoie une tendre ironie. Parfois, une insoutenable lourdeur l'emporte. La violence du monde s'invite de façon radicale dans certaines toiles, inspirées de photos de presse. Mystère et fureur, c'est le titre d'un recueil du poète René Char, trouvé dans la bibliothèque de l'artiste, passionnée de littérature. Mystère et fureur, c'est là que se tient le puissant contraste qui fait l'intensité de l'oeuvre de Sabine Monirys. L'ouvrage est dédié à son travail des années 1970, tout en ouvrant sur la décennie suivante. A cette période, Sabine Monirys interagit avec de nombreux artistes et intellectuels, bénéficie de ses premières expositions personnelles en galeries, et participe à une variété d'expositions collectives. Elle est défendue par plusieurs critiques d'art de renom (voir la biographie). Et les musées acquièrent d'importants tableaux. De 1970 à 1982, elle est la seule femme, sur trente-six artistes, à représenter la France à la Biennale de Venise, Le livre donne accès à la naissance d'une oeuvre singulière ainsi qu'à la confirmation d'une artiste attachante. En complément d'une sélection d'oeuvres, il inclut un cahier de polaroids réalisés dans l'atelier de l'artiste : l'artiste pose devant l'objectif, pour nous parler d'elle, et pour mieux disparaître.
Nombre de pages
96
Date de parution
02/05/2024
Poids
568g
Largeur
211mm
Plus d'informations
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EAN
9782382031971
Titre
Sabine monirys. Messieurs, il fait froid ici
Auteur
Handke Peter ; Balaram Rakhee
Editeur
IN FINE
Largeur
211
Poids
568
Date de parution
20240502
Nombre de pages
96,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La mère de l'auteur s'est tuée le 21 novembre 1971, à l'âge de 51 ans. Quelques semaines plus tard, Peter Handke décide d'écrire un livre sur cette vie et ce suicide. Simple histoire, mais qui contient quelque chose d'indicible. Histoire d'une vie déserte, où il n'a jamais été question de devenir quoi que ce soit. Vie sans exigence, sans désirs, où les besoins eux-mêmes n'osent s'avouer, sont considérés comme du luxe. A trente ans, cette vie est pratiquement finie. Et pourtant, lorsqu'elle était petite fille, cette femme avait supplié "qu'on lui permette d'apprendre quelque chose".
4e de couverture : «Sans raison», sous le coup d'une illumination qu'elle n'expliquera pas, la femme de ce récit demande à son mari de s'en aller, de la laisser seule avec son fils de huit ans. La voici, désormais, «libre», bien que le mot, trop grand, trop précis, ne soit pas prononcé, ni pensé peut-être. Avec la simplicité déroutante que nous lui connaissons, Peter Handke impose puissamment à l'enchaînement des faits et gestes insignifiants de la vie quotidienne une dimension universelle et tragique.
Ce livre inaugure une autre façon de regarder. La description des paysages - de l'Alaska au début, de New York ensuite - devient elle-même un "vécu" nouveau. Sorger, géologue, passe les dernières heures d'un long séjour dans le Grand Nord et entame le voyage de retour vers l'Europe. Or, la moindre sensation s'exorbite, tout ce qui l'environne prend une dimension nouvelle, la "sensation vraie", d'habitude fugitive, devient monumentale et universelle, ce voyage de retour est une exploration de l'être. A cette dimension nouvelle répond un mode d'expression nouveau, une sorte de "chant du monde". Handke crée dans ce livre une langue autre, une autre manière de poser les mots, une parole claire, ample et précise, mais jamais dite encore, car elle veut provoquer une autre perception du monde qui nous entoure." Georges-Arthur Goldschmidt.
Narcisse est un beau jeune homme mythique que l'on associe souvent à la fleur portant le même nom. Mais connaît-on vraiment son histoire ? Et qu'en est-il de la mystérieuse nymphe prénommée Echo ? Découvre la légende millénaire de Narcisse et Echo, un récit intemporel qui va t'entraîner dans un univers poétique et fabuleux, au temps des Dieux et des Déesses de la mythologie grecque.
Il était une fois une jeune prêtresse prénommée Io, fille du roi d'Argos, ville du Péloponnèse, dans la Grèce antique. Une nuit, elle rêva qu'elle devait se rendre au bord du beau lac de Lerne pour y rencontrer Zeus. Ainsi commencent les aventures de Io. Son destin la conduira sur les routes et les mers de la Méditerranée Son long voyage lui apprendra l'espoir et la persévérance. Io saura surmonter tous les obstacles qui se présenteront à elle, jusqu'en Egypte où elle saura réinventer son histoire en incarnant la déesse de l'amour inconditionnel, la grande Hathor.
Vladimir Baranoff-Rossiné, artiste ukraino-russe, est une figure éminemment représentative de ce qu'aura été l'artiste au XXème siècle. Né en 1889 en Ukraine à Kherson dans une famille juive, il développe un oeuvre à la fois de musicien, peintre et sculpteur d'avant-garde (cubo-futuriste, cubiste, orphiste, abstrait, biomorphiste et synesthésiste). Il meurt en janvier 1944 à Auschwitz. C'est sans aucun doute Picasso qui résume à lui seul de manière exemplaire la complexion, tout à fait nouvelle par rapport à l'histoire européenne passée de l'art, du créateur à partir de 1910 : ayant rejeté quatre siècles d'académisme renaissant, ayant fait table rase des codes conventionnels de la représentation, l'artiste du XXème siècle se trouva condamné à la quête inlassable de procédés et de modes d'appréhension de la nature ou du monde qui soient toujours nouveaux. Il se fait Protée, comme l'a souligné André Malraux à propos de Picasso précisément. Lorsque l'on considère l'ensemble de l'oeuvre de Baranoff-Rossiné, on est frappé par son caractère protéiforme. Les périodes les plus variées se succèdent, quelquefois se chevauchent, chaque fois si différentes dans leur style qu'il est impossible de parler de "transition" ou d' "évolution" . Alchimiste de la peinture, expérimentateur infatigable, Vladimir Baranoff-Rossiné n'a cessé de créer, d'inventer, de trouver des formules originales. Créateur de son temps, il ne s'est jamais borné à une formule, il a tenu constamment son génie inventif en éveil, et s'il a laissé plus de cinq cents huiles, dessins, aquarelles, gouaches, mais son activité ne s'est pas arrêtée là.
Depuis 10 ans, le prix Aica-France de la critique d'art invite chaque année une dizaine de ses membres à défendre à tour de rôle le travail d'un artiste de leur choix. Chacun dispose de 6'40 », et s'appuie sur la projection d'une vingtaine d'images qui se succèdent toutes les vingt secondes. Autant d'approches différentes et de démonstrations éclairées. Autant d'analyses subjectives face à des oeuvres aux multiples résonances. Chercheur savant et vibrant, collecteur précis et intuitif, le critique d'art entremêle sensibilité et connaissances pour créer des ponts inédits entre analyse et fiction, réalité et poésie, actualité et utopie...