Orients stratégiques N° 12/2022 : La question kurde dans tous ses états
Bakawan Adel ; Marcou Jean
L'HARMATTAN
21,00 €
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EAN :9782343257044
Depuis la fin du monde bipolaire, la question kurde n'a cessé de monter en puissance sur la scène internationale. Le plus souvent, les ouvrages qui traitent de la question kurde sont des études sectorielles qui se concentrent sur la situation des Kurdes dans l'un de leurs pays de peuplement. Sans prétendre à une exhaustivité qui serait sans doute prétentieuse, ce numéro d?Orients stratégiques entend dans un premier temps envisager « la question kurde dans tous ses États », c'est-à-dire dans les principaux pays (Irak, Iran, Syrie, Turquie) qui abritent des populations kurdes au Moyen-Orient. Mais, au-delà de cette approche par pays, l'ambition de ce numéro est aussi d'aborder, dans un deuxième temps, « la question kurde dans tous ses états », c'est-à-dire d'en mesurer les principaux enjeux, d'observer les interactions entre Kurdes des différents États et de voir comment des puissances extérieures s'impliquent également dans cette aire. Finalement, cette succession d'analyses approfondies favorise une approche d'ensemble de la question kurde, ce qui est aujourd'hui plus que jamais nécessaire.
Nombre de pages
172
Date de parution
17/03/2022
Poids
275g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343257044
Titre
Orients stratégiques N° 12/2022 : La question kurde dans tous ses états
Auteur
Bakawan Adel ; Marcou Jean
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
275
Date de parution
20220317
Nombre de pages
172,00 €
Disponibilité
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L'Irak a 100 ans. Ce vaste pays du Moyen-Orient de 40 millions d'habitants peine à s'inventer une identité partagée et se trouve au bord de l'implosion. Résultat d'un découpage arbitraire fait par les Britanniques en 1921 à la suite du démantèlement de l'Empire ottoman, l'Irak s'est construit sans socle politique et culturel commun. Divisé en trois régions occupées par trois communautés ¿ les chiites au sud et majoritaires, les sunnites au centre, les Kurdes au nord ¿, le pays souffre des rivalités entre ces entités que tout oppose : ni la langue, ni les modes de vie, ni la mémoire collective ne les réunit. De Bassora à Mossoul, de Bagdad à Erbil, l'absence de mythe fondateur et de projets communs retournent violemment ces groupes les uns contre les autres. C'est une histoire passionnante à laquelle nous convie le francoirakien Adel Bakawan qui aime son pays autant qu'il s'en désespère car, après un siècle, le projet initial d'intégration nationale du roi Fayçal reste dans l'impasse. Aujourd'hui, face à la corruption généralisée, la main basse des partis sur les ressources du pays ¿ l'Irak vit à 95 % du pétrole ¿, les ingérences de l'institution religieuse, la milicisation du pays et l'injustice sociale profonde, la nouvelle génération, désillusionnée, exprime une réelle colère contre les classes politiques et constate l'échec de l'unification de l'Irak, sans trouver d'horizon. Adel Bakawan est sociologue, directeur du Centre français de recherche sur l'Irak (CFRI), membre de l'Institut de recherche et d'études méditerranée Moyen-Orient (Iremmo), chercheur associé à l'Institut français des relations internationales (IFRI) et au Centre arabe de recherches et d'études politiques de Paris (Carep).
En 1921, l'Etat irakien a été créé "contre" les Kurdes ; s'est alors formé de fait un discours indépendantiste rejetant catégoriquement l'intégration à l'Etat irakien conçu par les Britanniques. En 2003, le même Etat irakien a été recréé "avec" les Kurdes, mais la volonté d'indépendance, la radicalisation du discours et la détermination de divorcer avec l'Irak sont plus que jamais présentes. Dès lors, les questions affluent. Comment expliquer cette radicalisation du discours indépendantiste du nationalisme kurde en Irak entre 2003 (chute de Bagdad suite à l'invasion de l'armée américaine) et 2017 (chute de Kirkuk suite à "l'invasion" des milices de l'organisation de la Mobilisation Populaire) ? Comment expliquer cette détermination de divorcer d'un Etat dont la reconstruction a été massivement assurée par les Kurdes eux-mêmes ? Comment les acteurs nationalistes kurdes ont-ils réussi à conserver une volonté de fer pour ne jamais se sentir "Irakiens", ne jamais vouloir vivre comme "Irakiens", ne jamais s'approprier le drapeau irakien, ne jamais chanter l'hymne national irakien, ne plus parler arabe, voir l'Irak — au mieux — comme un pays de passage et — au pire — comme une force d'occupation ?
Ce numéro, le premier de la revue Confluences Méditerranée destiné à l'Irak, vise à faire une certaine lumière sur un pays qui n'a jamais réussi à s'inventer par lui-même après avoir été inventé par d'autres. Au sommaire notamment : Le mandat britannique en Irak (1920-1932), péché originel de la division ? ; The role of political parties in the process of national integration in Iraq ; Le nouvel État irakien de 2003 et le piège du communautarisme ; Le quotidien des yézidis du Sinjar : une histoire politique ; Les relations turco-irakiennes : de l'inconstance au ménage à trois ; L'enjeu des énergies renouvelables pour l'avenir de l'Irak.
Comment expliquer le chaos en cours au Moyen-Orient ? le 11 Septembre, le Printemps arabe en 2011 et les attaques du Hamas le 7 Octobre ?, Adel Bakawan nous fait comprendre les transformations profondes de la région et propose des perspectives.Les attaques du World Trade Center à New York ont marqué le début d'une ère de lutte contre le terrorisme et de nouvelles interventions militaires. L'occupation américaine de l'Irak visant à démocratiser le Grand Moyen-Orient a plongé l'État et ses voisins dans un cycle de violences et d'instabilité. Une décennie plus tard, le Printemps arabe a suscité un immense espoir d'émancipation politique et sociale. De Tunis au Caire, les soulèvements populaires ont renversé les dictatures, mais les guerres civiles en Syrie, en Libye ou au Yémen ont engendré de nouvelles formes d'autoritarisme. Depuis les événements du 7 Octobre, la guerre d'Israël d'une intensité inédite à Gaza et au Liban constitue un nouveau point de bascule qui redéfinit les rapports de force.Face à un Iran affaibli, à une Turquie et une Arabie saoudite renforcées et au retour d'un Donald Trump jouant les arbitres, Adel Bakawan analyse ce quart de siècle bouleversé et livre ses scénarios pour Israël, les pays du Golfe et les espaces turc, perse et kurde. Une clarification nécessaire.