Les grammairiens lascifs. La grammaire à la fin de l'Empire romain
Bajoni Maria Grazia
BELLES LETTRES
33,00 €
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EAN :9782251380957
Il se laissait appeler le Lascif, et ce surnom, si contraire à la pureté de sa vie, il ne le repoussa jamais, parce qu'il plaisait aux oreilles de ses amis." Pourquoi Ausone, dans sa Commémoration des professeurs de Bordeaux, a-t-il centré sur ce surnom à connotation érotique, Lascivus, l'évocation funèbre du grammairien Leontius, son ami et homme de grande dignité morale? Tel est le point de départ de l'étude sociologique que Maria Grazia Bajoni consacre aux différents acteurs de la profession enseignante à Rome, depuis le grammaticus qui donnait la formation élémentaire, jusqu'au professeur de rhétorique qui prenait la suite, le même terme de grammaticus désignant aussi les grammairiens érudits, ancêtres de nos linguistes modernes. L'immoralité des grammairiens est presqu'un lieu commun de la civilisation romaine. Pervers, libidineux ou seulement incultes, les chasseurs de barbarismes passent pour avoir des m'urs dissolues. À qui la faute? Le type du "maître corrompu" se trouve un peu partout dans les textes anciens. Suétone (70-122) présente un Remmius Palaemon méprisable qui se consacre à des pratiques infamantes envers les femmes. Ausone (310-395) dit de même dans les épigrammes consacrées au grammairien Eunus, plaisantant sur la perversion du personnage qui n'a d'égale que son ignorance. Sexe et grammaire: pourquoi et comment s'est constituée cette relation? Comment expliquer ce rapport entre l'écriture, l'écrit et le comportement de celui qui maîtrise la grammaire? Loin d'être un essai sur l'éducation dans l'Antiquité classique, ce livre est une enquête sur une profession et des hommes qui, en Grèce et à Rome, se trouvaient à la fois au sommet et à la marge de la culture imposée par la tradition et les institutions politiques.
Nombre de pages
154
Date de parution
20/11/2008
Poids
226g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782251380957
Titre
Les grammairiens lascifs. La grammaire à la fin de l'Empire romain
Auteur
Bajoni Maria Grazia
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
150
Poids
226
Date de parution
20081120
Nombre de pages
154,00 €
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Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3
Revue de presse Ouvrage remarquable par sa clarté et son esprit de synthèse. Amplement documenté, précis et son propos est élevé. --Le Figaro LittéraireCes six cents pages, denses mais vivantes, surprenantes parfois, qui poussent à la réflexion et où chacun aiguisera cette qualité dont les anciens se méfiaient souvent : la curiositas. --Le Figaro HistoireAu terme de quinze ans de travail, Michel de Jaeghere publie le fruit de sa réflexion dans un grand livre. --Le Figaro Magazine