Comment savoir si l'on est toujours de ce monde ?", s'interroge Michel Baglin au seuil d'Un présent qui s'absente. Comme pour se donner des preuves de vie, le poète établit au fil des textes la carte d'une géographie personnelle toujours en mouvement : quais de gare, trains en partance, quartiers où l'on musarde, chemins de halage, routes et ponts... Poète fraternel, inlassable compagnon de route des gens qui passent, l'écrivain n'oublie pas les êtres qui occupent ces espaces et qui connaissent parfois une difficile présence au monde. Il sait que bon nombre de ses semblables subissent cet ailleurs qu'il aura passé sa vie à rechercher. Et je me plais à rêver que son "Chant des migrants" offre une terre en partage à ceux qui ne connaissent que l'exil. La poésie, cette possibilité d'une patrie en archipel.
Date de parution
19/09/2013
Poids
130g
Largeur
136mm
Plus d'informations
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EAN
9782362290510
Titre
UN PRESENT QUI S'ABSENTE
Auteur
BAGLIN MICHEL
Editeur
BRUNO DOUCEY
Largeur
136
Poids
130
Date de parution
20130919
Nombre de pages
0,00 €
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Cet ouvrage constitue, à travers des situations pathologies fréquentes, une excellente initiation au raisonnement médical. Il sera très utile aux étudiants de fin de 2ème cycle préparant le CSCT, comme aux internes en médecine générale et aux médecins généralistes.
Résumé : Parce que " nous sommes des êtres de chair et de mots ", ainsi qu'il le répète, Michel Baglin a toujours cru que " le chant exige et la langue et la peau ". Cette anthologie couvrant un parcours de presque quarante ans témoigne de cette recherche d'équilibre. " Les mots nous blessent et la blessure nous invente. " Pas de fuite ici : on y fait " allégeance à la lumière, à la terre, à la pluie, au navire en partance, à la fontaine claire comme à l'alcool des nuits ". On se détourne du paysage intérieur pour lui préférer l'approche concrète, charnelle, des chemins de montagne comme des rues de la ville. En bout de course et de ligne, il s'agit toujours de " se gagner l'ici-bas " grâce aux mots et aux rythmes qui les portent, pour parvenir à " descendre dans le paysage ". La poésie devient ainsi moyen de reprendre pied sur une " terre pleine " et d'être plus présent à soi, aux autres, au monde. Sans sacrifier pour autant cette lucidité qui force à " n'oublier jamais cet abîme au-dessous des ailes qu'on s'invente ". " La poésie de Michel Baglin n'est pas une figure de rhétorique, c'est la célébration panthéiste, jusqu'à la gourmandise, du monde palpable que traverse le nomade. Il restitue au réel son épaisseur originelle. C'est du naturalisme solaire allié à la force d'un paganisme serein. " Jérôme Garcin
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