
La neuroéthique. Ce que les neurosciences font à nos conceptions morales
Depuis quelques décennies, les progrès de l'imagerie cérébrale (scanners et résonance magnétique) ont permis un développement sans précédent de notre connaissance du cerveau. Comme souvent, les avancées scientifiques et les applications qu'elles rendent possibles soulèvent des questions éthiques fondamentales. Leur enjeu apparaît ici d'autant plus décisif qu'elles concernent un organe qui symbolise pour beaucoup la personne elle-même: mieux connaître le cerveau, c'est mieux nous connaître: et agir sur lui, c'est agir sur notre identité. Jusqu'où pouvons-nous et devons-nous aller? Au-delà des problématiques proprement éthiques, le domaine de la neuroéthique s'étend à des questions philosophiques fondatrices, que les neurosciences renouvellent en profondeur: la nature de l'être humain, les rapports de l'âme et du corps, le libre arbitre ou l'identité personnelle. Cet ouvrage est principalement consacré à quatre de ces questions: le rôle. classiquement dévalorisé par les philosophes, des émotions dans nos décisions morales: la place de la responsabilité et de la liberté individuelles à l'épreuve du déterminisme cérébral: l'observation des états mentaux à travers la neuro-imagerie qui réactive un vieux rêve, lire dans l'esprit: et enfin l'amélioration des capacités humaines que promettent les médicaments du cerveau. En soumettant les neurosciences à l'examen philosophique et, réciproquement, en étudiant en quoi leurs avancées nous obligent à repenser nos conceptions morales, cette réflexion solidement argumentée évite à la fois un refus de principe et un enthousiasme naïf.
| Nombre de pages | 165 |
|---|---|
| Date de parution | 12/03/2009 |
| Poids | 215g |
| Largeur | 136mm |
| EAN | 9782707157096 |
|---|---|
| Titre | La neuroéthique. Ce que les neurosciences font à nos conceptions morales |
| Auteur | Baertschi Bernard |
| Editeur | LA DECOUVERTE |
| Largeur | 136 |
| Poids | 215 |
| Date de parution | 20090312 |
| Nombre de pages | 165,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

L'éthique à l'écoute des neurosciences
Baertschi BernardRésumé : Depuis quelques années, les neurosciences connaissent un développement foudroyant, grâce notamment à l'imagerie cérébrale. D'où l'essor de la neuropsychologie, faisant naître l'espoir d'une meilleure connaissance du fonctionnement de l'esprit humain et de nos capacités morales (neuroéthique). Ce livre est consacré à l'examen de trois questions éthiques que cet essor a renouvelées. La première est celle de savoir quelle est la "vraie" éthique normative. L'utilitarisme et le kantisme s'affrontent depuis longtemps au plan philosophique. Des études récentes en neurosciences ont amené certains auteurs à soutenir que l'utilitarisme serait meilleur, en ce sens qu'il serait la conception la plus adéquate pour diriger notre conduite. Mais est-ce vrai ? Des études expérimentales peuvent-elles avoir un impact aussi décisif ? La seconde concerne le statut moral des êtres humains qui paraissent ne pas posséder les facultés psychologiques nécessaires à l'exercice de la morale. La question est ancienne, pensons à l'épineux problème du statut moral des embryons ou des patients en état végétatif. Récemment, on s'est demandé si les psychopathes étaient capables d'un comportement authentiquement moral. Si ce n'est pas le cas, quel impact cela aurait-il sur leur statut moral ? La dernière est celle de la portée morale de certains traits de la psychologie humaine. L'être humain ne se comporte pas toujours de manière correcte, et il existe des situations où il est important de le détecter. Ainsi, l'imagerie cérébrale a récemment été proposée pour identifier les menteurs. Peut-on faire confiance à cette technologue ? Et puis, si nous sommes souvent moralement déficients, ne devrait-on pas utiliser les neurosciences pour nous améliorer moralement ?Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER27,00 € -

Enquête philosophique sur la dignité. Anthropologie et éthique des biotechnologies
Baertschi BernardLa dignité est l'une des notions éthiques aujourd'hui les plus sollicitées, particulièrement lorsqu'il est question des biotechnologies. Mais si elle est très souvent invoquée, il est difficile de savoir quel sens précis lui est donné. Il est donc nécessaire, si l'on veut éviter d'en rester à une éthique des " bons sentiments ", d'en clarifier la signification. C'est là une tâche complexe, en ce que ce concept a une double référence, à l'éthique d'une part (la dignité doit être respectée) et à l'anthropologie ou à la métaphysique d'autre part (la dignité est attachée à ce qu'est l'être humain). Bref, la dignité est une notion philosophique placée à la charnière de l'éthique et de l'anthropologie, entre ce qui doit être et ce qui est. Ayant élucidé le sens et la portée du concept de dignité, Bernard Baertschi examine ensuite si les biotechnologies contemporaines (le génie génétique, la procréation médicalement assistée, le clonage et les xénotransplantations) respectent ou non la dignité de l'être humain.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER32,55 € -

Comprendre et combattre l'exclusion. L'exclusion sociale face aux exigences de l'éthique
Baertschi BernardSujet En quelques années, l'exclusion s'est imposée comme un des thèmes-clés du débat social. Comme si la crise avait subitement révélé l'envers d'un système économique et social dont on savait qu'il apportait prospérité et confort, mais non la marginalisation de ceux qui ne pouvaient plus y trouver leur place. Cet ouvrage collectif réunit les contributions autour de ce thème d'un groupe de travail composé de professeurs, de cadres, de responsables syndicaux et patronaux et de dirigeants d'entreprises. Intervenants : François Dermange, professeur de théologie - Bernard Baertschi, professeur de philosophie - William Ossipow, professeur de sciences économiques et sociales - Béat Bürgenmeier, professeur d'économie politique - Pierre Weiss, sociologue - Michel Brunschwig, dirigeant d'entreprise - Jean-Pierre Thorel, haut fonctionnaire - Armand Lombard, banquier et député - Edouard Dommen, économiste - Paul H. Dembinski, économiste - Maxime Morand, directeur des ressources humaines - Pierre Dominicé, professeur en sciences de l'éducation. La publication de cet ouvrage à bénéficié du soutien financier de l'Union Bancaire Privée. Contenu Le libéralisme économique peut-il venir à bout de l'exclusion ? - L'exclusion et la vie heureuse - Prospérité, crise économique et justice sociale - Exclusion sociale : manque d'éthique économique ? - Pauvreté et exclusion : de la multidimensionnalité des concepts à la multiplicité des responsabilité, notamment dans le domaine du chômage - Eduquer des citoyens. Pour en finir avec la pensée unique - L'exclusion démocratique - A chaque forme de gouvernance ses formes d'exclusion - L'impasse de la séduction financière : l'exclusion par la finance - Quand une entreprise exclut une partie de ses cadres - Entre élus et exclus : le dilemme de la formation. Bibliographie.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER27,50 € -

La valeur de la vie humaine et l'intégrité de la personne
Baertschi BernardSur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER24,34 €
Du même éditeur
-

Slut shaming
OVIDIEDe la fin des années 1990 jusqu'au milieu des années 2000, les mondes du cinéma, de la télévision, de l'art, de la mode et de l'édition s'enthousiasment pour le sexe explicite : c'est la période du " porno chic ". Durant cette poignée d'années, des cinéastes, hommes comme femmes, introduisent des scènes pornographiques dans leurs films. Des directrices de casting écument les clubs échangistes et les soirées BDSM. Les artistes inondent les galeries d'oeuvres pornographiques. Les marques font appel aux égéries de films pour adultes pour leurs campagnes de pub. Le public découvre, éberlué, l'arrivée de la téléréalité et le sexe en direct. Les textes explicites écrits par des femmes battent tous les records de vente. Il ne se passe pas une semaine sans qu'une star du X soit invitée sur un plateau TV. C'est ainsi que des mondes qui n'auraient jamais dû se côtoyer ont fini par fusionner. Ovidie a participé à cette parenthèse du porno chic, un moment charnière antérieur à internet qui a inspiré ce que les millenials nommeront plus tard la " culture porn ". Mais tout change en octobre 2017, lorsque #MeToo vient bouleverser nos regards en nous amenant à relire ces années à travers le prisme des discriminations sexistes et sexuelles. Et, pour une fois, l'industrie du X n'est pas la seule sur le banc des accusés. Car derrière la starification des actrices, il y a eu la stigmatisation, le jugement, le slut shaming. Dans cet ouvrage qui mêle récit intime et réflexions politiques, Ovidie décrypte ce mécanisme marquant au fer rouge les femmes qui, à un moment ou à un autre de leur vie, ont été sexualisées - et l'ont payé très cher.EN STOCKCOMMANDER18,00 € -

Sociologie des pratiques culturelles. 3e édition
Coulangeon PhilippeRésumé : Dans la plupart des sociétés occidentales, la place des loisirs et des activités culturelles s'est sensiblement accrue depuis la fin des années 1960. Cette évolution générale masque toutefois de profondes disparités qui interrogent le bilan des politiques de démocratisation de la culture car celles-ci, notamment en France, inspirent l'essentiel des politiques publiques menées dans ce domaine. L'accès aux biens, aux services et aux équipements culturels continue d'alimenter les inégalités observées dans d'autres domaines de la vie sociale, en particulier dans le domaine scolaire. Marquée par la montée de l'audiovisuel, le recul de l'écrit et la globalisation de l'offre de biens et services culturels, la cartographie des styles de vie culturelle est aujourd'hui perturbée par un certain éclectisme des goûts et des pratiques ; si celui-ci brouille le découpage des frontières symboliques entre les groupes sociaux, il n'est pas nécessairement synonyme d'une disparition des hiérarchies culturelles.EN STOCKCOMMANDER11,00 € -

Frantz Fanon. Une vie en révolutions
Shatz Adam ; Saint-Upéry MarcLa vie de Frantz Fanon se lit comme un thriller de la décolonisation et de la guerre froide. Elle est aussi un témoignage essentiel des bouleversements politiques et intellectuels du XXe siècle. Après avoir combattu dans les rangs de la France libre pendant la Seconde Guerre mondiale, Fanon, jeune psychiatre martiniquais charismatique et talentueux, publie à 27 ans Peau noire, masques blancs , ouvrage prophétique qui s'imposera avec le temps comme un classique. Il approfondit son expérience clinique au centre hospitalier de Saint-Alban (Lozère), berceau d'innovations thérapeutiques qui marqueront profondément sa recherche d'une psychiatrie désaliénée au service des humiliés. Cette quête de la désaliénation, il la met à l'épreuve de la situation coloniale lorsqu'il est muté en Algérie, à la veille de la guerre de libération. Il s'engage corps et âme dans le combat anticolonial, d'abord à Tunis où il met ses compétences médicales au service du Front de libération nationale (FLN), puis comme ambassadeur itinérant du mouvement en Afrique subsaharienne. Fauché par une leucémie foudroyante au moment même où paraît son livre le plus célèbre, Les Damnés de la terre , Fanon meurt le 6 décembre 1961, laissant derrière lui une oeuvre qui suscite depuis soixante ans une multitude d'interprétations et d'appropriations créatrices dans le monde entier. Servie par la plume élégante d'Adam Shatz, cette biographie politique et intellectuelle s'impose comme un ouvrage de référence.EN STOCKCOMMANDER16,80 € -

Comme on les enferme. Dans les centres de rétention, de Paris à Lampedusa
Tassin LouisePartout en Europe, à l'abri des regards, les centres de rétention destinés à organiser l'expulsion des sans-papiers se multiplient. Au nom du contrôle des frontières, des milliers de personnes y voient leurs droits fondamentaux bafoués. Surmontant les difficultés d'accès à ces lieux, Louise Tassin est parvenue à enquêter au coeur et autour de ces dispositifs. Grâce à une immersion inédite dans des centres d'Ile-de-France et sur les îles de Lesbos et Lampedusa, elle livre un tableau vivant et documenté de cet enfermement de masse. Avec elle, on découvre qu'une partie du personnel en charge de la rétention a connu des trajectoires migratoires similaires à celles des " retenu. es ". Autrement dit : pas d'enfermement des étranger. es... sans l'appui d'une main-d'oeuvre immigrée précaire. Le contrôle des frontières est par ailleurs largement délégué à des acteurs privés (entreprises, associations, collectifs locaux), qui travaillent en coopération avec les fonctionnaires de police, quand ils ne s'y substituent pas. Quid de la responsabilité des Etats, des conditions d'enfermement, de la transparence des dispositifs dans ce contexte ? Les expériences des étrangères et des étrangers retenus résonnent d'un centre à l'autre et d'un pays à l'autre. Partout s'exprime le sentiment d'être injustement traités en criminels. Que fait la rétention à celles et ceux qui y sont placés ? Et comment l'existence de ces lieux façonne-t-elle les représentations de l'étranger ?EN STOCKCOMMANDER22,00 €
De la même catégorie
-

Le rectangle de Lascaux. Et homo sapiens inventa la géométrie
Dehaene StanislasDans la grotte de Lascaux, juste en dessous de la peinture d'un grand cerf, se trouve un dessin aussi discret que fascinant : un simple rectangle. Cette figure nous rappelle que l'aube de l'humanité est aussi celle de la géométrie. Les premiers humains, avant d'esquisser des dessins réalistes, n'ont cessé, partout dans le monde, de tracer des motifs géométriques : carrés, rectangles, cercles ou spirales, lignes parallèles ou perpendiculaires... D'où viennent ces archétypes communs à toutes les cultures ? L'espèce humaine est-elle la seule à maîtriser la géométrie ? Et si oui, pourquoi ? Passionné de mathématiques, Stanislas Dehaene en cherche la source dans le cerveau. Selon lui, toute figure géométrique, même aussi élémentaire qu'un rectangle, traduit une caractéristique fondamentale de la cognition humaine : la capacité de former des pensées symboliques et de construire sur cette base une pyramide infinie de concepts. Ces formes correspondent aux expressions les plus simples du langage universel de la pensée dont tous les cerveaux humains sont dotés. Ce qui nous distingue des autres espèces animales, c'est la faculté de composer les idées entre elles. Nous commençons à comprendre comment le cerveau représente le langage – parlé, mathématique ou musical. La recherche du code neuronal qui fait de nous une espèce unique, l'" espèce symbolique ", est l'une des questions les plus passionnantes des neurosciences contemporaines. Une formidable enquête neurobiologique, à la recherche du propre de l'homme.EN STOCKCOMMANDER25,00 € -

Neuromania. Le vrai du faux sur votre cerveau
Moukheiber AlbertUne exploration de notre cerveau à l'encontre des idées reçues. Aujourd'hui, tout, ou presque, semble devoir trouver son explication dans le cerveau. Nos bonheurs, nos émotions, nos addictions, nos peurs, nos croyances, nos performances, notre capacité à changer individuellement ou collectivement ne seraient qu'un effet des interactions de nos neurones. Mais cette profusion de discours sur le cerveau - cette neuromania - se fait au prix de raccourcis, d'approximations, voire de contre-vérités. On ne peut pas réduire tous les problèmes à l'individu et à son cerveau, ni faire dire aux neurosciences et aux sciences cognitives ce qu'elles ne disent pas. En rendant accessibles les dernières études, Albert Moukheiber redonne la parole aux chercheurs et démêle le vrai du faux dans les discours sur le cerveau. Il nous libère ainsi de nombreuses idées reçues, et nous rend plus lucide sur nous-même et les autres.EN STOCKCOMMANDER9,00 € -

Votre cerveau vous joue des tours
Moukheiber AlbertRésumé : Mieux se connaître grâce aux neurosciences. Pourquoi croyons-nous souvent avoir raison lorsque nous avons tort ? Pourquoi sommes-nous terrorisés par une toute petite araignée inoffensive ? Pourquoi avons-nous peur de parler en public alors qu'aucun danger ne nous guette ? Pourquoi nous laissons-nous avoir par les infox ? Face à un réel multiple et complexe, nous sommes sujets à l'approximation, à l'illusion et à l'erreur. Ces mécanismes cérébraux nous permettent de construire une vision cohérente du monde. Mais trop souvent ils nous font perdre notre lucidité, nous enferment dans nos a priori et nous détournent des autres. Riche de nombreux exemples tirés de la vie quotidienne et de récits d'expériences de psychologie sociale, cet essai rend accessibles les dernières découvertes des neurosciences et propose des outils pour faire de notre cerveau notre allié en toutes circonstances.EN STOCKCOMMANDER7,90 € -

Le talent est une fiction. Déconstruire les mythes de la réussite et du mérite
Karaki SamahRésumé : Si le talent comme capacité innée ne repose sur aucune réalité scientifique, il nous est difficile de renoncer à cette fiction. Pourtant, invoquer un ingrédient magique pour expliquer que certains échouent quand d'autres réussissent n'est pas sans conséquences. A partir des dernières données de la recherche et en s'appuyant sur des figures de la culture populaire, Samah Karaki, docteure en neurosciences, explore les mythes qui sous-tendent notre rapport au mérite et met au jour les facteurs sociaux, culturels ou individuels qui permettent de développer des compétences hors du commun. L'autrice invite à réfléchir, dans un monde obsédé par le résultat, au modèle de société auquel nous aspirons, aux réalisations collectives, à la liberté et au plaisir. Une thèse provocatrice et stimulante.EN STOCKCOMMANDER8,95 €
