Chaque année, de septembre à décembre, le Festival d'Automne à Paris propose une cinquantaine d'événements à plus de deux cent mille spectateurs. Sans scène spécifique, il s'associe avec différents lieux culturels de l'Ile-de-France peur présenter les oeuvres des artistes qu'il programme. Cette programmation, internationale et à l'affût des nouveautés, en fait, depuis 1972, le rendez-vous annuel des arts contemporains (théâtre, musique, danse, arts plastiques, cinéma), et un acteur majeur de la création en France et dans le monde. Restituer cette effervescence, ces échanges et ces mélanges entre les arts, les hommes et les idées, retracer pour son 45e anniversaire l'histoire du Festival, tel est le pari d'Antoine de Baecque. Au fil d'un récit vivant, qui mêle les époques et l'évolution des formes artistiques, il privilégie les voix et les mémoires : les archives du Festival, traces des rencontres avec les plus grands (Dubuffet, Brook, Bob Wilson, Chéreau, Régy, Boulez, Nono, Kantor, Strehler, Cunningham, Trisha Brown, Grüber, Stockhausen, Castellucci...) et les témoignages de ceux qui l'ont accompagné toutes ces années : Marie Collin, Joséphine Markovits, Pierre Bergé, Dominique Païni, Stéphane Lissner, Jérôme Bol et Emmanuel Demarcy-Mota, qui le dirige aujourd'hui dans le sillage de Michel Guy (1972-1990) et d'Alain Crombecque (1991-2010). Nomade et cosmopolite, fidèle et audacieux : tel est l'esprit d'Automne.
Nombre de pages
304
Date de parution
15/09/2016
Poids
968g
Largeur
191mm
Plus d'informations
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EAN
9782070148004
Titre
Esprit d'automne. Histoire d'un festival
Auteur
Baecque Antoine de
Editeur
GALLIMARD
Largeur
191
Poids
968
Date de parution
20160915
Nombre de pages
304,00 €
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4e de couverture : « Une métamorphose de mon être, soit la vraie expérience de la transhumance. Le fait d'épuiser ma marche, et de demeurer pourtant au c'ur du mouvement, me transforme en profondeur. Mes pensées se perdent moins, je surplombe moins les choses. Je me focalise sur le troupeau qui avance devant moi. Je suis porté par sa puissance.» De juin à octobre, randonner dans les Alpes du Sud signifie marcher en altitude en compagnie des moutons, aujourd'hui encore plus de trois cent mille bêtes se retrouvent chaque année dans les alpages d'estive. Ce moutonnement des troupeaux accompagne le marcheur comme une respiration vivante de la montagne. Antoine de Baecque est parti sur les traces du parcours millénaire des bêtes et des hommes, cette transhumance traditionnelle disparue dans les années 1950. Il a cheminé sur les anciens sentiers de la transhumance par des voies oubliées serpentant au milieu d'un paysage que le passage des moutons a façonné. Il a inauguré la Routo, cet itinéraire de randonnée bientôt homologué GR qui chemine sur plusieurs centaines de kilomètres à travers les Alpes, entre la plaine de la Crau en Provence jusqu'au Piémont italien. Ce récit voyageur d'un parcours montagnard, d'une quête de la mémoire millénaire d'une transhumance accompagnant la mémoire intime du marcheur, raisonne comme un hommage au lien entre hommes et bêtes, au bonheur de reprendre le cours d'une vie vécue dans et par la nature.Notes Biographiques : Historien et marcheur, Antoine de Baecque a publié La Traversée des Alpes (Gallimard, 2014), Histoire de la marche (Perrin, 2016), Les Godillots, Manifeste pour une histoire marchée (Anamosa, 2017). Sa démarche est au centre d'un documentaire diffusé sur Arte, "Sur la route des bergers" (Zed). Il est professeur à l'École normale supérieure.
Jean Seberg et Jean-Paul Belmondo déambulant sur les Champs-Elysées dans A bout de souffle, Jean-Pierre Léaud fuyant son enfance délinquante sur une plage de Normandie dans Les Quatre Cents Coups : autant d'images qui incarnent la mythologie de la Nouvelle Vague. La liberté scandaleuse de Brigitte Bardot dans Et Dieu créa la femme avait ouvert la voie en 1956. Entre 1959 et 1962, de jeunes cinéastes - François Truffaut, Jean-Luc Godard, Claude Chabrol, Eric Rohmer... - changent le visage du cinéma français. Ils imposent à l'écran, stylisés, des gestes, des attitudes, des apparences, des manières d'être, d'aimer, dans lesquels se reconnaissent d'emblée les spectateurs de leur génération. Mouvement de cinéma, mouvement de jeunesse : c'est ce moment unique de l'histoire culturelle française que retrace et analyse Antoine de Baecque.
Le duel est la cérémonie politique par excellence en France, le passage obligé de la prise du pouvoir. Entamée sous la Révolution française par l'affrontement Danton-Robespierre, cette cérémonie s'est poursuivie au XIXe siècle par l'opposition entre Victor Hugo et Napoléon III, puis la rivalité Ferry-Gambetta et au XXe siècle à travers les figures de Jaurès face à Barrès, de Blum face à Thorez et bien sûr de de Gaulle face à Pétain, avant de trouver sa consécration dans l'élection du Président de la République au suffrage universel. Un nouveau et dernier chapitre traite du duel - à bien des égards inédit - entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy : deux belligérants plutôt jeunes et inexpérimentés, là où cette cérémonie du pouvoir semblait à chaque fois consacrer l'expérience en politique ; une femme - évidemment la seule de l'ouvrage ; et deux manières de concevoir et pratiquer la politique largement renouvelées. Ce duel marque l'entrée de la politique française dans un nouvel âge.
Revue de presse Antoine de Baecque, historien et critique, est professeur d’histoire du cinéma à l’université de Nanterre. Il a publié aux Éditions Gallimard L’histoire-caméra (2008) et chez Gallimard Jeunesse Giboulées (en collaboration avec Pierre Guislain) Objectif cinéma (2013).
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.