Etrange destin idéologique que celui du capitalisme au cours de ce dernier quart de siècle : d'objet d'opprobre, le voici devenu la panacée à tous les maux qui accablent l'humanité. Alors que beaucoup tenaient, il n'y a guère, la chronique de sa mort annoncée, tous les pays désormais rivalisent d'ardeur pour l'adopter. Or, deux problèmes posés par le capitalisme et qui ont été l'obsession de ces géants de la sociologie historique que furent Karl Marx et Max Weber attendent encore une réponse. Le premier problème est celui, plus directement historique, de la genèse du capitalisme : pourquoi ce régime nouveau de l'économique a-t-il émergé en Europe à partir d'une certaine date, et non pas en une autre civilisation ni à une autre époque ? A cette question répond le tome premier, Les origines. Un vaste tableau historique et comparatiste, qui conduit le lecteur de la Grèce antique à la Chine en passant par le Japon, l'Empire Inca et l'Europe médiévale, dessine les traits distinctifs du capitalisme et la spécificité politique de son origine européenne : l'émergence d'une civilisation de l'individu et de ses droits. Le deuxième problème est la place et la portée du capitalisme dans cette phase de l'histoire de l'humanité qu'il est convenu d'appeler la " modernité ". A cette question s'attache le deuxième volume, L'économie capitaliste, qui retrace les diverses conditions et modalités économiques de la mondialisation du capitalisme, indépendamment des conditions politiques de la démocratie européenne occidentale qui fut son berceau. Jean Baechler révèle combien l'émergence et l'internationalisation, le passé et l'avenir de ce régime économique spécifique sont indissociables et conduisent à une nécessaire réflexion sur notre âge moderne. Car le capitalisme, loin du sentiment d'évidence communément nourri, demeure, par nombre de ses aspects encore enigmatiques, un objet privilégié de la réflexion historique et sociologique.
Nombre de pages
449
Date de parution
23/03/1995
Poids
220g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782070328819
Titre
LE CAPITALISME. Tome 2, L'économie capitaliste
Auteur
Baechler Jean
Editeur
FOLIO
Largeur
108
Poids
220
Date de parution
19950323
Nombre de pages
449,00 €
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Etrange destin idéologique que celui du capitalisme au cours de ce dernier quart de siècle : d'objet d'opprobre, le voici devenu la panacée à tous les maux qui accablent l'humanité. Alors que beaucoup tenaient, il n'y a guère, la chronique de sa mort annoncée, tous les pays désormais rivalisent d'ardeur pour l'adopter. Or, deux problèmes posés par le capitalisme et qui ont été l'obsession de ces géants de la sociologie historique que furent Karl Marx et Max Weber attendent encore une réponse. Le premier problème est celui, plus directement historique, de la genèse du capitalisme : pourquoi ce régime nouveau de l'économique a-t-il émergé en Europe à partir d'une certaine date, et non pas en une autre civilisation ni à une autre époque ? A cette question répond le tome premier. Les origines. Un vaste tableau historique et comparatiste, qui conduit le lecteur de la Grèce antique à la Chine en passant par le Japon, l'Empire Inca et l'Europe médiévale, dessine les traits distinctifs du capitalisme et la spécificité politique de son origine européenne : l'émergence d'une civilisation de l'individu et de ses droits. Le deuxième problème est la place et la portée du capitalisme dans cette phase de l'histoire de l'humanité qu'il est convenu d'appeler la "modernité". A cette question s'attache le deuxième volume, L'économie capitaliste, qui retrace les diverses conditions et modalités économiques de la mondialisation du capitalisme, indépendamment des conditions politiques de la démocratie européenne occidentale qui fut son berceau. Jean Baechler révèle combien l'émergence et l'internationalisation, le passé et l'avenir de ce régime économique spécifique sont indissociables et conduisent à une nécessaire réflexion sur notre âge moderne. Car le capitalisme, loin du sentiment d'évidence communément nourri, demeure, par nombre de ses aspects encore énigmatiques, un objet privilégié de la réflexion historique et sociologique.
Qu'est-ce que l'idéologie ? Ni une insulte ni un concept passe-partout mais la manière dont les hommes pensent, parlent et écrivent dès qu'ils font de la politique. Jean Baechler, chargé de recherches au C.N.R.S. et auteur du Suicide et des Origines du capitalisme, montre qu'il ne saurait y avoir de vie politique sans idéologie et que l'idéologie change avec les sociétés. Jadis l'idéologie pouvait accomplir ses fonctions par un simple parasitage de la mythologie, de la religion ou de la morale. Aujourd'hui , avec la disparition de toute langue commune, l'idéologie s'est transformée en système totalisant qui cesse de servir la politique pour asservir tout à la politique. Somme toute, l'idéologie est le prix que les hommes doivent payer pour pouvoir forger leur destinée au milieu des conflits et des incertitudes. Il arrive que ce prix soit excessif lorsque l'idéologie envahit et corrompt tout.
Par quels cheminements l'espèce humaine est-elle devenue ce qu'elle est aujourd'hui? Pour y répondre, Jean Baechler fait appel à l'archéologie, à l'ethnographie, à l'histoire et à la sociologie comparée. Son livre, porté par le savoir de toute une vie, reconstitue dans toute sa richesse la longue aventure de l'Homo sapiens depuis ses plus lointaines origines.Dans cette histoire universelle, déroulée sur des centaines de millénaires, l'auteur distingue trois ères successives. L'ère paléolithique, qui s'étend sur cent à deux cents mille ans, saisit l'homme dans son histoire naturelle, vivant en bandes et en tribus comme une espèce animale parmi d'autres, autonome, adapté à ses milieux et capable de résoudre tous ses problèmes. Une deuxième ère, déclenchée par la fin de la dernière glaciation, dure une dizaine de millénaires. Elle est marquée par l'émergence et l'extension du pouvoir politique, la constitution de royaumes et d'empires, le passage à la production alimentaire et artisanale, l'apparition de religions universelles. La troisième ère, commencée il y a environ cinq siècles, n'a pas atteint son terme. Elle a ouvert, d'abord aux Européens puis à tous les humains, une nouvelle étape de l'histoire humaine. Nous y vivons encore.Ce livre montre que, par-delà toutes les tribulations des sociétés anciennes et modernes, c'est la même nature humaine qui a produit les histoires les plus diverses. Il décrit l'émergence des grandes civilisations traditionnelles et en analyse l'évolution millénaire. Il observe dans l'histoire de la Chine la transition exemplaire de la tribu à l'empire, voie dont les autres civilisations se sont plus ou moins écartées. Par des détours imprévisibles, mais intelligibles, écrit Jean Baechler, l'Europe n'a pas connu l'unification impériale. Elle a exploré, en revanche, toutes les virtualités politiques pour aboutir à la modernité éclatée - scientifique, démocratique, individualiste - qui est toujours la nôtre.
Initialement parus, pour la plupart, dans les revues Contrepoint et Commentaire, les articles ici réunis composent un ensemble dont le centre de gravité est la question de la démocratie, inséparable pour Jean Baechler de celle de la modernité. C'est dire qu'ils se présentent tous comme des contributions à la tentative de penser le xxe siècle, dont nous sommes suffisamment près puisqu'il est encore " notre " siècle, mais dont nous sommes sortis en fait un jour de décembre 1989, lorsque le chef suprême de l'Empire soviétique a décidé que le Mur de Berlin ne serait plus un rideau de fer. Quatre grandes rubriques organisent méthodiquement cette riche matière : le libéralisme ; la démocratie ; l'économique ; l'Europe et le monde. Car c'est en contrepoint d'une actualité devenue historique, et en commentaire des événements politiques et intellectuels qui ont marqué le dernier quart du siècle, que Jean Baechler a toujours conduit sa réflexion. Aussi celle-ci prend-elle aujourd'hui la valeur d'un guide de lecture pour notre temps, à l'heure où l'échec des idéologies et des religions séculières nous rend particulièrement désireux d'une compréhension rationnelle.
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys