
Qu'est-ce qu'un peuple ?
L'enfant est l'interprète du peuple. Que dis-je? Il est le peuple même, dans sa vérité native, avant qu'il ne soit déformé, le peuple sans vulgarité, sans rudesse, sans envie, n'inspirant ni défiance ni répulsion". Les termes de Michelet peuvent faire sourire, mais quand on parle de populaire (langage) ou de populiste (discours), n'y a-t-il pas là une sorte de défiance et de répulsion? Le projet de ce livre est né d'une inquiétude, celle de voir le mot peuple rejoindre sans espoir de retour le groupe des mots tels que république ou laïcité, dont le sens a évolué pour servir au maintien de l'ordre. Malgré leur diversité, les textes ici réunis ont en commun de montrer ce que peuple garde de solidement ancré du côté de l'émancipation.
| Nombre de pages | 124 |
|---|---|
| Date de parution | 14/03/2013 |
| Poids | 124g |
| Largeur | 110mm |
| EAN | 9782358720465 |
|---|---|
| Titre | Qu'est-ce qu'un peuple ? |
| Auteur | Badiou Alain ; Bourdieu Pierre ; Butler Judith ; D |
| Editeur | FABRIQUE |
| Largeur | 110 |
| Poids | 124 |
| Date de parution | 20130314 |
| Nombre de pages | 124,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Méditation sur le concept de Nature
Badiou AlainAujourd'hui, une forte campagne idéologique tente de faire du mot "nature" une sorte d'idole politique. On vitupère les industries, les machines agricoles, les logements, les routes, les déchets, les voitures à essence, les avions à réaction, et bien d'autres témoins de l'invention humaine, dont on constate ou soupçonne qu'ils portent atteinte aux déterminations naturelles, qu'ils menacent l'existence des petites fleurs comme des vastes océans. Le présent texte s'inscrit dans ce contexte idéologique. Je partirai d'une question fondamentale et constamment laissée de côté : que signifie, en vérité, le mot "nature" ? " Concept retors, insaisissable, la nature sillonne l'histoire de la pensée. Mais sait-on vraiment la définir ? Cheminant d'Aristote à Hegel et Kant, en passant par la poésie romantique, Alain Badiou revisite l'étrange destin philosophique d'une idée qui n'a cessé d'évoluer avec son temps. Alors que la science contemporaine a progressivement déserté la "nature" pour lui préférer la "matière" ou le "vivant", et que la pensée écologiste s'en est emparée sur le terrain politique, ce livre explore sous tous ses angles le concept de nature - et invite à en repenser les usages.EN STOCKCOMMANDER21,00 € -

Sur la politique aujourd'hui
Badiou AlainLa politique commence à partir du moment où l'on n'accepte plus que la distinction entre le possible et l'impossible soit en partage avec l'adversaire. " Dans cette leçon percutante, Alain Badiou, le philosophe français le plus lu et le plus traduit au monde, éclaire sa conception de l'Etat et déploie sa vision de la politique aujourd'hui. Une contribution majeure à la redéfinition d'une visée émancipatrice, qui revient sur les événements-clés des années passées : occupations des places, Printemps arabe, Nuit Debout, crise grecque, effondrement des gauches, montée de l'extrême droite... Et qui invite à ouvrir de nouvelles brèches dans le présent.EN STOCKCOMMANDER8,50 € -

Eloge de l'amour
Badiou Alain ; Truong NicolasPrésentation de l'éditeur "La conviction est aujourd'hui largement répandue que chacun ne suit que son intérêt. Alors l'amour est une contre-épreuve. L'amour est cette confiance faite au hasard." Des moralistes français jusqu'à Levinas, en passant par Schopenhauer, les philosophes ont souvent maltraité l'amour - lorsqu'ils l'ont traité. Alain Badiou nous montre dans ce livre fort et limpide que l'amour est aujourd'hui menacé : la puissance de l'événement incommensurable qu'il consistitue est niée à la fois par les tenants du marché libéral (pour lesquels tout n'est qu'intérêt) et par ses opposants (pour lesquels l'amour n'est qu'hédonisme). Il est donc à réinventer. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.EN STOCKCOMMANDER6,00 € -

Nietzsche, L'antiphilosophie 1. Le Séminaire 1992-1993
Badiou AlainRésumé : "Le séminaire sur Nietzsche résulte de ce qu?on peut appeler une décision pure, dont le résultat ne s?est pas inscrit dans les grandes scansions livresques de mon entreprise. Il est même resté à part de ses compagnons, les antiphilosophes modernes et antiques. Mais n?est-ce pas son destin, en vérité ? Je l?aime dans la solitude où tout le monde, sectateurs et calomniateurs, suiveurs et hurleurs, interprètes et propagandistes, l?ont toujours laissé. On verra comment, gouverné par cette profonde sympathie, le commentant en détail et l?admirant sans avoir pour autant à lui concéder quoi que ce soit, j?ai pu décerner à Nietzsche, en mon seul nom, le titre suivant prince pauvre et définitif de l?antiphilosophie".Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER21,30 €
Du même éditeur
-

La justice du capital. Quand les multinationales (dé)font la loi
Hassani AminaDes grandes entreprises qui font condamner des Etats pour avoir entravé leurs profits en adoptant des législations sociales ou environnementales : telle est la scène qui se rejoue quotidiennement dans les tribunaux privés de l'arbitrage d'investissement (ou RDIE, "Règlement des différends entre investisseurs et Etats"), pièce maîtresse du capitalisme globalisé. Façonnée au coeur des empires déclinants pour préserver, "par la magie du droit", le pillage des ressources dans les pays décolonisés, cette justice du capital n'a cessé d'étendre sa toile par le truchement d'accords internationaux et de traités de libre-échange. Dans ses tribunaux, on tranche en secret des affaires qui concernent le plus grand nombre... au bénéfice des multinationales et des "marchands de droit" qui font tourner la machine. Amina Hassani rassemble toutes les pièces de l'intrigue et montre comment l'arbitrage érode la souveraineté des Etats et dépossède les populations pour protéger la circulation et l'accumulation du capital en tout temps et en tout lieu. Alors que le scandale s'est fait jour, ses défenseurs rêvent d'étendre encore ses tentacules, menaçant tout projet de transition écologique et de justice sociale.EN STOCKCOMMANDER14,00 € -

Le nettoyage ethnique de la Palestine
Pappé Ilan ; Chemla PaulRésumé : Dans cet ouvrage majeur, Ilan Pappé, historien israélien de renom, revient sur la formation de l'Etat d'Israël : entre 1947 et 1949, plus de 400 villages palestiniens ont été délibérément détruits, des civils ont été massacrés et près d'un million d'hommes, de femmes et d'enfants ont été chassés de chez eux sous la menace des armes. Ce nettoyage ethnique a été passé sous silence pendant plus de soixante ans et peine encore à être considéré dans sa pleine mesure. S'appuyant sur quantité d'archives, Ilan Pappé réfute indubitablement le mythe selon lequel la population palestinienne serait partie d'elle-même et démontre que, dès ses prémices, l'idéologie fondatrice d'Israël a oeuvré pour l'expulsion forcée de la population autochtone. Ce qui fut un grand livre d'histoire est aujourd'hui une lecture indispensable hélas éminemment d'actualité. Publié pour la 1 re fois en français en 2006 chez Fayard, il a été mis en arrêt de commercialisation à la fin de 2023 alors que les bombes pleuvaient sur Gaza.EN STOCKCOMMANDER20,00 € -

Comment saboter un pipeline
Malm Andreas ; Dobenesque EtienneLe réchauffement climatique est le problème vital de notre époque. Chaque nouvelle étude scientifique vient confirmer que la situation est pire que prévu, presque irréversible. Pourtant au premier rang des responsables identifiés, l'économie fossile continue de tourner à plein régime, comme si de rien était, avec le soutien affirmé ou discret des dirigeants politiques dont l'incapacité à faire face à l'écueil se révèle, de COP en COP, plus évidente. Le paradoxe est d'autant plus saisissant que le mouvement pour le climat a pris une ampleur sans précédent, organisant ces derniers mois dans les pays du Nord global des rassemblements massifs pour exiger des mesures des gouvernements. Dans le même temps, les investissements dans les énergies fossiles n'ont pas cessé d'augmenter. Comment cesser d'être à ce point inoffensif ? C'est en tant qu'acteur de ces luttes qu'Andreas Malm entreprend ici une discussion critique des principes et des pratiques du mouvement pour le climat, dont la plupart des théoriciens plaident pour la non-violence et revendiquent l'héritage des Suffragettes, de Gandhi ou de Martin Luther King. Replongeant dans l'histoire de la désobéissance civile, Malm rappelle que la mise en oeuvre de stratégies non violentes a toujours eu pour condition de possibilité l'existence d'une aile radicale, laquelle manque aujourd'hui à des organisations telle qu'Extinction Rébellion qui s'en trouvent neutralisées. La question n'est pas de choisir entre violence ou non-violence, mais de distinguer entre différents types de violence ? et de savoir quand, comment, y recourir à dessein. Or lutter contre le réchauffement climatique n'est pas la même chose que combattre un dictateur, une armée d'occupation ou un Etat ségrégationniste. C'est à l'infrastructure fossile qu'il faut s'attaquer en premier lieu, l'occasion de raviver toute une tradition de sabotage des équipements pétroliers et gaziers ? jusqu'à celui récent opéré avec succès par deux militantes catholiques contre un pipeline dans l'Iowa. La consommation est l'autre versant du problème et Malm invite à faire la différence entre les émissions de CO2 "de subsistance" ? auxquelles Macron a cru bon de s'attaquer, déclenchant la révolte des Gilets jaunes ? et celles "de luxe" des ultra-riches, véritable "étendard idéologique" qui transforme un crime contre la planète et ses habitants en idéal de vie. Là encore, le mouvement pour le climat doit savoir identifier ses cibles et intégrer à sa grille politique les rapports de classe et de race. Enfin s'il doit ajouter à son répertoire tactique la destruction matérielle, il lui faut garder à l'esprit les périls d'un extrémisme qui serait contre-productif, du substitionnisme et de la répression étatique. Nous n'avons plus le temps d'attendre, tout ce qui n'a pas été tenté doit l'être, et les militants pour le climat de demain ? potentiellement des millions ? doivent apprendre dès maintenant à lutter dans un monde en feu.EN STOCKCOMMANDER14,00 € -

Capitalisme, désir et servitude. Marx et Spinoza
Lordon FrédéricComment un certain désir s'y prend-il pour impliquer des puissances tierces dans ses entreprises ? C'est le problème de ce qu'on appellera en toute généralité le patronat, conçu comme un rapport social d'enrôlement. Marx a presque tout dit des structures sociales de la forme capitaliste du patronat et de l'enrôlement salarial. Moins de la diversité des régimes d'affects qui pouvaient s'y couler. Car le capital a fait du chemin depuis les affects tristes de la coercition brute. Et le voilà maintenant qui voudrait des salariés contents, c'est-à-dire qui désireraient conformément à son désir à lui. Pour mieux convertir en travail la force de travail il s'en prend donc désormais aux désirs et aux affects. L'enrôlement des puissances salariales entre dans un nouveau régime et le capitalisme expérimente un nouvel art de faire marcher les salariés. Compléter le structuralisme marxien des rapports par une anthropologie spinoziste de la puissance et des passions offre alors l'occasion de reprendre à nouveaux frais les notions d'aliénation, d'exploitation et de domination que le capitalisme voudrait dissoudre dans les consentements du salariat joyeux. Et peut-être de prendre une autre perspective sur la possibilité de son dépassement.EN STOCKCOMMANDER12,00 €
