L'intérêt accru que l'on porte aujourd'hui aux utopies répond à plus d'une interrogation sur notre temps. Jamais l'utopie ne fut aussi violemment dénoncée et aussi fougueusement exaltée. Elle est devenue le point de fixation de nos hantises et de nos espoirs. La présence simultanée de deux attitudes, méfiance à l'égard de l'utopie et néanmoins désir d'en construire une, marque la conscience de ce temps qui est le nôtre. Qu'éclaire l'utopie et que dissimule-t-elle sous la transparence de la Cité Nouvelle, voulue et désirée? Rapports complexes entre utopie et histoire que ce livre cherche à dégager en étudiant l'imaginaire social en oeuvre au XVllle siècle, et notamment au cours de la Révolution, à une époque où les utopies s'inscrivent durablement dans le champ des attentes et s'imposent comme des images guides et des idées forces telles qu'elles orientent les espoirs et sollicitent les énergies collectives. Lumières de l'utopie et utopie des Lumières... Comment les idées images d'une Cité Nouvelle donnent un éclairage spécifique aux rêves et promesses que le siècle des Lumières fait surgir à son horizon? Comment le fait révolutionnaire imprime un élan nouveau et un dynamisme particulier à l'imagination utopique? Telles sont les interrogations vers lesquelles converge l'analyse discontinue, éclatée de Lumières de l'utopie, par delà la pluralité des thèmes: la pensée politique de Rousseau et le rêve métaphysique de dom Deschamps, les fêtes en Utopie et l'utopie manifestée dans et par les fêtes révolutionnaires le rêve d'une Histoire nouvelle qui réconcilierait l'homme avec sa raison et l'histoire du calendrier révolutionnaire qui transforme ce rêve en institution, les villes utopiques et le Paris visionnaire de l'époque révolutionnaire, ville imaginaire âprement disputée par le Pouvoir et le Bonheur.
Nombre de pages
416
Date de parution
16/11/2001
Poids
489g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782228895026
Titre
Lumières de l'utopie
Auteur
Baczko Bronislaw
Editeur
PAYOT
Largeur
140
Poids
489
Date de parution
20011116
Nombre de pages
416,00 €
Disponibilité
Epuisé
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PROMESSES DEMOCRATIQUES ET PASSION REVOLUTIONNAIRE. Institutions démocratiques et secousses révolutionnaires. Serments et parjures. Droits de l'homme, paroles des femmes. TERREUR : HAINE ET OUBLI. " Comment est fait un tyran ? ". Une passion thermidorienne : la revanche. CONTINUITE DE L'HISTOIRE, CONFLICTUALITE DE LA POLITIQUE. Utopie salonnière et réalisme politique. Turenne au temple de Mars. Un Washington manqué : Napoléon Bonaparte
Le 9 thermidor la Convention décrète hors la loi Robespierre, Saint-Just et leurs acolytes. Ils seront guillotinés le lendemain. Le 9 thermidor ouvre une période trouble. Le gouvernement, composé souvent d'anciens terroristes, est confronté à un problème politique inédit : Comment sortir de la Terreur que cette même Convention avait instaurée seize mois plus tôt ? La Révolution peut-elle faire le procès de la Terreur sans se condamner elle-même ? Distinguer les responsabilités, dans le châtiment des coupables, entre les agents subalternes et ceux qui votèrent les décrets et donnèrent les ordres ? Et comment empêcher le retour de la Terreur et instaurer la démocratie quand chacun continue à penser en termes de Volonté générale unitaire, d'exclusion de l'opposant, de refus du pluralisme politique ? Les quinze mois qui suivirent la chute de Robespierre ne marquèrent pas seulement un tournant dans l'histoire de la Révolution française ; ils demeurent la hantise de toutes les révolutions. Thermidor, c'est désormais le moment mythique, guetté par l'Histoire, où une révolution doit avouer qu'elle ne tiendra pas toutes ses promesses initiales et reconnaître que l'espoir s'est brisé. En Thermidor, les révolutionnaires lassés et vieillis renoncent à faire la révolution ; ils ne rêvent plus que de la finir.
Il y a les lieux communs, aux vertus simplistes, et la réalité historique. De lieux communs, les Lumières, depuis quelque temps, ont eu leur lot, chargées rétrospectivement de tous les maux, au prétexte qu'elles auraient, par un culte optimiste de la Raison, enclenché le déchaînement des tragédies sans précédent de notre siècle. Pour ce qui est de la réalité historique, les Lumières apparaissent sous un tout autre jour : traversées par des tensions morales et des oppositions intellectuelles où se joue la validité des promesses de bonheur en regard de la fatalité du mal. L'homme, comme le veut le "siècle philosophique", est un être libre, défini par ses droits inaliénables - particulièrement celui de rechercher son bonheur. Etre raisonnable, il est appelé à faire un usage critique de son entendement - particulièrement en matière de religion. Dans une histoire désormais désacralisée, devenue l'oeuvre de la seule humanité et que la Faute et la Chute ne marquent plus à ses origines, le mal est privé de fondement. Mais il n'est pas exorcisé pour autant. Moral, social, physique, il demeure, malgré les progrès de l'esprit humain, inéluctable, identique à lui-même par-delà la diversité des formes et des voies qu'il emprunte. Cet écart irréductible, les Lumières le mesurent à l'aune de leur quête obstinée des moyens, contradictoires, censés le réduire : affirmation de l'autonomie morale de l'individu ou nostalgie de la norme perdue ; confiance dans la nature bonne de l'homme ou résignation devant la capacité de ses semblables à ériger leur malheur en système ; relativisme culturel ouvrant à un pluralisme moral ou exigence d'universalité des valeurs fondamentales ; utopie volontariste d'une Cité juste ou réformisme pragmatique atténuant les injustices : aspiration légitime des hommes à inventer et construire leur bonheur ou constat amer qu'à jamais des humains, Job est l'ami et le prochain. Penser en même temps le droit au bonheur de l'humanité et la fatalité du mal, les Lumières n'ont eu de cesse de le faire. C'est en cela certainement que leur legs se tient dans notre proximité, comme un défi intellectuel et moral toujours à relever.
Posez une question, Bryson y répond dans ce livre, clair, synthétique, vivant, truffé d'anecdotes, qui conjugue avec bonheur science et sourire. Vous y apprendrez sans efforts par quels hasards, traits de génie, intuitions, déductions, expérimentations, débats, les hommes en sont arrivés à connaître le monde tel qu'ils le connaissent aujourd'hui. Tout y est (ou presque) de l'histoire des sciences, de notre planète et de l'univers. Un merveilleux compagnon, dont la lecture devrait être recommandée à tous les collégiens? et à leurs parents!Ce livre a été un best-seller en France et dans le monde entier. Il a reçu le prestigieux prix Aventis du meilleur livre de vulgarisation scientifique et l'Union européenne lui a décerné le prix Descartes pour la communication scientifique.
Résumé : Si les parents et leur comportement étaient à l'origine de tous les troubles et de toutes les difficultés que vivent leurs enfants, les choses seraient simples : les parents compréhensifs, éclairés et aimants auraient toujours des enfants heureux et équilibrés , les parents durs, injustes et sans tendresse auraient toujours des enfants névrosés qui deviendraient à leur tour des parents névrosés. Pour Edmund Bergler, ce sont les "élaborations internes" que l'enfant a de ses expériences, les fantasmes qu'il choisit de créer à partir de son environnement, qui ont l'effet le plus tenace. C'est ce qui expliquerait pourquoi les résultats de l'influence extérieure sont limités, voire contradictoires, et pourquoi parents et éducateurs contrôlent moins l'avenir de l'enfant qu'on ne le croit généralement. Ils sont en tout cas impuissants devant cette force décisive qu'est l'élaboration inconsciente des fantasmes de l'enfant. Formé au sein de l'école viennoise, émigré en 1937 aux Etats-Unis, où il est mort en 1962, Edmund Bergler est l'un des grands noms de la psychanalyse. Il est l'auteur de "La Névrose de base" (Petite Bibliothèque Payot nº 382).
De nos rêves, il ne reste bien souvent qu'un sentiment de perplexité, un souvenir fugace, une impression de joie ou de tristesse, une émotion mystérieuse. Pour en saisir le sens, il est indispensable d'en définir la nature (leur langage, leur fonction, leurs formes) et de rappeler l'histoire des interprétations. Ernest Aeppli, docteur en psychologie et psychothérapeute, propose ici une remarquable synthèse sur cette question. Un catalogue de symboles oniriques permet en outre à celui qui sait se montrer attentif de percevoir quelque chose de son âme dont le rêve est comme le miroir.
La psychanalyse nous a depuis longtemps habitués à tenir compte des mobiles ignorés de notre comportement. Mais nous appréhendons mal les rôles que nous tenons vis-à-vis de notre entourage direct et de la société. Jouer ces rôles dans un cadre protégé permet de réactiver les sentiments sous-jacents et de rendre à la personne la liberté d'action et la spontanéité créatrice nécessaires à toute adaptation sociale. Tel est le but du psychodrame. Introductrice en France de cette technique thérapeutique, Anne Ancelin Schützenberger en décrit ici tous les aspects et le déroulement, et explique une centaine de techniques de psychodrame ide la "chaise vide" au test de spontanéité, en passant par le psychodrame d'enfants et le renversement des rôles).