Mai 2017, entre l'élection présidentielle et les législatives, une sociologue et un photographe se mettent en route, sac au dos, pour un voyage le long de la ligne B du RER, de Roissy à Saint-Rémy-lès-Chevreuse. Ils reviennent sur les pas de François Maspero et Anaïk Frantz qui, trente ans plus tôt, alors que la France découvrait le " mal des banlieues ", allaient voir la " vraie vie " autour de la capitale. Ce livre est le récit de leur traversée de territoires injustement réduits à des poncifs sur le béton, la pauvreté, l'islam ou l'insécurité. Des agriculteurs chinois installés à quelques kilomètres de l'aéroport de Roissy, des familles turques pique-niquant dans un parc un dimanche ensoleillé, des commerçants sikhs proposant l'hospitalité de leur lieu de culte, des catholiques polonais réunis après la messe du dimanche, un rappeur s'opposant à son père congolais sur l'héritage colonial, des résidents de quartiers pavillonnaires jouxtant les tours d'habitat social... Au fil de ces rencontres apparaît une mosaïque méconnue, travaillée par l'histoire, la mondialisation et les ancrages locaux. Se dessine aussi peu à peu un paysage urbain où la nature s'obstine et qui ne cesse d'affronter les multiples tentatives de mise en ordre engagées depuis plus d'un siècle, dont le Grand Paris, annoncé sur des panneaux de chantier omniprésents, trace aujourd'hui le nouvel horizon.
Nombre de pages
350
Date de parution
11/04/2019
Poids
408g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782021418958
Titre
Retour à Roissy. Un voyage sur le RER B
ISBN
2021418952
Auteur
Bacqué Marie-Hélène ; Mérian André
Editeur
SEUIL
Largeur
140
Poids
408
Date de parution
20190411
Nombre de pages
350,00 €
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Bacqué Marie-Hélène ; Blanc Maurice ; Hamel Pierre
Le désengagement de l?Etat s?accompagne d?un discours valorisant le citoyen. On y a d?abord vu une rhétorique conservatrice (Thatcher, Chirac), mais elle a été reprise par les sociaux-démocrates au pouvoir (Blair, Schröder). Le citoyen reçoit l?injonction de participer au débat public (la loi française sur la démocratie de proximité) et de s?impliquer dans des initiatives locales, notamment pour résoudre les problèmes sociaux. Dans la pratique, où en est la participation des citoyens, dans le double registre de la décision et de l?action ? Espaces et Sociétés présente un bilan des actions engagées et des conceptualisations utilisées.
Bacqué Marie-Hélène ; Bellanger Emmanuel ; Rey Hen
?L'expression "banlieues populaires" a pris une connotation négative, désignant des lieux abandonnés par les pouvoirs publics, des lieux de "non-droit", habités par des populations désaffiliées, si ce n'est "dangereuses". Tout un imaginaire s'est ainsi cristallisé autour de cette expression. Ce livre revisite les idées reçues ou les fausses évidences en démontrant que les banlieues ne forment pas des territoires homogènes. Eclairant l'histoire des banlieues populaires et singulièrement celle de la Seine-Saint-Denis, ses auteurs interrogent le présent et les futurs possibles des banlieues populaires trop souvent stigmatisées. Un livre éclairant.
La démocratie participative, dont les racines sont anciennes, connaît un renouveau retentissant depuis une dizaine d'années. Elle semble s'institutionnaliser dans la durée, dans une dynamique qui se différencie du caractère contestataire des mouvements sociaux des années 60 et 70. Cet ouvrage analyse ses dynamiques de diffusion, le succès particulier de certains dispositifs, les aléas de tel ou tel parcours, la multiplicité des expériences locales et l'inachèvement général d'un processus qui semble, pourtant, porté par des tendances lourdes. Comment expliquer, par exemple, la grande diversité des budgets participatifs, en Europe mais aussi à l'intérieur d'un même pays? Pourquoi le recours au tirage au sort s'est-il d'abord répandu en Allemagne, en Grande-Bretagne et en Espagne, puis plus tardivement en France? Comment comprendre le fait que, malgré les succès des expériences qui ont recours à cette procédure, celle-ci ne soit pas encore devenue une composante standardisée du fonctionnement démocratique? Pourquoi une telle diversité des dispositifs participatifs liés aux enjeux urbains? Pour favoriser une meilleure compréhension de ces phénomènes, l'accent est ici mis sur deux aspects peu étudiés jusque-là dans une optique comparative: l'évolution dans le temps et la place des acteurs, individuels ou en réseau. A travers quels réseaux d'acteurs, quelles institutions, se sont opérés des transferts? Retracer cette généalogie de la démocratie participative permet de mieux en comprendre la portée et les limites. Et donne des clés à ceux qui veulent la faire vivre aujourd'hui.
Quand j'écrivais Tombe en 1970 je voulais relever une tombe, et relever d'une mort vénéneuse. Je voulais désenfouir un secret et je l'enfouissais sous un texte. Je travaillais sans arrêt, je fouissais, Tombe faisait un travail de taupe. Curieusement l'écureuil, dans certains cas, fait aussi un travail de taupe. Ainsi l'Ecureuil de Tombe, citoyen américain par ailleurs, (j'en parlerai plus bas) est à moitié souterrien. Tombe voulait sortir vivant quand même d'un séjour aux Enfers et ne trouvait pas la sortie. La porte d'entrée refuse la sortie. Il faut trouver une autre porte. Tombe avait dû commencer à se frayer un texte sous le texte dès 1964 aux USA. Je voyais bien les textes se bosseler devant mes pages. Jusqu'au jour où il y eut une déchirure dans mes vies par où Tombe put lever. Mais seulement ce Tombe ou cette tombe. Ce n'est pas cela. Je voulais écrire un livre, ma langue a fourché, Tombe est né de cette fourche. Né fourchu. Double. Avec la mort en tiers. Tombe appartient dans mon ?uvre en général à l'espèce des Livres qui se sauvent, dès que je cherche à écrire ce livre, il détale devant moi. C'est peut-être moi qui fuis. Entre nous il y a fuite. Tombe pressent, préécrit le livre qui le hante, sans le savoir. Veille. Attend. Sans que je sache. Attend trente ans. En 2001 la scène de Tombe s'ouvre sur Manhattan, Lettres de la Préhistoire. Les Enfers ont longtemps voyagé.
Résumé : La critique empiriste des prétentions universelles de la pensée humaine est-elle réellement fondée ? On sait que c'est le problème de Kant. Mais Quentin Meillassoux montre avec une force étonnante qu'une autre compréhension de cette critique, restée en quelque sorte dissimulée, bien que plus "naturelle", aboutit à un partage des ambitions de la pensée très différent de celui proposé par Kant. Il établit en effet qu'une seule chose est absolument nécessaire : que les lois de la nature soient contingentes. Ce noeud entièrement nouveau entre les modalités contraires installe la pensée dans un tout autre rapport à l'expérience du monde, un rapport qui défait simultanément les prétentions "nécessitantes" de la métaphysique classique, et le partage "critique" entre l'empirique et le transcendantal. Cette remarquable "critique de la Critique" est ici introduite sans fioritures, coupant vers l'essentiel dans un style particulièrement clair et démonstratif. Elle autorise à nouveau que le destin de la pensée soit l'Absolu, et non la "finitude" dans laquelle nous nous complaisons en laissant la morale, ou le "retour du religieux", servir de fictif supplément d'âme. Quentin Meillassoux est né à Paris, en 1967. Il enseigne la philosophie à l'Ecole normale supérieure (Ulm), et a également publié Le Nombre et la Sirène. Un déchiffrage du Coup de dés de Mallarmé (Fayard, 2011).