Comment, lorsqu'on évoque Paris, comprendre le paradoxe entre la forte présence imaginaire de la Seine et la relative indifférence des Parisiens d'aujourd'hui à l'égard de ses berges ? Mettant en lumière l'étonnante diversité des rôles du fleuve dans la ville du XVIIIe siècle, Isabelle Backouche montre à quel point la Seine a longtemps été stratégique, tant pour les hommes que pour les pouvoirs. Tout à la fois espace partagé, espace contesté et espace remodelé, le fleuve a ainsi pesé d'un poids déterminant dans le façonnement de la vie urbaine. Cependant, au tournant des XVIIIe et XIXe siècles, la Seine s'écarte de cette vocation pour devenir une voie de navigation nationale de plus en plus étrangère à la capitale, un fleuve monumental et désincarné. Ce nouveau destin puise ses formes et ses représentations dans le siècle des Lumières. De la ville ancienne à la ville contemporaine, le fleuve a eu sa chronologie singulière, bien éloignée des rythmes, historiographiquement plus conventionnels, d'une mutation parisienne scandée par l'haussmannisation. Sensible à la diversité des acteurs et des intérêts qui les animent, cette histoire de la rupture entre la Seine et Paris nous fait voir combien importe la solidarité entre les usages, les représentations et les aménagements d'un territoire. La Seine offre ainsi un fécond terrain d'expérimentation pour comprendre le devenir urbain et les relations mouvantes de l'homme et de la ville.
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Nombre de pages
430
Date de parution
27/12/2000
Poids
769g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782713213519
Titre
La trace du fleuve. La Seine et Paris (1750-1850)
Auteur
Backouche Isabelle
Editeur
EHESS
Largeur
160
Poids
769
Date de parution
20001227
Nombre de pages
430,00 €
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Résumé : Connaissez-vous vraiment les rives de Seine ? Savez-vous que l'île Saint-Louis était encore, à l'époque de Voltaire, " un quartier de Paris qui est éloigné de tout " ? Que la Seine, avec ses bouquinistes, est la plus grande librairie à ciel ouvert du monde ? Que la baignade était autrefois autorisée, à l'intérieur de bateaux spéciaux ? Que lors de la crue de 1910, le fleuve atteignait la gare Saint-Lazare ? Ce nouveau carnet de la collection des Guides Bleus propose une balade à la découverte du coeur historique de Paris, de l'Institut du monde arabe à la Concorde, en passant d'une rive à l'autre, avec des visites inédites de Notre-Dame de Paris et du jardin des Tuileries. - Des visites commentées qui vous racontent l'art et l'histoire à la manière d'un guide-conférencier. - Une foule d'anecdotes pour découvrir les personnages plus ou moins célèbres qui ont façonné l'usage du fleuve ou habité ses rives, les petites histoires des gens resituées dans la grande histoire de Paris. - Une animation audio " Gens de la Seine " qui restitue l'ambiance du fleuve au 18e siècle, avec ses métiers disparus. - Des focus pour vous représenter mieux la Seine autrefois, et des " Petits plus " pour faire ressortir des éléments qui aident à la compréhension de la visite. - Des quiz pour tester vos connaissances tout en vous amusant. Un joli carnet Instructif et ludique, à s'offrir ou à offrir à tous les amateurs de culture.
Mettant en lumière l'étonnante diversité des rôles du fleuve dans la ville du xviiie siècle, Isabelle Backouche montre à quel point la Seine a longtemps été stratégique, tant pour les hommes que pour les pouvoirs. Tout à la fois espace partagé, espace contesté et espace remodelé, le fleuve a ainsi pesé d'un poids déterminant dans le façonnement de la vie urbaine. Cependant, au tournant des XVIIIe et XIXe siècles, la Seine s'écarte de cette vocation pour devenir une voie de navigation nationale de plus en plus étrangère à la capitale. Sensible à la diversité des acteurs et des intérêts qui les animent, cette histoire de la rupture entre la Seine et Paris nous fait voir combien importe la solidarité entre les usages, les représentations et les aménagements d'un territoire. La Seine offre ainsi un fécond terrain d'expérimentation pour comprendre le devenir urbain et les relations mouvantes de l'homme et de la ville.
Ce guide bibliographique de l'histoire urbaine en France est le fruit d'un travail collectif mené en plusieurs temps. Il réunit près de 3200 références du Moyen Age à nos jours. Partant d'une sélection de références parues dans Urban History Yearbook entre 1974 et 1996, une équipe d'historiens a recensé les ouvrages et les articles, parus depuis cette date en France et à l'étranger, qui prennent la ville française comme objet. Cette bibliographie ne prétend pas à l'exhaustivité mais a pour ambition de procurer un outil de travail qui mette en valeur l'objet urbain dans la production historique de ces trente dernières années. Le cadre de classement et les index des noms de personnes et de lieux mettent en valeur la richesse d'un champ de recherche qui s'est progressivement affirmé depuis les années soixante- dix ainsi que l'évolution des approches de la ville par les historiens au cours de cette période.
Entre 1815 et 1848, sous deux régimes successifs et sous le règne de trois rois aux passés et aux personnalités très différents, les Français ont fait leur premier véritable apprentissage des libertés politiques. Le système représentatif s'installe, non sans limites et surtout non sans heurts. Une révolution en 1830, mais aussi, plus durablement, une forte instabilité ministérielle sont le prix à payer pour l'introduction du système parlementaire dans notre pays. Confrontés à des assemblées de notables, Louis XVIII, Charles X, puis Louis-Philippe s'efforcent, avec plus ou moins de sens politique, de concilier l'émergence inéluctable des libertés avec l'affirmation de l'autorité royale, dans une France traversée par de profondes évolutions sociales, économiques, religieuses. Ces trois décennies, où se mêlent survivances de l'Ancien Régime et aspirations à la modernité, sont portées par un débat politique de grande intensité, dominé par l'affirmation croissante du libéralisme contre l'esprit de tradition. Des personnalités d'exception se détachent : Guizot, Thiers, Benjamin Constant, Chateaubriand, Lamartine. De grands courants d'idées émergent - radicalisme, socialisme, catholicisme social -, accompagnant des revendications sociales et politiques qui marqueront le XIXe siècle tout entier, l'affirmation de la sensibilité romantique contribuant à entretenir une contestation permanente. Expansion économique enfin et affirmation des libertés parlementaires, mais aussi terreur blanche, attentats contre la personne royale, émeutes et révolutions n'annoncent rien d'autre que l'adolescence politique de la France contemporaine, encore traumatisée par le tumulte révolutionnaire et le despotisme impérial. Avant même l'instauration de la République, et malgré l'épilogue brutal de 1848, la période de la monarchie constitutionnelle a posé les principes et fondé durablement l'exercice des grandes libertés d'opinion, de discussion, d'expression qui sont devenues pour nous inséparables de la démocratie.
L'Homme poursuit l'enquête engagée dans le précédent numéro : quelle est donc cette curieuse chimère à deux têtes qui orne sa couverture depuis sa fondation ? Selon Claude Lévi-Strauss, qui l'a choisie, il s'agirait d'un "dieu Tortue" de la culture pré-colombienne Coclé, en Amérique centrale. Que sait-on de cette culture et de ses productions graphiques ? A quel genre de dieu, et à quel genre de tortue, correspond ce personnage ? Et que dire de la bicéphalité joyeuse et hypnotique qui le caractérise ? Richard G. Cooke et Carlo Severi apportent quelques éclaircissements sur ces questions. Trois "Etudes & Essais" forment le coeur de ce numéro, illustrant une nouvelle fois l'ouverture épistémologique de notre revue. Camille Chamois explore à quelles conditions ethnographiques, philosophiques et psychologiques une théorie perspectiviste peut envisager la multiplicité de points de vue d'êtres différents, humains ou non humains. Abigaël Pesses nous conduit ensuite chez les Karen de Thaïlande et nous présente un curieux motif dessiné sur l'envers d'un plateau de riz, dans lequel toute une cosmologie se voit sobrement condensée afin de guider les morts sur le chemin de l'au-delà. Sophie Blanchy et Haddad Salim Djabir, pour leur part, restituent les échanges cérémoniels qui rythment et organisent les relations entre groupes de descendance sur l'île de Mohéli dans l'archipel des Comores, de même que le processus historique de la préservation de ces usages sous l'influence de riches marchands étrangers. Laurent Berger, enfin, clôt ce numéro par un nouveau commentaire critique du livre de Charles Stépanoff, Voyager dans l'invisible. Techniques chamaniques de l'imagination (La Découverte, 2019), en réexaminant la corréla¬tion entre naissance de la hiérarchie et mode de médiation reli¬gieuse. Il est ainsi question de cosmologies, dans ce numéro, et de la matière cérémonielle et picturale par laquelle une population figure - et donc rend disponible - le monde relationnel qu'elle habite et qu'elle produit.