Qu'est-ce qui vous amène ? ", c'est la question que pose, explicitement ou non, le psychanalyste à celui ou celle qui vient le consulter. Ils pressentent l'un comme l'autre que la vraie réponse sera longue à venir. Déjà, enfant, Martine Bacherich aimait se raconter des histoires. Devenue une psychanalyste d'enfants et d'adultes, ce goût d'entendre et de fabriquer des histoires ne l'a pas quittée. On pourrait dire d'une analyse qu'elle est une " invention du vrai ". Martine Bacherich s'inscrit à contre-courant de la plupart des analystes d'aujourd'hui qui se vouent à la théorie et se bornent à évoquer quelques " vignettes cliniques ". Elle s'inscrit en revanche dans la continuité d'un Freud tout étonné et un peu inquiet que ces histoires de cas se lisent comme des romans et manquent du " cachet sérieux de la science ". Autre singularité de ce livre : son style, un style d'une grande qualité littéraire, précis, subtil, d'où tout jargon est proscrit. Deux sections. La première, de loin la plus importante, relate une série d'histoires cliniques - cures d'enfants et d'adultes. Elle se conclut par un hommage savoureux à Françoise Dolto. La seconde section, brève, dévoile d'autres intérêts de l'auteur, pour la peinture notamment et, plus insolite, pour la lingerie féminine.
Nombre de pages
298
Date de parution
19/01/2006
Poids
285g
Largeur
119mm
Plus d'informations
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EAN
9782070776450
Titre
Qu'est-ce qui vous amène ?
Auteur
Bacherich Martine
Editeur
GALLIMARD
Largeur
119
Poids
285
Date de parution
20060119
Nombre de pages
298,00 €
Disponibilité
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Des vies. mais telles que la mémoire les invente, que notre imagination les recrée. qu'une passion les anime. Des récits subjectifs. à mille lieues de la biographie traditionnelle. L'un et l'autre: l'auteur et son héros secret. le peintre et son modèle. Entre eux. un lien intime et fort. Entre le portrait d'un autre et l'autoportrait, où placer la frontière? Les uns et les autres: aussi bien ceux qui ont occupé avec éclat le devant de la scène que ceux qui ne sont présents que sur notre scène intérieure. personnes ou lieux, visages oubliés. noms effacés. profils perdus.
A moins de trente ans, J.-B. Pontalis a déjà vécu ou pensé dans l'intimité de trois hommes illustres considérés comme des maîtres dans leur discipline et leur temps, Louis Renault, Sartre, Lacan. Philosophe, psychanalyste, grand lecteur, éditeur. Et Ecrivain. Tôt occupé par le bonheur et la douleur d'aimer, subjugué par le secret de fabrique du rêve, collectionneur des contrées de l'absence, traqueur d'obscurité, il se tient en sentinelle, à l'affût de chaque vacillement, de tout surgissement. Mieux encore qu'écrire, admirablement, il veut s'écrire. Il invente l'autobiographie, de brefs récits, comme autant de petits romans où la parole se trouve en se perdant, dans le désordre de la mémoire." Martine Bacherich.
L'objectif de ce volume est de réunir fiction, essais, correspondances et « vie et ?uvre » afin de parvenir à une confrontation en miroir entre réel et transfiguration par l'écriture. Ici, Karen Blixen, mise à nu entre adversité et sublimation, apparaît telle qu'on ne l'avait jamais donnée à voir. En 1914, Karen Blixen arrive vers 1914 à Mombasa, au Kenya, pour se lancer avec son époux Bror dans l'exploitation du café. Karen est littéralement envoûtée par l'Afrique. Mais rien ne va marcher comme prévu : Bror ne connaît rien à l'agriculture, encore moins au café, et préfère de loin les safaris au travail de la ferme. Pire, il transmet à Karen la syphilis qu'il a contractée avec les femmes Massaïs. Divorce, tentative courageuse, mais vaine de poursuivre seule l'exploitation qui se révèle un gouffre sans fond, emprunts colossaux auprès de sa famille, et pour finir faillite et retour humiliant au Danemark... De cette mise en regard entre la magie et le sordide, entre ce qui sera ravagé et l'indestructible, surgit, au-delà de l??uvre littéraire, le portrait, non seulement d'une femme, mais de toute une famille, aussi complexe que passionnée.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.