En 1664, Louis XIV, soucieux de marquer le début de son règne par une action d'éclat, envoya la totalité de sa marine et ses meilleurs régiments sur les côtes d'Algérie afin d'y implanter une base française. Qui sait, y compris parmi les historiens, que l'opération, présentée par Alexandre Dumas dans Le Vicomte de Bragelonne comme une victoire, se solda en réalité par un désastre. Quand, en juillet, les français s'emparent du petit port kabyle de Gigeri, ils s'attendent à être reçus en libérateur du joug turc ; or, ils se heurtent à de redoutables guerriers berbères, qui, au nom de la guerre sainte, font appel aux Arabes puis? aux Turcs d'Alger ! Après trois mois de combats acharnés, alors qu'ils ont déjà perdu plusieurs milliers d'hommes, les français mal préparés, mal commandés, affaiblis par les maladies, submergés par le nombre des assaillants, sont finalement contraints à une retraite peu glorieuse. Ils abandonnent sur place blessés, artillerie, armes et vivres ! Au moment du bilan, les officiers généraux, pour se disculper, recourent aux faux-témoignages et à la calomnie. Quant à Louis, qui s'avère dans cette affaire meilleur manipulateur que stratège, il réussit à effacer jusqu'au souvenir même de ce cuisant échec. S'appuyant sur les documents et les récits de l'époque, Bernard Bachelot exhume un épisode "oublié" de l'histoire et nous fait revivre une guerre insolite et cruelle, où se mêlent courage, barbarie et lâcheté.
Nombre de pages
347
Date de parution
05/10/2011
Poids
540g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296563476
Titre
Louis XIV en Algérie. Gigeri - 1664
Auteur
Bachelot Bernard
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
540
Date de parution
20111005
Nombre de pages
347,00 €
Disponibilité
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1664 : Louis XIV conçoit, comme première démarche militaire, l'action d'éclat qui consiste à installer une base française sur les côtes d'Afrique du Nord. Les armées du Roi débarquent en juillet à Gigeri. Trois mois plus tard, les Maures et les Turcs les contraignent à la retraite : le jeune souverain vient de subir une humiliante défaite. Pour sauver la face et l'espérance, Louis XIV, premier responsable du désastre, cherche un bouc-émissaire, qu'il pense avoir trouvé en la personne de Gadagne.
1664 - Le jeune Louis XIV lance une importante opération militaire pour lutter contre les pirates barbaresques en Méditerranée. Son objectif est d'établir une citadelle et un port en Algérie. Mais l'opération tourne au désastre. Après trois mois passés sur les côtes de Barbarie, les armées françaises sont contraintes à une humiliante défaite : elles ont perdu deux vaisseaux, près de trois mille hommes et ont dû se résoudre à abandonner leurs canons. Auteur de Louis XIV en Algérie - ouvrage dans lequel il a révélé l'importance de cet épisode -, Bernard Bachelot choisit de s'appuyer sur ces événements parfaitement historiques pour développer ici une oeuvre de fiction. Il imagine l'enquête menée par le Roi à la suite de son fiasco militaire. Louis XIV choisit d'abord un bouc émissaire en la personne de Gadagne, le seul qui se soit bien conduit en Afrique. Le Roi prépare donc le procès qu'il pourrait intenter à son fidèle général, mais Gadagne possède tant d'arguments pour se défendre que le Souverain fait volte-face et préfère inventer un alibi pour effacer sa défaite des mémoires. Trois cent cinquante ans après les faits, cet alibi tient encore et passe pour une vérité historique ! Les fouilles sous-marines récemment entreprises sur l'épave du vaisseau "La Lune" ont remis cet épisode crucial de l'histoire du Roi-Soleil au coeur de l'actualité.
Entre le monde d'avant ? celui qui précède la mort de son épouse ? et le monde d'après aux contours proches, mais plus que jamais flous ?, il y a le présent, le quotidien incontournable, qui se nourrit de souvenirs, de nostalgie? et de questionnements sur le sens de l'époque et sur notre devenir. La souche, est un récit d'amour clinique et mélancolique, et d'espoir aussi.
Le récit, vif et soutenu, s'ouvre en 1951 et se clôt en 1962. Il nous transporte sur deux terrains de conflits majeurs de la deuxième partie du XXe siècle: l'Indochine et l'Algérie; il éclaire une page d'histoire moderne et contribue au débat actuel sur le sujet. Ces mémoires - celles d'un officier de la Marine française, devenu pilote de chasse et officier d'appontage - tiennent de l'Histoire autant que de l'aventure. Aux récits souvent bouleversants de combats sur les fleuves d'Indochine et de missions aériennes périlleuses se mêlent l'histoire de l'installation d'une famille en Afrique du Nord au siècle et la chronique des événements politiques. Bernard Bachelot nous raconte la décolonisation de l'intérieur, avec les yeux d'un natif d'Algérie et le vécu d'un soldat. Il témoigne du traumatisme de militaires de carrière engagés dans des guerres cruelles qui ont abouti - en dépit parfois de victoires sur le terrain - à de tristes abandons. Il nous parle de pertes: perte de la terre, des amis, des idéaux... perte de l'innocence. Sur le conflit militaire se greffe le conflit intérieur. La vie sur le terrain d'opération va de pair avec la vie intime et privée. On assiste à la fin des illusions et à la naissance d'une famille. La mort accidentelle d'un de ses enfants - point de départ du récit - incite l'auteur à revenir, près de quarante ans après les faits, sur cette période agitée et tragique. De Saigon à Alger est l'histoire d'un déracinement. L'émotion qui s'en dégage naît de la précision du témoignage et de la passion dans l'analyse.