Bachelin Christian ; Rouzeau Valérie ; Dussert Eri
TEMPS IL FAIT
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EAN :9782868534040
Des vers fantasques, baroques, syncopés. Des rengaines, des ballades, des blues, des litanies empreints d'une nostalgie tellement inouïe qu'on croirait qu'un sentiment nouveau a été inventé. L'art de détourner les fonds à ses propres fins, qui distingue le créateur authentique de l'épigone ou du faussaire n'est pas en reste avec ce poète dont le lyrisme turbulent révèle l'étrangeté merveilleuse ou cocasse des êtres et des choses en apparence les plus banals, les plus misérables ou insignifiants. Auprès du lecteur distrait, Bachelin pourrait passer pour un doux dingue un peu naïf, un troubadour romantico-surréaliste et dada égaré dans notre époque post-post-it moderne. Il y a bel et bien quelque chose de déplacé chez lui, et ceci s'appelle une montagne ou, en d'autres termes, une ?uvre. Et cela, qui l'a véritablement lu le sait bien : voici une ?uvre, un projet de vie, un accomplissement de beauté redoutable, une quête féroce d'impensable éternité...
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Nombre de pages
247
Date de parution
11/10/2004
Poids
340g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782868534040
Titre
Neige exterminatrice. Poèmes 1967-2003
Auteur
Bachelin Christian ; Rouzeau Valérie ; Dussert Eri
Editeur
TEMPS IL FAIT
Largeur
140
Poids
340
Date de parution
20041011
Nombre de pages
247,00 €
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Après une longue absence, un homme s'en retourne dans son pays natal, au fin fond de la Picardie. Il se laisse alors envahir par le souvenir de son impossible amour pour Jonquille, nouvelle Yseult de ce Tristan mélancolique. Rien ni personne ne peut endiguer sa nostalgie. Ni le douanier Venceslas qui l'entraîne à la Taupinière, un lupanar local. Ni même Myriam, une jeune veuve que sa mère héberge. L'envoûtante beauté de ce roman réside avant tout dans son écriture, d'une richesse, d'une intensité et d'une singularité exceptionnelles. Ce voyage immobile nous plonge en effet, comme un standard de Duke Ellington, une légende médiévale ou une complainte de l'enfance, dans un univers très proche du réel mais vertigineux en sa quête identitaire et amoureuse.
Christian Bachelin est l'incarnation même de la poésie. Qu'il compose des vers ou de la prose, des élégies, des complaintes, des récits, des contes ou des romans, Ténébros (du nom d'un de ses "doubles") est tout le temps poète. Le verbe chez lui vit et vibre de dire l'existence intime et subjective, de servir - et d'assumer - un lyrisme sans âge parfois jusqu'à la cocasserie. Ici s'exprime le génie de l'inventaire nostalgique des choses perdues, le surgissement des souvenirs enfuis, enfouis dans la mémoire profonde de l'être. En notre époque où le cynisme financier programme l'obsolescence de tout, la poésie de Bachelin est salutaire : "Quelle fête de la désuétude, quel immense arrêt du temps au milieu de son naufrage illuminé."" Valérie Rouzeau.
Dadelsen a démontré que la poésie n'est pas nécessairement liée au génie fracassant mais qu'elle peut être l'aventure intérieure de chacun d'entre nous. Ni barde ni prophète, Jean-Paul est seulement une voix, claire, transparente, qui nous parle, appuyée sur une prosodie conçue par lui, pour lui - de tout. Car familier de la Bible comme de Shakespeare, et si loin de nos canons classiques ou modernes, Dadelsen sait ce que chacun sait, et surtout les plus modestes parmi nous : toute chose relève de la poésie - la lumière du soir, les draps dans l'armoire, les religieuses à gros derrière et les ombres des morts qui nous furent chers et qui nous entourent quand l'été finit et que le jour tombe. Exemplaire au-delà de la mort, Dadelsen nous montre, sans y toucher, que la poésie, comme la sainteté sans doute, naît et se développe là où on ne l'attend pas : dans le silence et l'obscurité - dans une continuité aussi, apprise auprès des poètes-frères, et ce survol montre s'il en était besoin que Jean-Paul de Dadelsen n'est pas né de rien. Il a trouvé ses propres sources, celles dont son âme et son art avaient besoin. Les courants de la création ne surgissent jamais des laboratoires où ils sont attendus. Mais ailleurs - de la liberté.
Résumé : Des chevaux de Solutré à l'antique car de ramassage de La fuite d'Egypte, en passant par Le vélo de saint Paul, les huit histoires qui composent ce livre se souviennent, chacune à sa manière, d'un épisode mythique de la grande Histoire. Deux lectures s'offrent alors dans le temps de la narration. Pour ne rien dire des petits teigneux noués à un monde d'herbe à chats et de couleuvres, des journaliers louant leurs bras le temps d'une saison avant que de finir sur un lit à barreaux de l'hospice, bêtes et gens, commis en la demeure obscure, courtiers en bestiaux démarchant à bicyclette, tous ont en commun qu'ils ne s'attardent guère...
De la même manière qu?autrefois il nous avait rapporté les noces d?écume des escargots ou l?étreinte tentaculaire de la seiche, Jean-Pierre Otte s?attache cette fois aux singularités des amours humaines. D?une écriture allègre, il démêle le manège de la sylphide solaire et la stratégie de l?allumeuse, s?émeut d?un fétichiste en arrêt devant le tabernacle d?un porte-jarretelles et d?une culotte de dentelles, salue le retour en grâce de l?obsédé tripoteur et de l?onaniste radieux, et se montre partisan de l?adultère domestique, tout en nous invitant au passage à partager des galanteries étranges et des dégustations intimes. Et il y a aussi des yeux dans l?ombre et quelques claquements de fouet sur une croupe bellement rebondie... Un jeu dangereux, compensé par des traits d?humour, la liberté sans morale d?un regard amusé, et un réel bonheur dans l?expression.