« Je suis née un jour de neige, d'une mère qui se marre tout le temps. Je me suis dit « ça caille, mais ça a l'air cool la vie! » Et j'ai enchaîné les galères. »Voici comment se présente Hélène Nicolas, jeune femme de trente ans, autiste diagnostiquée très déficitaire. Jamais scolarisée, elle n'a - selon ses propres mots - « pas appris à lire, à écrire, à parler ». Elle n'a pas accès à la parole; son habilité motrice est insuffisante pour écrire. elle réussit pourtant, après vingt ans de silence, à écrire à l'aide de lettres en carton disposés sur une page blanche, des oeuvres d'une grande force poétique. Elle se donne comme nom : Babouillec. «Algorithme éponyme et autres textes »recueillent ses principaux ouvrages, dont deux font l'objet de multiples représentations théâtrales, notamment4e de couverture : « Je suis née un jour de neige, d'une mère qui se marre tout le temps. Je me suis dit « ça caille, mais ça a l'air cool la vie! » Et j'ai enchaîné les galères. »Voici comment se présente Hélène Nicolas, jeune femme de trente ans, autiste diagnostiquée très déficitaire. Jamais scolarisée, elle n'a - selon ses propres mots - « pas appris à lire, à écrire, à parler ». Elle n'a pas accès à la parole; son habilité motrice est insuffisante pour écrire. elle réussit pourtant, après vingt ans de silence, à écrire à l'aide de lettres en carton disposés sur une page blanche, des oeuvres d'une grande force poétique. Elle se donne comme nom : Babouillec. «Algorithme éponyme et autres textes »recueillent ses principaux ouvrages, dont deux font l'objet de multiples représentations théâtrales, notamment
Nombre de pages
144
Date de parution
07/11/2016
Poids
180g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782743639211
Titre
Algorithme éponyme et autres textes
Auteur
BABOUILLEC
Editeur
RIVAGES
Largeur
120
Poids
180
Date de parution
20161107
Nombre de pages
144,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Je suis arrivée dans ce jeu de quilles comme un boulet de canon, tête la première, pas de corps aligné, des neurones survoltés, une euphorie sensorielle sans limites. Algorithme éponyme est l'oeuvre déroutante et inclassable d'Hélène Nicolas alias Babouillec, une jeune femme autiste, diagnostiquée "déficitaire à 80 %". Jamais scolarisée, elle n'a, selon ses propres mots, "pas appris à lire, à écrire, à parler". Elle réussit pourtant, après vingt ans de silence, à écrire à l'aide de lettres en carton disposées sur une feuille blanche des textes d'une grande force poétique, révélant d'incroyables dons d'écriture.
Je m'appelle Eloïse Othello. Je cours contre l'idée de la perte de l'identité individuelle au bénéfice de l'identité collective. En clair, être soi-même et non une identité manufacturée dans la chaîne de l'identité sociale.
Rouge de soi" nous plonge dans l'intériorité d'Eloïse Othello, une jeune femme "bancale du cerveau" qui, malgré le regard des autres, le formatage social et culturel, les séparations, les doutes et les échecs, trouve dans l'écriture un chemin de vie. Babouillec, époustouflante auteure autiste, livre dans ce premier roman une véritable leçon de courage et d'indépendance, traversée par une obsession : "avoir en face de soi la réponse à soi-même".
Disséquer le verbe formé dans le cerveau et que la bouche peine à expulser pour devenir parole. Voilà le projet de Babouillec dans ce court texte incisif et poétique. En surveillant les échanges chimiques au niveau de ses synapses, en scrutant son reflet dans le miroir, en analysant les mots qui se forment sur son lobe frontal, l'artiste s'interroge sur ce qui crée la différence et observe, perplexe, la course des messages nerveux sous sa peau qui l'isole. Par un dépeçage de son propre corps, par la violence des émotions qu'elle provoque, c'est notre peur collective de la solitude qu'elle éveille, et c'est le droit de chacun à être écouté et compris que Babouillec revendique.
L'Andorra du roman obsédant de Peter Cameron est inspiré d'une principauté isolée dans les Pyrénées. Transformée en un paradis éclaboussé de soleil, chacun y a quelque chose à cacher. C'est là que vient Alexander Fox, pensant y trouver réconfort et refuge, alors qu'il n'y rencontre que des souvenirs inquiétants de son passé. Andorra est un roman brillant et inventif sur le mensonge, le désir, et la tromperie de la mémoire.
Un trafiquant d'armes de Miami veut rapatrier clandestinement aux États-Unis l'argent qu'il a placé aux Bahamas. Il charge Jackie Burke, une hôtesse de l'air qui a déjà pas mal d'heures de vol, de rapporter à chacun de ses voyages quelques paquets de dollars. Jusqu'au jour où, arrêtée par des agents du FBI, elle est incarcérée pour importation illégale de devises. Contre sa libération, elle accepte d'aider les fédéraux à coincer le trafiquant. Mais afin de se ménager une autre porte de sortie, elle sympathise avec Max, venu verser sa caution, et lui propose un plan pour gruger police et truand. Ce récit plein d'humour d'un des maîtres du roman noir a inspiré Jackie Brown, le film de Quentin Tarantino. À cinquante ans passés, Jackie et Max, attirés l'un vers l'autre, retrouvent leur candeur d'adolescents pour s'engager dans un gros coup joyeusement immoral. Cette histoire d'arnaque, qui reste un modèle du genre, est soutenue par des dialogues réalistes et brillants. --Claude Mesplède
Ce petit recueil de 4 contes nous permet de découvrir différents aspects de l’œuvre de Madame de Murat qui explore, à travers le merveilleux, les limites du genre et contrebalancent les caractéristiques du féminin et masculin. Une liberté d’expression et une rébellion face aux archétypes sociétaux qui est à l’image de sa vie que nous pouvons découvrir grâce à la préface de Sylvie Robic. Savoureux, ces Contes de fées queer démontrent une modernité absente des contes classiques et nous rappellent le pouvoir subversif de l’imaginaire.
Nudités rassemble en une série de brefs essais les motifs au coeur de la recherche de Giorgio Agamben : depuis la fête, qu'il met de manière inattendue en relation avec le phénomène contemporain de la boulimie, jusqu'à la nudité, dont les implications théologiques cachées sont soumises à l'enquête archéologique ; depuis le problème du corps glorieux des béats, qui ont un estomac et des organes sexuels mais qui ne mangent pas et ne font pas l'amour, jusqu'à la figure nouvelle d'une identité impersonnelle imposée à l'humanité par les dispositifs de la biométrie. Le point de fuite vers lequel convergent tous ces thèmes est le désoeuvrement. Non comme oisiveté ou comme inertie, mais comme le paradigme de l'action humaine et celui d'une nouvelle politique.