Par delà la richesse des produits et techniques culinaires, de l'engagement et du temps qu'elle requiert, saviez vous que la cuisine pouvait aussi nous amener à brasser de l'air ? Pour qui apparaît inconcevable que l'air puisse apaiser notre faim tout en flattant nos papilles, nous proposerons là quelques recettes. Sur la scène gastronomique, elle n'est pas en reste. Toujours dans l'air du temps, elle joue avec inspiration des rôles aussi variés que ceux d'ingrédient, texture, ou catalyseur des alchimies à l'origine des consistances et saveurs convoitées. Soyons sérieux, ce ne sont pas là des paroles en l'air. Sous ses airs malgré tout discrets et ses atours imperceptibles, cet allié vital dispose d'innombrables propriétés culinaires. L'air gonfle, souffle, oxyde, il fait mousser, monter, pétiller, respirer. Comme pour nos organismes, il est l'essence même du souffle de nos plaisirs olfactifs et gustatifs. Nous proposons ici quelques illustrations de ce que l'élément gazeux offre comme possibilités. Ce n'est bien sûr qu'un modeste échantillon que n'importe quelle tête en l'air pourra à loisir prolonger. Pour cela il suffira de comprendre qu'il n'est nul besoin de le conditionner pour en faire le partenaire de nos dégustations.
Nombre de pages
10
Date de parution
16/03/2011
Poids
201g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782352551690
Titre
L'air. Dix façons de l'interpréter
Auteur
Azria Elie
Editeur
EPURE
Largeur
120
Poids
201
Date de parution
20110316
Nombre de pages
10,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Se plaçant au point de contact de la civilisation et de la nature, mais aussi des besoins physiologiques et du plaisir, Régine Lorfeuvre-Audabram a consacré son imagination et ses talents culinaires à nous mettre l'eau à la bouche. Elle élève astucieusement au rang d'ingrédient l'eau qui, dans ses différents états nous permet, habituellement en cuisine, de laver, rincer, pocher et blanchir, bouillir, cuire ou rafraîchir. Autant de Jeux d'eau gastronomiques qui rappellent, par leur virtuosité et leur douceur, ceux que Maurice Ravel dédia à son maître Gabriel Fauré. Autant de plaisirs que nous pourrons peut-être accompagner par autre chose que de l'eau... Préface Elie Azria
Il est un monde peu connu, contraint par les entrailles de la terre. Un monde caché au regard de l'humanité dans lequel les fils de Vulcain façonnent dans le bruit et la moiteur de leurs forges les joyaux tant prisés des dieux. Placé sous le signe du feu, on s'imagine le lieu des créations de Katsumi Ishida comme un atelier inhospitalier. Une atmosphère sur-chauffée par les cadences infernales, par les fourneaux, grilloirs, cheminées, rôtissoires et autres braséros, par les vapeurs qui s'en-flamment et les chalumeaux en action. Un air consumé par les braises ardentes, un air chargé de cendres, qui brûle les poumons de qui le respire. Préface Elie Azria
Si l'arbre de mon enfance a été le saule pleureur, celui de ma vie d'adulte est, avec certitude, le cacaoyer. Originaire de la forêt amazonienne, quelque part aux frontières du Brésil, de la Colombie et du Pérou, il porte, à maturité, des fruits d'or, les cabosses. Directement accrochées au tronc et aux branches, elles lui donnent une allure singulière et inoubliable. Dans la cabosse, les précieuses graines sont emmaillotées dans une délicieuse pulpe blanche, sucrée et acidulée. C'est seulement après fermentation et séchage qu'elles deviennent les fèves de cacao. Réduites en poudre, les fèves s'utilisent comme une épice nouvelle, notamment dans les plats salés. Elles ajoutent aux recettes sucrées des notes subtiles et intenses à la fois. Utilisées sous forme d'éclats, elles apportent un supplément de textures : granuleuses, authentiques et croustillantes.
Tiges croquantes ou bulbe ventru, graines, racines, fleurs ou fanes proches de l'aneth : tout dans le fenouil est bon à prendre, que celui-ci soit sauvage ou cultivé. La gracieuse silhouette du fenouil sauvage triomphe au bord des rivages et des champs. Son parfum puissant de bonbon d'antan rappelle la Méditerranée, la cuisine du Sud, le maquis et la mer. Ses tiges rameuses, surmontées d'ombelles garnies de fleurettes jaunâtres en guise de mini-feux d'artifice, se dressent au bord des chemins ou au milieu de la garrigue et des rocailles. Il invite à la récolte et excite l'appétit. Et puisque la cuisine est aussi parfois une histoire de sorcellerie, sachez que le fenouil était autrefois répertorié dans les livres de magie pour son pouvoir d'éloignement des esprits maléfiques. Un bouquet de fenouil sauvage suspendu au plafond protégerait même la maison des fantômes...
C'est une histoire qui remonte à l'enfance, chez nous on tue le cochon à Noël. C'est le grand jour! Papa Vivie, mon grand-père, et Maman Flavie, ma grand-mère, se lèvent les premiers, sortent le matériel et tous les ingrédients nécessaires aux différentes préparations. Le cochon crie. Monsieur Isidore est donc là, monsieur Isidore est bien là armé de son couteau, fort comme un b?uf, il faut bien ça pour tuer le cochon. Dans la cour, les réchauds à charbon volent la vedette à la gazinière qui reste drapée de sa froide modernité dans la cuisine. "Tout va avoir le goût du vrai", dit mon grand-père qui ne jure que par son réchaud à charbon. Dans le cochon tout est bon. J'aime cet animal qui s'offre tout entier de la tête aux pieds, j'aime cet animal qui s'abandonne du museau à la queue pour le plaisir de nos papilles.
Je suis née à Gênes. Écrire sur le pesto, est pour moi un peu comme entreprendre un voyage sentimental, affirmer mes origines à travers une simple recette dont l'ingrédient principal embaume toute la Ligurie. Cette invitation à écrire un titre dans la collection "Dix façons de préparer" sur le pesto tombe à pic ! Nous vivons une période de l'histoire où le pesto se définit, se fait estimer de tous, il revendique ses racines, s'invente des défenseurs, des êtres humains pour le personnifier. Monsieur pesto est en marche, fier et fort, le basilic droit et l'huile figée, il court sa place au patrimoine de l'Unesco !