La mutation climatique alimente directement les dislocations du monde, quand des événements extrêmes frappent des populations ou quand des politiques de transition mal conçues fragilisent le tissu social. Mais elle s'entrelace aussi, de façon plus souterraine, avec d'autres crises : quand l'argent des ressources fossiles finance la désinformation, quand les guerres accélèrent les émissions carbone ou quand la course aux armements relègue le climat au second plan, voire au troisième. Une polycrise forme désormais l'arrière-fond du drame climatique. Elle agit comme une loupe grossissante, révélant l'inadéquation croissante de nos institutions, héritées de la modernité industrielle, de la guerre froide ou de la Pax Americana, face aux défis du présent. L'impératif est donc de lier la question climatique aux enjeux non seulement écologiques et planétaires, mais aussi géopolitiques, sociaux, démocratiques, de prendre acte de notre nouvelle condition humaine afin d'explorer, comme Bruno Latour le suggérait, la voie pour des "politiques de l'atterrissage".
Nombre de pages
400
Date de parution
20/03/2026
Poids
520g
Largeur
139mm
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EAN
9782724646009
Auteur
Aykut Stefan C. ; Dahan Amy
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
139
Date de parution
20260320
Nombre de pages
400,00 €
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La question climatique s'est diffusée dans de nombreuses sphères de la vie publique, forçant des acteurs parfois assez éloignés des enjeux écologiques à s'y intéresser. Un nombre croissant de firmes, d'associations et d'institutions se voient désormais contraints à repenser leurs orientations stratégiques, leurs routines organisationnelles et leurs pratiques économiques. L'auteur propose de saisir les évolutions en cours comme le résultat d'une "climatisation" du monde. Cette expression traduit la capacité du changement climatique à connecter et à agréger toutes sortes de sujets aussi divers que la sécurité alimentaire, la finance ou les sols. Paradoxalement, cette force d'attraction rend la formation des politiques climatiques de plus en plus complexe. En décryptant la gouvernance climatique instaurée notamment dans les Conferences of Parties, les COP, Stefan C. Aykut aide également à en cerner les effets ambigus et contradictoires.
En vingt ans, le problème climatique s'est hissé au sommet de l'agenda mondial et un processus multilatéral inédit s'est mis en place pour le traiter. Le bilan de ces négociations, qui ont notamment abouti au protocole de Kyoto, reste très limité. Mais comment l'apprécier précisément ? Revenant sur vingt ans de négociation, les auteurs analysent une gouvernance organisée autour de rendez-vous planétaires réguliers créant autant d'attentes que de désillusions ; qui s'apparente aujourd'hui à une fabrique de la lenteur, alors que le monde, confronté à de multiples crises (économique, financière, écologique), connaît des transformations et des accélérations majeures. L'ouvrage aborde ces questions et quelques autres, profondes et stratégiques, tels le problème climatique et la transition énergétique, en Europe, aux Etats-Unis et dans les grands pays émergents ; l'évolution de la géopolitique du climat, la gouvernance mufti-échelles ; l'articulation entre global et local, entre le problème climatique et la globalisation, le développement, etc.
Laruelle Marlène ; Pranchère Jean-Yves ; Miranda A
Néoréaction, régression démocratique, illibéralisme, autoritarisme, populisme, néofascisme, cyberlibertarianisme, antimodernisme : cet écheveau de concepts rendant compte de certaines des évolutions profondes de nos sociétés et de nos systèmes politiques contemporains a de quoi désorienter. Régulièrement, pourtant, l'actualité invite à les utiliser pour désigner des discours, des pratiques institutionnelles, des projets politiques ou des idéologies, qu'il s'agisse, de façon neutre, de les décrire ou, de façon plus engagée, de s'en inquiéter et de les dénoncer. C'est là tout l'intérêt intellectuel et l'utilité civique de ce volume : clarifier ces concepts tout en mettant en lumière les liens entre deux ensembles de phénomènes qui méritent d'être appréhendés de concert. Ainsi s'impose aujourd'hui la nécessité de scruter en détail les fondements intellectuels des tendances autoritaires, afin de mieux en comprendre les manifestations politiques et institutionnelles.
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.
Atlas, dans la mythologie, représente un géant capable de tenir la Terre sur ses épaules sans en être écrasé. Mais quand Gérard Mercator publie en 1538 ce qu'il décide d'appeler un Atlas, le rapport des forces s'est complètement inversé : un "Atlas" est un ensemble de planches, imprimées sur du papier, quelque chose que l'on feuillette et que le cartographe tient dans sa main ; ce n'est plus la Terre que l'on a sur le dos et qui nous écrase, mais la Terre que l'on domine, que l'on possède et que l'on maîtrise totalement. Près de cinq siècles après, voilà que la situation s'inverse à nouveau : paraît un "Atlas" qui permet aux lecteurs de comprendre pourquoi il est tout à fait vain de prétendre dominer, maîtriser, posséder la Terre, et que le seul résultat de cette idée folle, c'est de risquer de se trouver écrasé par Celle que personne ne peut porter sur ses épaules". Bruno Latour Changement climatique, érosion de la biodiversité, évolution démographique, urbanisation, pollution atmosphérique, détérioration des sols, catastrophes naturelles, accidents industriels, crises sanitaires, mobilisations sociales, sommets internationaux, transition climatique... Voici le premier atlas réunissant l'ensemble des données sur les transformations écologiques de notre temps.