Une traversée de la Critique suscitée par la paradoxale dynamique de la "loi de liberté" : la pensée de Kant fait tout autant travailler le corps de la révélation biblique que celle-ci influence son propre cheminement. Sa réserve ne l'empêche pas de s'y référer avec plus de considération que ses contemporains du siècle des Lumières. Loin d'évacuer, par exemple, comme la plupart d'entre eux, le fameux péché des origines, il sait voir dans le "mal radical" un des lieux par excellence de la loi de liberté. La raison kantienne s'avère plus ouverte qu'on ne le pense au caractère historique de la révélation et reconnaît de même la chance propre à l'expérience religieuse d'exprimer l'intelligible par le sensible comme le fait l'esthétique. En somme un Kant plus attirant que le traditionnel rigoriste et formaliste de l'impératif catégorique. Après le cursus de la formation philosophique et théologique des jésuites, Henri d'AVIAU de TERNAY revient à la philosophie en laissant grandir une passion pour la Bible. Doctorat de troisième cycle en philosophie et doctorat d'Etat en théologie. Enseigne au Centre Sèvres à Paris à partir de 1980 et depuis 1983 est professeur associé à l'Université catholique de Rio de Janeiro (départements de philosophie et de théologie).
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Nombre de pages
296
Date de parution
01/04/1986
Poids
801g
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EAN
9782701011301
Titre
Traces bibliques dans la loi morale de Kant
Auteur
Aviau de Ternay Henri d'
Editeur
BEAUCHESNE
Largeur
0
Poids
801
Date de parution
19860401
Nombre de pages
296,00 €
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Contrainte du droit et enthousiasme pour la Révolution de 1789 : tel est le paradoxe qui anime la philosophie du droit d'Emmanuel Kant issue des textes de la troisième Critique. L'impératif de communication qui sous-tend cette problématique surgit de la prise en compte de la déstabilisation de l'humanité qui vient d'advenir avec la Terreur. La question est alors celle du progrès, et Kant a le courage d'annoncer " prophétiquement " que ce " signe d'histoire " est révélateur d'un progrès irréversible pour l'histoire de l'humanité. Si aigus que puissent être à l'avenir les conflits et les guerres, ils ne pourront jamais remettre en question pour lui cette certitude que " la voix du droit saura toujours se faire entendre ". La philosophie du droit kantienne, porteuse d'un défi de communication, ne peut éviter une confrontation avec un renouveau dans la philosophie du langage puisque sa " juri-diction " court toujours le risque d'une " juri-fiction ".
La religion reste incompréhensible sans la liberté humaine : la question du mal, l'énigme de l'existence, l'interrogation quant à sa destination ultime, l'insondable mystère de nos contradictions trouvent, dans le criticisme kantien, un décryptage de leur expression religieuse. Ce n'est pas simplement une explication qui est donnée, c'est une voie qui est ouverte : la raison est amenée à découvrir le contenu moral et philosophique de ce que les individus attendent de la théologie. Refaire le chemin de cet éclaircissement, donner accès à des textes critiques peu connus, indiquer le tracé de l'héritage critique est l'un des buts du présent ouvrage. Son autre but est de faire connaître la transformation contemporaine (linguistique, pragmatique, textologique) de l'investigation critique du symbolisme religieux. Aussi le livre réunit-il les contributions de plusieurs grands spécialistes, qui ont accepté de travailler de concert, dans le même temps et le même lieu, et cette naissance lui donne une unité multidimensionnelle.
Résumé : Ne supportant plus les hurlements injustes de la propriétaire, Rat part à la recherche d'une nouvelle maison. Ses errances vont le mener au Village des animaux moches qui font un petit peu peur. Rat va petit à petit découvrir que les habitants ne sont pas toujours heureux. Il va s'investir dans cette mission et dévouer sa vie à la réhabilitation des animaux moches...
Les courants principaux de l'épistémologie : Le scepticisme L'empirismeLe rationalisme L'idéalisme Le réalisme Les notions fondamentales de la critique : La connaissance La vérité La certitude L'évidence L'erreur Les thèses essentielles du réalisme : La sensation La réflexion L'abstraction L'affirmation L'induction
Composé de douze études, le présent ouvrage examine plusieurs aspects méconnus, voire inconnus, de la Réforme ou des Réformes (pour employer le pluriel cher à Lucien Febvre). L'auteur y aborde quelques-unes des figures de proue du XVIè siècle : après celle de Lefevre d'Etaples qu n'a jamais franchi les limites du réformisme, celles de Luther, de Zwingli, de Myconius et de Calvin qui ont marqué de leur empreinte un certain nombre de familles confessionnelles. Dans leur diversité, ces Réformateurs ont été animés d'une préoccupation commune. Ils se sont efforcés d'interpréter la Bible en obéissant à un double impératif : de fidélité envers Dieu, et de responsabilité envers les hommes. Leurs efforts qui n'avaient d'autre but que de réformer l'Eglise et la société n'ont pas eu le résultat qu'ils avaient escompté. Des recherches de Lefevre d'Etaples qui sont évoquées au début de ce livre au pamphlet de Calvin contre Cassander qui y est examiné en finale s'écoule un demi-siècle au cours duquel se désagrège la chrétienté issue du Moyen Age. Ce demi-siècle pèse lourd dans l'histoire de l'Eglise. En 1512, quand Lefèvre publie son Commentaire sur les Epîtres de saint Paul, tous les espoirs de renouveau sont possibles. En 1561, quand Calvin dénonce, au lendemain du Colloque de Poissy, certaines tentatives de rapprochement des chrétiens qui lui paraissent mettre ne péril la cause de l'Evangile, la chrétienté d'Occident est disloquée. Les Réformes ont réussi, certes, mais pour réussir, elles ont dû se faire en dehors de l'Eglise romaine.